Mississippi Burning

film d’Alan Parker, sorti en 1988

Mississippi Burning, Le Mississippi brûle au Québec, est un film américain réalisé par Alan Parker, sorti en 1988. Il s'agit de l'adaptation d'un fait réel : les meurtres de la Freedom Summer, dont ceux de trois militants pour les droits civiques (James Chaney, Andrew Goodman et Michael Schwerner) assassinés en dans l'État du Mississippi[1],[2]. Ces trois victimes travaillaient pour la campagne appelée Freedom Summer, organisée par le Council of Federated Organizations (COFO) afin d'inciter les Afro-Américains à s'inscrire sur les listes électorales.

Mississippi Burning
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Logo du film.
Titre québécois Le Mississippi brûle
Réalisation Alan Parker
Scénario Chris Gerolmo
Musique Trevor Jones
Acteurs principaux Gene Hackman
Willem Dafoe
Frances McDormand
Brad Dourif
Michael Rooker
Sociétés de production Orion Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 128 minutes
Sortie 1988

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Synopsis

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Affiche de recherche du FBI de Michael Schwerner, Andrew Goodman et James Chaney, en 1964, dont la disparition a inspiré le film.

En 1964, trois hommes, membres d'un comité de défense des droits civiques, disparaissent dans le comté de Jessup[3], dans l’État du Mississippi, ne laissant aucune trace.

Alan Ward (Willem Dafoe) et son adjoint Rupert Anderson (Gene Hackman), des agents du FBI, sont chargés d’élucider cette affaire. Le premier agit avec « les méthodes officielles du FBI », à savoir des démarches systématiques un peu violentes mais légales du FBI à l’époque de J. Edgar Hoover. Le second, originaire du Sud, utilise des moyens moins conventionnels, mais complémentaires. Pour être aidés dans leur enquête, ils font appel à des renforts qui fouillent les alentours de la ville à la recherche des trois disparus. Des violences sur fond de racisme éclatent alors dans le comté tandis que l'enquête semble s'enliser dans un bourbier sans fond.

Anderson poursuit l’enquête, en parallèle de l'équipe moderne de son chef Ward, mais selon des méthodes moins formelles et plus subtiles. Ses soupçons se portent sur le shérif Stuckey (Gailard Sartain) et son adjoint Clinton Pell (Brad Dourif), dont l'alibi au moment des disparitions s’appuie sur le témoignage de son épouse.

L’atmosphère est délétère et explosive : un homme est presque lynché, alors que Clayton Townley (Stephen Tobolowsky), chef local du Ku Klux Klan, attise les haines et la violence. Mme Pell (Frances McDormand), épouse de l’adjoint du shérif, écœurée par ces événements, se résout à parler et révèle à Anderson l’endroit où se trouvent les corps des trois disparus. Tilman (R. Lee Ermey), le maire, après avoir été terrorisé à la suite d'un faux enlèvement par un agent noir du FBI, donne des indications qui débouchent sur l’arrestation des coupables : Townley, Floyd Swilley, Lester Cowens (Pruitt Taylor Vince), Frank Bailey (Michael Rooker), Stuckey, Pell et Cooke.

Fiche technique

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Distribution

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Production

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Genèse et développement

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Mississippi Burning s'inspire de faits réels qui ont lieu en dans l’État du Mississippi au tout début du Freedom Summer. Trois militants pour les droits civiques, Michael Schwerner, Andrew Goodman et James Chaney sont assassinés par des membres du Klan[7].

En 1967, un procès a eu lieu où 18 personnes sont accusées, sept d'entre elles sont condamnées d'atteinte aux droits civiques des trois militants assassinés. La peine maximale prononcée est de 10 ans de prison.

Tournage

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Le tournage a lieu dans l'État du Mississippi, à Braxton, Canton, Jackson, New Hebron, Port Gibson, Bovina (en), Vaiden et Vicksburg, ainsi qu’à LaFayette dans l’État de l’Alabama[8].

Accueil

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Accueil critique

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Le film reçoit un accueil critique favorable, recueillant 89 % de critiques positives, avec une note moyenne de 6,4/10 et sur la base de 18 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[9].

Box-office

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Le film connaît un certain succès commercial, rapportant environ 35 millions de dollars au box-office en Amérique du Nord pour un budget de 15 millions[10].

En France, il réalise 687 170 entrées[5].

Controverse

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Pour l'historien Howard Zinn, qui conseillait le SNCC à l'époque, le film fait la part trop belle aux agents fédéraux venus enquêter alors que « nous savions que leur conduite avait été scandaleuse — à l'image de celle du gouvernement fédéral en général — lorsque ces trois jeunes avaient disparu »[11].

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Analyse

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Le racisme, l’insécurité et la manipulation des foules dans le sud des États-Unis sont rendus avec justesse[13].

Autour du film

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Éditions en vidéo

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Le film sort en DVD/Blu-ray, le , édité par L'Atelier d'Images, avec en complément une interview d'Alan Parker par Jean-Pierre Lavoignat et Christophe D'Yvoire (9'), les coulisses du tournage (6'), des entretiens avec Willem Dafoe (9'), Alan Parker (20'), et le scénariste Chris Gerolmo (15') ainsi que la bande annonce d'époque.

Autres œuvres sur le sujet

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Les mêmes faits sont également relatés dans l'épisode Les Écoles de la liberté (Wednesday's Women) de la série Cold Case : Affaires classées (Cold Case), diffusé en 2008.

Suites judiciaires

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En 1998, l'un des condamnés met en cause un certain Edgar Ray Killen, alors un des responsables du Ku Klux Klan, qui n'avait jamais été inquiété. Le dossier est rouvert et des témoignages établissent l'implication de ce nouveau suspect dans le meurtre, autorisant la tenue d'un nouveau procès. Le , Killen, âgé de 80 ans, est reconnu coupable du meurtre des 3 militants des droits civiques. Il est condamné à 60 ans de prison par le tribunal de Philadelphia, Mississippi, plus de 40 ans après les faits.

Notes et références

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  1. Inspiré de l'agent John Proctor (en).
  2. Inspiré de l'agent Joseph Sullivan (en).
  3. Inspirée de Conner Price.
  4. Inspiré de Cecil Price.
  5. Inspiré de Davis « Ab » Harbour.
  6. Inspiré de Lawrence Rainey (en).
  7. Inspiré de Samuel Bowers (en).
  8. Inspiré de Alton Wayne Roberts (en).
  9. Inspiré de Jimmy Snowden (en).

Références

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  1. (en) James Newman, Southeast Missouri State University, « Neshoba County Murders », sur Mississippi Encyclopedia (consulté le ).
  2. (en) « Murder in Mississippi », sur PBS (consulté le )
  3. Jessup County est un comté fictif, inspiré du Comté de Neshoba, où les faits réels ont eu lieu.
  4. 1 2 « Dates de sortie » (dates de sortie), sur l'Internet Movie Database.
  5. 1 2 « Mississippi Burning (1989) - JP Box-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le )
  6. « MISSISSIPPI BURNING : Visa et Classification », sur CNC, (consulté le ).
  7. (en) Seth Cagin, Philip Dray, We Are Not Afraid: The Story of Goodman, Schwerner, and Chaney and the Civil Rights Campaign for Mississippi, Nation Books, 2006.
  8. « Lieux de tournage » (tournage et production), sur l'Internet Movie Database.
  9. (en) « Mississippi Burning | Rotten Tomatoes », sur www.rottentomatoes.com (consulté le )
  10. « Mississippi Burning », sur Box Office Mojo (consulté le )
  11. Howard Zinn, Désobéissance civile et démocratie, Agone, coll. « Éléments », 2010, p. 418 sq. Lire aussi du même auteur en anglais « Federal Bureau of Intimidation » (2006).
  12. « Distinctions » ((en) récompenses), sur l'Internet Movie Database.
  13. Jürgen Müller (trad. de l'allemand), 100 films des années 1980, Cologne, Taschen, , 819 p. (ISBN 978-3-8365-8730-3), p. 613-619

Liens externes

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