Mirandola

commune italienne

Mirandola (en dialecte mirandolais : la Miràndla ; en français : la Mirandole) est une commune d'environ 25 000 habitants située dans la province de Modène, dans la région de l'Émilie-Romagne, en Italie.

Mirandola
Mirandola
Mairie de la ville.
Blason de Mirandola
Armoiries
Drapeau de Mirandola
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Émilie-Romagne 
Province Modène  
Code postal 41037
Code ISTAT 036022
Préfixe tél. 0535
Démographie
Gentilé Mirandolesi
Population 24 921 hab.[1] (2026)
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 00″ nord, 11° 04′ 00″ est
Altitude Min. 18 m
Max. 18 m
Superficie 13 700 ha = 137 km2 [2]
Divers
Saint patron San Possidonio
Fête patronale 16 mai
Localisation
Localisation de Mirandola
Localisation dans la province de Modène.
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Mirandola
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Mirandola
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Mirandola
Liens
Site web www.comune.mirandola.mo.it
Carte ancienne de Mirandole et sa région proche, XVIe siècle.

Géographie

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Le territoire de Mirandola appartient à la basse plaine modenese, au milieu de la plaine du Pô à une altitude d’environ 18 mètres, dans une zone alluvionnaire et sablonneuse. La cité est traversée par la route nationale SS12 qui, partant de Lucques (Toscane), traverse les Apennins et remonte toute la province de Modène, frôlant Maranello, contournant la ville de Modène par la rocade nord puis remonte jusqu’à Mirandola (27 km), puis continue vers le nord, en direction de Vérone et du col du Brenner. La route provinciale SP8 venant de Finale Emilia19 km) traverse la cité d’est en Ouest et mène à Concordia sulla Secchiakm).

La commune est desservie par la ligne de chemin de fer Bologne-Vérone.

Les principales grandes villes voisines :

Histoire

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La tradition rapporte que l'évêque de Calame saint Possidius (ou Possidonius), disciple de saint Augustin, est venu d'Afrique, exilé par le roi Genséric en 437, se réfugier à Mirandole[réf. nécessaire] où il est mort au Ve siècle.

A partir de 1310 la ville est la ville principale de la seigneurie des Pico. Jean Pic de la Mirandole fut un de ses seigneurs. Un de ses descendants, Galeotto, à la suite d'une affaire criminelle dut se réfugier[3] à la cour de François Ier. Celui-ci l'aida financièrement pour construire une forteresse et des remparts autour de la ville. Mirandole joua un rôle important lorsqu'Henri II s'opposa à Charles Quint et au pape Jules III au cours de la guerre de Parme. Elle est assiégée par deux fois : en 1510 par le pape Jules II et en 1551 par le pape Jules III (it). La ville soutint, entre l’été 1551 et le printemps 1552, le siège de trois mille soldats sous les bannières du pape et de l’empereur. Les troupes de Mirandole avaient à leur tête le comte Ludovic Pico, le général florentin Pierre Strozzi et quelques gentilshommes français. Le pape abandonna le siège quand son neveu, Giovanni Batista di Monte (it), auquel il aurait voulu donner Parme, fut tué.

La ville est acquise par le Duché de Modène en 1710. Elle commence à perdre de son importance après la destruction partielle du chateau en 1714.

La petite ville de Mirandole se trouve à un emplacement stratégique sur la route de l’Allemagne à Rome, ce qui explique son importance au cours des siècles. L’expression « imprenable comme une Mirandole » était utilisée par les officiers issus de Saint Cyr.

Le , Celso Ceretti, un ancien anarchiste désormais homme politique socialiste, est poignardé par deux anarchistes illégalistes du groupe des Intransigeants : Vittorio Pini et Luigi Parmeggiani[4],[5]. Ceretti les accuse d'être des informateurs de police dans son journal, ce qui déclenche l'attaque[4],[5].

La ville et sa périphérie sont fortement endommagées par le séisme du 20 mai 2012, notamment dans le domaine des entreprises biomédicales et pharmaceutiques[6]. Elle est à nouveau touchée par une forte secousse de magnitude 5.8 le matin du [7] provoquant la mort de deux employés dans une usine effondrée et d'importants dommages aux églises Santa Maria Maggiore, San Francesco di Assisi, et San Giacomo Roncole[8].

Démographie

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Habitants recensés

Administration

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Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
16 juin 2004 en cours Luigi Costi Centro-Sinistra  
Les données manquantes sont à compléter.

Quarantoli, San Martino Spino, Mortizzuolo, San Martin Carano, Gavello, S. Giacomo Roncole, Cividale, Tramuschio

Communes limitrophes

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Ethnies et minorités étrangères

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Selon les données de l’Institut national de statistique (ISTAT) au , la population étrangère résidente et déclarée était de 3 851 personnes, soit 15,7 % de la population résidente[9]. Les nationalités majoritairement représentées étaient :

Pos.PaysPopulation
1Drapeau du Maroc Maroc822
2Drapeau de la République populaire de Chine Chine807
3Drapeau de la Roumanie Roumanie611
4Drapeau de la Moldavie Moldavie510
5Drapeau de l'Albanie Albanie220
6Drapeau de la Tunisie Tunisie219
7Drapeau de l'Inde Inde114
8Drapeau de l'Ukraine Ukraine78
9Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord70
10Drapeau de la Pologne Pologne69

Jumelage

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Économie

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L'économie de la ville est essentiellement liée au secteur tertiaire des entreprises biomédicales depuis les années 1960 et le développement de cette activité par le pharmacien Mario Veronesi qui compte désormais plus de 100 entreprises implantées dans la région[10]. En mai et , un séisme détruit une grande partie de ce consortium biomédical employant près de 5 000 salariés et générant environ un milliard d'euros de chiffre d'affaires[11].

Agriculture

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L'agriculture, principalement développée dans les anciennes zones marécageuses, déjà bonifiées du temps des Romains, est orientée sur les herbacées (betterave, maïs, sorgo, blé, herbes médicinales), les fruits (poires, vigne) et l’élevage, bovin antre autres (Mirandola est situé dans la zone de production du Parmigiano Reggiano).
À Mirandola, les forêts de peupliers sont exploitées pour la cellulose et la biomasse (énergie).

Monuments et lieux d’intérêt

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  • le Palazzo communal, mairie de la ville datant de 1468, restructurée au XIXe siècle.
  • L' oratoire Madonna della Porta (1602-1604), voulu par Frédéric II Pico.
  • L'église Santa Maria Maggiore du XVe siècle, construction débutée en 1440 par Jean-François I Pico, puis en 1470 par les frères Galeotto et Anton Maria. Le Duomo fut gravement endommagé par le séisme de 2012.
  • L'église San Francesco d'Assisi des XIIIe siècle-XVe siècle, l'une des premières de l'ordre franciscain en Italie. Le séisme de 2012 a provoqué la chute de la tour sur l’édifice, déjà endommagé par les précédentes secousses.
  • L'église del Gesù (1621-1689), voulue par Alexandre I Pico.
  • L'église San Giacomo Roncole.
  • L'église San Sacramento, édifiée de 1602 à 1631.

Personnalités liées à la ville

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Notes et références

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  1. « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  3. Jacques-Auguste de Thou, Histoire universelle, vol. 2, Paris, Drouart Frères, (réimpr. Londres, 1734), « livre viii - Histoire des Pic, princes de la Mirandole : règne de Henri ii, année 1551 », p. 123‑124
  4. 1 2 Marianne Enckell, « PINI Vittorio », dans Dictionnaire des anarchistes, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  5. 1 2 « PINI, Vittorio, Achillo - [Dictionnaire international des militants anarchistes] », sur militants-anarchistes.info (consulté le )
  6. (it) Mirandola in ginocchio dopo il sisma tra macerie e danni alle imprese dans La Repubblica du 29 mai 2012.
  7. (it) Forte scossa al nord , epicentro nel modenese dans Corriere della sera du 29 mai 2012.
  8. De nombreux édifices en ruines après le séisme en Italie dans Le Figaro du 29 mai 2012.
  9. Population étrangère déclarée
  10. (it) Distretto Biomedicale di Mirandola sur le site de l'Observatoire national des zones économiques italiennes.
  11. Une usine Sorin stoppée par les séismes en Italie dans L'Usine nouvelle le 4 juin 2012.

Bibliographie

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  • Giuseppe Grana, Chiese della Mirandola (1981)
  • Antonio Saltini, L'assedio della Mirandola. Vita, amore e guerra al tempo di Pico e di papa Giulio, Reggio Emilia 2003.

Articles connexes

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Liens externes

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