Miquel de Giginta i Oms
Miquel de Giginta i Oms (vers 1538, Perpignan - après 1587, Perpignan) était un homme religieux et un écrivain du Roussillon, qui proposait des réformes sociales pour aider les personnes défavorisées.
Biographie
modifierIssu d'une famille renommée du nord de la Catalogne (ca), il était le fils de Francesc de Giginta i Mestre et reçut en 1568 le bénéfice ecclésiastique de Santa Eulàlia de Millars. Diplômé en droit de la première université de Perpignan, il devint chanoine et vicaire général d'Elne. Confronté à la montée de la pauvreté et de la négligence qu'il observait dans la société, il proposa[1] la création de maisons permettant de lutter contre la mendicité et de favoriser la réinsertion sociale de leurs occupants. À cette fin, il rédigea en espagnol des textes sur l'ascétisme et la théologie morale relatifs à l'assistance aux plus démunis, destinés aux hautes personnalités de Castille et du Portugal. En 1576, il présenta aux tribunaux de Castille un Mémoire sur le soin des pauvres[notes 1], dans lequel il se prononçait en faveur[2] d'une « liberté encadrée » dans des établissements spécialisés, financés par la charité de particuliers. Au cours de ses voyages en Espagne et au Portugal, il concrétisa ses projets en encourageant[3] la fondation d'hôpitaux et de maisons de miséricorde à Tolède, Madrid, Grenade et Barcelone[notes 2]. Malgré une certaine résistance initiale, ces initiatives servirent de modèle pendant de nombreuses années.
Ses frères aînés étaient Antoni[notes 3] et Onofre[notes 4].
Œuvres
modifier- Giginta, Miguel. Tratado de remedio de pobres, Coimbra: Antonio de Mariz Impressor y Librero de la universidad, 1579.
- Éditions moderne: Giginta, Miguel de (autor); Santolaria Sierra, Félix. Tratado de remedio de pobres, Barcelone: Ariel - Edicions de la Universitat de Barcelona, 2000 (col. Historia), (ISBN 843446621X).
- Giginta, Miguel, chanoine d'Elne, Tratado intitvlado Cadena de Oro, Perpignan: Sanson Arbus, 1584.
- Exhortación a la compassión con los pobres, Madrid: s.n., 1584.
- Éditions également disponibles à Saragosse; i ? Barcelone, 1583
- Atalaya de Caridad, Saragosse: Simon de Portonaris, 1587.
- Discurso en preuva de que el glorioso martir s. Lorenço fue cardenal de la sant iglesia de Roma, Saragosse: Lorenzo de Robles y Diego de Robles, 1588.
Bibliographie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le Mémoire sur le soin des pauvres fut plus tard intégré au Tratado de remedio de pobres, publié en 1579.
- ↑ À Barcelone, l'inspiration de Giginta a conduit à la fondation d'un hospice, qui a été réalisé en 1581 par le prêtre Diego Pérez de Valdivia (en) avec l'aide du Conseil des Cent, un asile qui deviendra plus tard la Casa de Misericòrdia de Barcelona[4]
- ↑ Antoni de Giginta (première moitié du XVIe siècle - 1578) fut professeur de droit à l'université de Perpignan en 1560 et, à la mort de son père en 1569, il lui succéda comme chancelier de l'institution. En 1573, il fut fait chevalier de l'ordre de Saint-Jacques-de-l'Épée[5].
- ↑ Onofre de Giginta (Première moitié du XVIe siècle - 9 mai 1594) obtint son doctorat en droit à l'université de Perpignan. En 1575, il fut nommé doyen de la faculté de droit et, à la mort de son frère Antoni en 1578, il lui succéda comme chancelier de l'établissement. Membre de l'ordre bénédictin, il fut élu abbé de Saint-Martin-du-Canigou[6], le 8 juillet 1577 – charge qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1594 – et, en qualité d'abbé, il vécut jusqu'à la bulle du pape Clément VII de 1592 qui unissait les prieurés de Saint-Martin-du-Canigou, du Mas de la Garriga et du Mare de Déu de Mugadons à Saint-Martin[7].
Références
modifier- ↑ (ca) «El hecho social de la pobreza en el siglo XVI», par Carmen Alemán Bracho, (Lire au format PDF à partir du site ocw.innova.uned.es UNED) - Consulté le 01 décembre 2014.
- ↑ Cabrera Cabrera, Pedro José, Huéspedes en el aire. Sociología de las personas sin hogar en Madrid, Madrid: Universidad Pontificia de Comillas, 1998 (col. Política, trabajo y servicios sociales, 7). (ISBN 8489708320).
- ↑ «Miquel de Giginta i Oms», Gran Enciclopèdia Catalana, Barcelona: Grup Enciclopèdia (Lire en ligne sur le site enciclopedia.cat).
- ↑ Arrizabalaga, Jon; et Martínez Vidal, Àlvar et Pardo Tomás, José, La salut en la història d'Europa. Catàleg de l'exposició Abril-Maig 1999, Barcelona: Publicacions de la Universitat de Barcelona, 1999, p. 12 (Lire en ligne sur le site ccuc-classic.cbuc.cat).
- ↑ Capeille, Jean, Dictionnaire de biographies roussillonnaises, Perpignan: Imp. Lib. Cat. J. Comet, 1914. (Marseille: Laffitte Reprints, 1978), p. 241
- ↑ Puiggari, «Notices sur l'ancienne abbaye de Saint-Martin-de-Canigó», Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales, vol. 7, 1848, p. 172 (Lire en ligne sur le site gallica.bnf.fr).
- ↑ Capeille Dictionnaire..., 1914, p. 223.
