Le mizuhiki est un artisanat traditionnel japonais de création de volumes à base de cordelettes de papier torsadé amidonné. Elle peut ensuite être teinte dans une multitude de couleurs, avant ou après le façonnage[1]. Il est utilisé comme cordon décoratif pour orner les cadeaux et les enveloppes et, de nos jours, il est également largement employé dans la création de divers objets décoratifs et accessoires.

Bonsaï réalisé en mizuhiki

Histoire

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Son origine remonte à l’époque d’Asuka, vers le VIIᵉ siècle. Par la suite, le matériau des cordelettes est passé du chanvre au papier, et, au milieu de l’époque de Heian, ces mêmes cordons de papier ont également commencé à être utilisés pour attacher les cheveux[2],[3].

À l’époque de Muromachi (XIVᵉ–XVIᵉ siècles), dans le cadre du reihō (礼法, code de bienséance) de la classe guerrière samouraï, diverses règles se sont progressivement établies, notamment concernant le nombre de cordons, leurs couleurs et la signification des nœuds. C’est également à cette période que le motoyui, utilisé pour la coiffure, et le mizuhiki, destiné aux cadeaux, ont commencé à être clairement distingués selon leur usage.

Durant l’époque d’Edo, ces usages se sont diffusés parmi la population.

Utilisations

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Le mizuhiki destiné aux cadeaux

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Le mizuhiki obéit à des règles de reihō, notamment en ce qui concerne le nombre de cordons, leurs couleurs et leur disposition. À l’origine, ces règles reposent sur la pensée du yin et du yang et des cinq éléments (Onmyō gogyo (ja)). Ainsi, pour les célébrations, on utilise des nombres impairs tels que 5, 7 ou 9.

Les cordelettes trouvant leur origine dans le koyori (papier torsadé), elles étaient à l’origine uniquement blanches. Progressivement, des combinaisons de couleurs, comme le rouge et le blanc, sont apparues. Selon la teinture des couleurs et la manière de nouer les cordons, le mizuhiki permet de distinguer le caractère faste ou néfaste d’une occasion.

Concernant l’interprétation des formes de nœuds du mizuhiki, la pensée de l’Onmyōdō constituait initialement le fondement de ces usages, mais ces interprétations ont évolué au fil des époques.

Ma-musubi

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Également appelé musubikiri, koma-musubi ou hon-musubi. Ce nœud est difficile à défaire et se resserre davantage lorsque l’on tire sur les extrémités du mizuhiki. Comme il ne peut pas être renoué, il est utilisé pour des événements qui ne doivent pas se répéter, tels que les mariages ou les cérémonies funéraires.

Ryōwana-musubi

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Également appelé chō-musubi (nœud papillon) ou hana-musubi (nœud en forme de fleur). Ce nœud se caractérise par la présence de deux boucles et peut être défait puis renoué en tirant sur les extrémités. Il est donc utilisé pour des événements heureux susceptibles de se produire plusieurs fois, comme les naissances ou les promotions.

Awaji-musubi

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Également appelé awabi-musubi (nœud d’ormeau) ou aoi-musubi. Il s’agit d’un type de musubikiri.

Œuvres artistiques en mizuhiki

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Le mizuhiki zaiku (ou artisanat du mizuhiki) désigne des œuvres artistiques finement élaborées réalisées à partir de mizuhiki. Cet art s’est développé à partir de l’époque d’Edo et consiste à utiliser le mizuhiki pour créer des formes délicates et détaillées, telles que des paniers de fleurs, des animaux ou divers objets. Ces réalisations sont destinées à être exposées comme objets décoratifs ou utilisées comme ornements, notamment pour des usages cérémoniels ou symboliques.

Notes et références

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  1. Ministère des Affaires étrangères du Japon, « Mizuhiki: The Art of Tying Paper Cords - JVT 2009 -03 », sur Youtube.com - Japan Video Topics, (consulté le ).
  2. « niponica NO.29 » [archive du ], sur web-japan.org (consulté le )
  3. « Qu’est-ce que le mizuhiki ? L’art japonais du nœud en cordelettes de papier », sur www.lamaisondumizuhiki.fr (consulté le )
  4. « noshi, n. », dans Oxford English Dictionary, Oxford University Press, (lire en ligne)

Voir aussi

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