Mirjana Spoljaric Egger
Mirjana Spoljaric Egger (en croate : Špoljarić[1]; prononciation : [ʃpɔʎarit͡ɕ]), née en 1971 à Ludbreg, alors en Yougoslavie, est une diplomate suisse.
| Mirjana Spoljaric | |
En 2024, lors d'une visite au Pentagone. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Présidente du Comité international de la Croix-Rouge | |
| En fonction depuis le | |
| Prédécesseur | Peter Maurer |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Špoljarić |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ludbreg (Croatie) |
| Nationalité | Suisse |
| Diplômée de | Université de Bâle |
| Profession | Diplomate |
| modifier |
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Elle est présidente du Comité international de la Croix-Rouge à partir d'[2].
Biographie
modifierOrigines et enfance
modifierMirjana Špoljarić naît en 1971 à Ludbreg, alors en Yougoslavie[3]. Elle passe les deux premières années de sa vie dans ce pays[4], puis grandit à Bâle et Oberwil (Bâle-Campagne)[5].
Études et carrière diplomatique
modifierMirjana Špoljarić étudie la philosophie, le droit international et l'économie aux universités de Bâle et de Genève[6]. Elle y obtient une licence en 1999[7], puis entre en 2002 dans la carrière diplomatique au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE)[8].
De 2004 à 2006, elle enseigne la gouvernance mondiale en tant que chargée de cours à temps partiel à l'Université de Lucerne[9].
Elle travaille à l'ambassade de Suisse au Caire, en Égypte, puis est responsable de secteur à la Direction des affaires économiques extérieures (institutions financières internationales) du Secrétariat d'État à l'économie[réf. souhaitée].
Elle est conseillère et cheffe de l'équipe politique à la Mission permanente de la Suisse auprès des Nations unies à New York au milieu des années 2000, sous la direction de Peter Maurer[5].
Elle occupe ensuite divers postes au sein du DFAE à Berne[10],[11]. Elle est détachée de 2010 à 2012 auprès du Bureau du Commissaire général de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, en qualité de conseillère principale chargée du développement organisationnel, des réformes administratives et des relations extérieures[2]. Elle devient en 2012 chef suppléant de la Division Organisations internationales du DFAE[5]. En 2015, elles est nommée ambassadrice par Yves Rossier et devient le chef de la division précitée[5]. Selon le Tages-Anzeiger et la NZZ am Sonntag, des tensions l'opposent à Pascale Baeriswyl, qui remplace Yves Rossier à la fin 2016 et devient sa supérieure directe, et son titre d'ambassadeur serait menacé par un échec à une évaluation des compétences[5],[8].
Fonctions internationales
modifierEn , Mirjana Špoljarić est nommée administratrice assistante du Programme des Nations unies pour le développement par António Guterres. Elle y dirige à partir du mois d'octobre[4] le Bureau régional pour l'Europe et la Communauté des États indépendants[12], qui compte quelque 2 600 employés[13].
Elle succède le à Peter Maurer à la tête du Comité international de la Croix-Rouge. Elle est la première femme à occuper ce poste[14],[15].
Famille
modifierMirjana Špoljarić est mariée et mère de deux enfants. Son époux travaille pour le DFAE, au service consulaire[5].
Distinctions
modifier- 2026 : doctorat honoris causa de l’université de Maastricht[16]
Notes et références
modifier- ↑ (hr) « Jutarnji list - Nevjerojatna priča žene iz Ludbrega koja je iščupala taokinje iz ruku Hamasa: 'Ovo nam je dalo tračak nade...' », sur www.jutarnji.hr, (consulté le )
- 1 2 « Mirjana Spoljaric Egger », sur Comité international de la Croix-Rouge, (consulté le )
- ↑ Stéphane Bussard, « Mirjana Spoljaric Egger : « Un audit externe du CICR est nécessaire » », Le Temps, , p. 12 et 13 (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le ) - 1 2 Stéphane Bussard, « Mirjana Spoljaric dans les hautes sphères onusiennes », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (de) Markus Häfliger et Philippe Reichen, « Neue IKRK-Präsidentin Mirjana Spoljaric – Im EDA wurde sie abgesägt, jetzt ist sie mächtiger als ein Bundesrat »
, sur Tages-Anzeiger, (consulté le ) - ↑ (en) Akiko Uehara, « Woman to head Red Cross for the first time », sur Swissinfo, (consulté le )
- ↑ (de) « Universität - Lizentiatsexamen phil. I », Basler Zeitung, , p. 28
- 1 2 (de) Peter Hossli, « Neue IKRK-Präsidentin Spoljaric Egger ist zu gut für die Schweiz »
, sur NZZ Magazin, (consulté le ) - ↑ « Mirjana Spoljaric Egger », sur Comité International de la Croix-Rouge, (consulté le )
- ↑ (de) Agence télégraphique suisse, « Die Schweiz hat bei Nachhaltigkeitsagenda der UNO ambitiöse Ziele », Cash,
- ↑ (de) Christian Weisflog, « Die Geisel der Staatenwelt », Neue Zürcher Zeitung, , p. 7 (lire en ligne
) - ↑ Agence télégraphique suisse, « Antonio Guterres nomme une Suissesse à un haut rang à l'ONU », sur Swissinfo, (consulté le )
- ↑ (de) Fredy Gsteiger, « «Agenda 2030» der UNO - Das ist die höchste Schweizerin am UNO-Sitz », sur Schweizer Radio und Fernsehen, (consulté le )
- ↑ Stéphane Bussard, « Mirjana Spoljaric Egger, première femme à la tête du CICR », Le Temps, , p. 4 (ISSN 1423-3967, lire en ligne
, consulté le ) - ↑ « Genève: Une Suissesse nommée à la tête de la Croix-Rouge », sur 20 minutes, (consulté le )
- ↑ (en) « Three honorary doctorates for international impact and societal relevance », sur Université de Maastricht, (consulté le )