Modes pratiques (revue)
Modes pratiques, revue d'histoire du vêtement et de la mode est une revue publiée depuis 2015.
| Modes pratiques | ||
| Discipline | histoire du vêtement et de la mode | |
|---|---|---|
| Langue | français | |
| Directeur de la publication | Manuel Charpy, Marjorie Meiss, Corinne Legoy, Patrice Verdière, | |
| Publication | ||
| Maison d’édition | École Duperré Paris, Université de Lille (labo IRHiS), laboratoire InVisu (CNRS/INHA), Éditions Modes pratiques (France) | |
| Période de publication | 2015 - présent | |
| Fréquence | biannuelle | |
| Libre accès | CC BY-NC-ND (numéros en ligne) | |
| Indexation | ||
| ISSN (papier) | 2491-1453 | |
| ISSN (web) | 2119-9655 | |
| Liens | ||
| https://devisu.inha.fr/modespratiques/209 | ||
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La revue est publiée par l'école de mode publique Duperré à Paris[1][source insuffisante], par l'Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS), unité mixte de recherche du CNRS à l'Université de Lille[2][source insuffisante], ainsi que par InVisu, unité d'appui à la recherche du CNRS à l'Institut national d'histoire de l'art
Le nom de la revue lui a été donné en référence à La Mode pratique, un hebdomadaire parisien publié de 1891 à 1951, qui fournissait des illustrations, des coupons à assembler, des patrons et des conseils de mode[3][source insuffisante]. Plus généralement, le terme de « pratique » était en vogue dans la seconde moitié du XIXe siècle, synonyme de domestique, confortable et professionnel[4].
Orientation scientifique
modifierModes pratiques est une revue scientifique à la croisée de plusieurs champs disciplinaires, avec une préférence pour l'histoire sociale occidentale du XIXe siècle et du XXe siècle[5]. Elle inclut néanmoins des points de vue de touts les domaines des sciences sociales (sociologie, ethnologie, anthropologie, etc.), ainsi que de professionnels des vêtements ou de l'artisanat, des artistes, et de simples témoignages[4],[6].
La revue veut s'adresser à un public plus large que le milieu universitaire[5], en mêlant des textes de différentes teneur : des articles scientifiques, des enquêtes « romancées[7] », des essais, des entretiens ou des albums photographiques[4]. En 2025 elle a édité en petit format des chroniques de mode écrites par Farid Chenoune, l'un des cofondateurs de la revue[8][source insuffisante].
La revue traite des pratiques sociales des vêtements et des accessoires, c'est-à-dire de leur production et de leurs usages tant ordinaires ou qu'exceptionnels dans tous les milieux sociaux. Elle s'intéresse aux normes que matérialisent les vêtements ou dont ils s'écartent, et aux différents discours formés à leur propos[5]. Elle affirme ainsi considérer la mode comme « un fait social total[4] ».
Elle a pour objectif de se démarquer de l'approche désincarnée et idéaliste des fashion studies[7] et de la « fascination pour le grand créateur » de haute couture[4], en considérant que la mode est également au cœur des pratiques vestimentaires les plus banales[7],[9].
Partis-pris visuels et iconographiques
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Chaque numéro compte environ 450 pages, en noir et blanc, sur papier non couché. Ils sont vendus entre 15 et 30 euros, et sont diffusés et distribués par Interart depuis 2024. La revue veut se démarquer visuellement du magazine de mode traditionnel[10], en refusant le papier couché, les couvertures glacées et les photographies couleurs en pleine page[5].

Les articles sont souvent construits sur des documentations historiques, parfois partiellement ou intégralement reproduites, afin de reconstruire les pratiques d'un groupe précis à partir de ses propres archives[7]. La plupart des archives reproduites concerne l'usage ordinaire des vêtements : inventaires, comptabilités, gardes-robes, etc. L'iconographie a une place importante, avec des dessins, photographies ou extraits de films. On retrouve[style à revoir] souvent des archives de justice ou de police[5]. La revue collabore régulièrement avec des dessinateurs ou des photographes pour illustrer ses pages[10].
La revue fabrique sa propre documentation photographique en exhumant des collections privées ou familiales, autrement inaccessibles, ou en produisant elle-même des archives visuelles au moyen d'enquêtes de terrain[5].
Numéros
modifier- 2015 : n° 1 : normes et transgressions
- 2017 : n° 2 : sans la mode
- 2018 : n° 3 : saisons
- 2018 : numéro anglais : special issue
- 2020 : n° 4 : affections
- 2023 : n° 5 : des nuits
- 2025 : n° 6 : et la main
- 2025 : numéro italien : numero speciale (uniquement en ligne)
- 2025 : numéro hors série : La Mode aux trousses
Références
modifier- ↑ « École Duperré Paris - Modes pratiques », sur duperre.org, (consulté le )
- ↑ Université de Lille, « Revues: IRHIS - UMR 8529 », sur irhis.univ-lille.fr (consulté le )
- ↑ Caroline de Broutelles, La Mode Pratique 3:(13) 97-104, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 la rédaction d'EaN, « Notre choix de revues (6) : Modes pratiques, Temporel, Conférence… », sur En attendant Nadeau, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Vestiaires de nuit, histoires de modes », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ acorso2, « Modes pratiques. Revue d’histoire du vêtement et de la mode | n°1 Normes & trangressions », sur ACORSO, (consulté le )
- 1 2 3 4 Manuel Charpy, « Revue pratique », Tracés. Revue de Sciences humaines, no #18, , p. 49–67 (ISSN 1763-0061, DOI 10.4000/traces.8893, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Farid Chenoune, La Mode aux trousses. Chroniques de mode chez Libération, 1982-995, Paris, Éditions Modes pratiques, , 144 p.
- ↑ « La revue « Modes pratiques » met ses habits de lumière », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Modes pratiques: La révolution du tissu social », sur A Nous Paris (consulté le )
