Mohammad Al-Salhi
Mohammad Al-Salhi (en arabe : محمد تهامي عبد السلام الصالحي) est un photojournaliste palestinien et un professionnel des médias indépendant affilié à l'agence de presse Fourth Authority. Il est tué le pendant qu'il couvrait le conflit Gaza-Israël à l'est du camp de réfugiés d'Al-Bureij, dans le centre de la bande de Gaza.
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محمد الصالحي |
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Biographie
modifierEl-Salhi naît et grandit dans le camp de réfugiés d’Al-Bureij, au centre de Gaza. Il exerce les métiers de photojournaliste et de reporter indépendant, collaborant avec le média local Fourth Authority et couvrant l’actualité dans la bande de Gaza[1].
Mort
modifierAl-Salhi est tué le pendant qu'il effectuait un reportage près de la barrière frontalière à l’est du camp de réfugiés d’al-Bureij. Son décès survient le premier jour de la reprise des hostilités à grande échelle entre Israël et les groupes armés à Gaza[2].
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) appelle à une enquête immédiate et transparente sur les circonstances de son assassinat, tandis que le Syndicat des journalistes palestiniens condamne l'incident, le qualifiant de violation des garanties accordées à la presse[2].
La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, publie également une déclaration publique dénonçant le meurtre d'Al-Salhi et d’un autre journaliste, Mohammad Jarghoun, et souligne l’obligation pour toutes les parties de protéger les journalistes travaillant dans les zones de conflit[3],[2]. Un rapport de 2024 par l'Observatoire de l'UNESCO des journalistes tués indique qu'Al-Salhi est tué par une balle israélienne, comme mentionné initialement par l'agence de presse palestinienne WAFA qui a rapporté la nouvelle de sa mort[4],[5]. Cela explique l'absence d'enquête puisque « la seule instance judiciaire à laquelle nous pouvons nous adresser est celle des tribunaux militaires israéliens, que les institutions officielles palestiniennes boycottent », affirme le rapport[4].
La mort d’Al-Salhi est relayée par organisations de la défense de la liberté de la presse et s’ajoute à la longue liste des journalistes tués pendant le conflit entre Israël et Gaza[6]. Son nom figure dans les registres des observatoires internationaux et dans les rapports recensant les attaques contre la presse dans les zones de conflit. Les organisations de défense des droits des médias cite son cas comme preuve des dangers auxquels sont confrontés les journalistes palestiniens à Gaza[7],[8].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Mohammad Al-Salhi » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Ana Falastin.
- 1 2 3 CPJ.
- ↑ UNESCO 2023.
- 1 2 UNESCO 2024.
- ↑ WAFA.
- ↑ Al Jazeera.
- ↑ IFJ.
- ↑ Mediapart.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierWebographie
modifier
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) « Muhammad Al-Salhi », sur anafalastin.com, (consulté le ).

- (en) « CPJ calls for investigation into killing of Palestinian journalist Mohammad El-Salhi in Gaza », sur cpj.org, (consulté le ).

- (en) M. K., « Journalist killed in an Israeli attack on Gaza » (brève), sur wafa.ps, (consulté le ).

- « La Directrice générale de l'UNESCO condamne les meurtres des journalistes Mohammad Jarghoun et Mohammad El-Salhi en Palestine » (communiqué de presse), sur unesco.org, (consulté le ).

- (en) UNESCO Observatory of killed Journalists, « State of Palestine 2024 » (document de réunion), (consulté le ), p. 7.

- Yunnes Abzouz, Rachida El Azzouzi, Margaux Houcine, Donatien Huet, Prisciana Le Meur, Gwenaëlle Lenoir, Jean-Claude Simpson, Simon Toupet, Justine Vernier et Khedidja Zerouali, « Journalistes à Gaza, les visages du carnage », sur mediapart.fr, (consulté le ).

- (en) « At least six Palestinian journalists killed as Israel bombs Gaza », sur aljazeera.com, (consulté le ).

- (en) « Palestine: At least 236 journalists and media workers killed in Gaza », sur ifj.org, (consulté le ).
