Mohand Cherif Sahli (en kabyle : Muḥand Cṛif Sahli), né le au village de Tasga, commune de Souk Oufella, et mort le à Alger, et un écrivain, historien, militant de la cause algérienne et ambassadeur d'Algérie en Chine, en Tchéquie, en Corée du Nord et au Vietnam.

Mohand Chérif Sahli
Fonctions
Ambassadeur d'Algérie en Chine
–
(5 ans, 5 mois et 1 jour)
Prédécesseur M'hamed Yala
Successeur Taleb Bendiab Chaïb
Ambassadeur d'Algérie en Tchéquie
–
(6 ans, 3 mois et 17 jours)
Successeur Noureddine Delleci
Ambassadeur d'Algérie en Corée du Nord
–
(7 ans)
Ambassadeur d'Algérie au Vietnam
–
(4 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Tasga (Souk-Oufella)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Alger
Sépulture Cimetière d'El Alia
Nationalité française
(jusqu'au 5 juillet 1962)
algérienne
(à partir du 5 juillet 1962)
Parti politique ENA
PPA
FLN
Diplômé de Université de Paris Sorbonne
Profession Diplomate, Écrivain, Historien
Religion Islam

Image illustrative de l’article Mohand Cherif Sahli
Ambassadeurs d'Algérie

Biographie

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Il nait à Tasga, dans la commune de Souk Oufella, dans la région des Aït Waghlis, en Kabylie.

Il effectue sa scolarité primaire à Sidi Aïch et secondaire lycée Bugeaud d’Alger. Il poursuit ensuite ses études à Paris, à l'Université de la Sorbonne où il est l'un des rares indigènes à obtenir une licence et une agrégation de philosophie. Il écrit ensuite l'opuscule « Théorie de la raison et de l'expérience dans la philosophie d'Émile Boutroux »[1].

À l'issue de ses études, il enseigne à Paris entre 1930 et 1939. Il est ensuite révoqué pour ses écrits nationalistes et, par défaut de naturalisation, s'engage dans la lutte pour la cause algérienne. La même année, il devient journaliste et publie dans les journaux El Ouma, El Ifriqia, El Hayat et Résistance algérienne. Il devient également sympathisant de l'Étoile nord-africaine et du comité directeur du parti. Il devient ensuite responsable de section du Parti du peuple algérien à partir de 1937[1].

En 1935, il est élu président de l'Association des étudiants musulmans algériens en France (AEMAF) jusqu'en 1936[1].

En avril 1939, il fonde la revue Ifrikia, première revue nationaliste algérienne en langue française[1].

Durant l'été 1940, il retourne à l'enseignement et devient professeur à l'école de Toudja, après un procès contre l'État français. C'est à cette période qu'il rencontra Zahir Ihaddaden. Cinq ans plus tard, en 1945, il rencontre Mostefa Lacheraf avec qui il devient ami[1].

En 1949, il publie son premier ouvrage : Le message de Yougourtha, ainsi que L'Algérie accuse le calvaire du peuple algérien, livre qui fut saisi dans plusieurs communes par les autorités coloniales. En 1955, il devient membre de la commission de presse du comité fédéral du FLN en France et écrit dans les journaux La résistance, El Moudjahid et L'Algérie d'abord. De 1957 à 1962, il est représentant permanent du FLN, puis ambassadeur du GPRA dans les pays scandinaves. Au lendemain de l’indépendance, il est directeur des Archives puis ambassadeur d'Algérie en Chine (1966-1971), au Vietnam (1967-1971) et en Corée du Nord (1971-1978) depuis son siège à Pékin où il rencontra des figures révolutionnaires majeures telles que Mao Zedong, Zhou Enlai, Ho Chi Minh et le prince cambodgien Norodom Sihanouk[1]. En 1971, il est nommé ambassadeur en Tchécoslovaquie (1972-1978)[2],[3],[4].

En 1967, Kateb Yacine lui dédie le poème "je ne voit plus le jour"[4].

Il ne s’est jamais marié et a été recueilli, depuis sa retraite en 1978, par le fils d'un de ses cousins, chez qui il meurt, le , à Alger. Il est enterré au carré des Martyrs d’El Alia[5].

Hommages

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En 2014, un colloque est organisé par l'association bougiote GEHIMAB, à l'occasion du 25e anniversaire de sa mort.

Bibliographie

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  • Abdelkader, chevalier de la foi, 1967 (Éditeur Amicale des Algériens en Europe (A.A.E)).
  • Le complot contre les peuples africains,1950 à Alger, Les éditions algériennes En-Nahdha.
  • Décoloniser l'histoire. L'Algérie accuse le complot contre les peuples africains,1986, édition ENAP, Alger
  • L'Emir Abdelkader : Mythes français et réalités algériennes,1988, édition ENAP, Alger
  • Le message de Yougourtha, 1968 Édition Paris : L'Algérien en Europe.

Notes et références

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Liens externes

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