Molly Mahood
Molly Maureen Mahood ( – ) est une universitaire britannique spécialisée en littérature, dont les intérêts vont de Shakespeare à la littérature africaine postcoloniale. Elle enseigne au St Hugh's College d'Oxford (1947-1954), à l'Université d'Ibadan au Nigéria (1954-1963), à l'Université de Dar es Salam en Tanzanie (1963-1967) et à l'Université du Kent à Canterbury (1967-1979).
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(à 97 ans) |
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Enfance et éducation
modifierFille de James Mahood, sous-payeur général, Molly Mahood nait le à Wimbledon, Londres, en Angleterre. Elle fait ses études à la Surbiton High School, un établissement privé pour filles situé à Kingston upon Thames, à Londres. Elle étudie l'anglais au King's College de Londres et obtient une licence avec mention très bien en 1941. En raison de la menace croissante des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale, elle et ses camarades sont évacués à Bristol. Elle poursuit ses études et obtient une maîtrise ès arts (MA) avec un mémoire portant sur la comédie du XVIIe siècle[1].
Carrière universitaire
modifierDe 1947 à 1954, Mahood est membre du St Hugh's College d'Oxford, alors un collège exclusivement féminin de l'Université d'Oxford. Elle part ensuite pour le Nigéria où elle devient professeure d'anglais à l'Université d'Ibadan. Elle s'installe ensuite en Tanzanie et occupe la chaire d'anglais à l'Université de Dar es Salam de 1963 à 1967. De retour en Angleterre, elle est nommée professeure de littérature anglaise à l'Université du Kent à Canterbury[1],[2]. Retraitée en 1979, elle est nommée professeure émérite par l'Université du Kent et conserve des liens avec cette université jusqu'à un âge avancé[2].
Retraite
modifierÀ la retraite, Mahood étudie et obtient un diplôme en sciences biologiques[1].
Mahood est décédée le , à l'âge de 97 ans[1]. Ses funérailles ont lieu le au cimetière naturel de Clayton Wood, près de Hassocks, dans le Sussex, en Angleterre[3].
En 1972, Mahood est choisie pour donner la conférence annuelle Shakespeare à la British Academy, l'académie nationale britannique des sciences humaines et sociales[4]. En 2009, elle reçoit le Prix Rose-Mary-Crawshay de la British Academy pour son ouvrage The Poet as Botanist[5]. En , l'Université du Kent lui décerne un doctorat honoris causa en lettres (DLitt)[2].
Publications
modifier- M. M. Mahood, Poetry and Humanism, London, Cape,
- M. M. Mahood, Shakespeare's Wordplay, London, Methuen Publishing,
- M. M. Mahood, Joyce Cary's Africa, London, Methuen, (ISBN 978-0416223200)
- Mahood, « 1972 Annual Shakespeare Lecture - Unblotted Lines: Shakespeare at Work », Proceedings of the British Academy, no 58, , p. 163–176 (lire en ligne)
- M. M. Mahood, The Colonial Encounter: A Reading of Six Novels, London, Rex Collings, (ISBN 978-0860360162, lire en ligne
) - M. M. Mahood, Bit Parts in Shakespeare's Plays, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 978-0521416122, lire en ligne
) - M. M. Mahood, Playing Bit Parts in Shakespeare, London, Routledge, (ISBN 978-0415182423)
- M. M. Mahood, The Poet as Botanist, Cambridge, Cambridge University Press, (ISBN 978-0521862363)
- M. M. Mahood, A John Clare Flora, Nottingham, Trent Editions, (ISBN 978-1842331590)
Références
modifier- 1 2 3 4 Lyn Innes, « Molly Mahood obituary », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 « Professor Molly Mahood: Doctor of Letters », University of Kent, (consulté le )
- ↑ Raeside, « Condolences for Molly Mahood », University of Kent, (consulté le )
- ↑ Austin Bukenya, « Miss Molly Maureen Mahood and the others who taught us », Daily Nation, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Rose Mary Crawshay Prize », British Academy (consulté le )