Momotarō
Momotarō (kanji : 桃太郎, hiragana : ももたろう) est un héros du folklore japonais. Sa légende est particulièrement bien connue au Japon et en Asie de l'Est. Ce nom signifie « garçon de pêche », Tarō est un suffixe appliqué aux prénoms de garçon au Japon et Momo signifie pêche.

Légende
modifierSelon la version de la légende datant de l'époque d'Edo, Momotarō est venu sur Terre dans une pêche qui descendait une rivière. Il a été découvert par une vieille femme qui y lavait son linge. Celle-ci l'a adopté et élevé avec son mari[1]. Momotarō leur explique qu'il a été envoyé par les cieux pour être leur fils[réf. souhaitée].
Momotarō était grand et très fort[1]. Cependant, il était paresseux et trouvait des excuses pour ne pas travailler. Quand il se décida à aller chercher « un peu » de bois, il revint avec un arbre énorme. Ceci attira sur lui l'attention du seigneur, lequel lui demanda de quitter ses parents pour aller combattre des démons sur l'île d'Onigashima[réf. souhaitée].
En chemin, Momotarō rencontre un chien, un singe et un faisan avec lesquels il se lie d'amitié. Ils vaincront les démons et leur chef, Ura[réf. souhaitée]. Il retournera chez ses parents avec ses amis et le trésor des démons. Lui et sa famille passèrent une vie agréable tous ensemble[1].
Momotarō est associé à la ville d'Okayama, où l'histoire aurait été inventée. Certains historiens pensent qu'elle trouve ses origines dans l'Antiquité, lorsque le prince déifié Kibitsuhiko-no-mikoto aurait été envoyé par son père l'empereur Kōrei pour soumettre la province de Kibi. Comme le dit le proverbe, « seuls les vainqueurs écrivent l'Histoire », et comme ce fut souvent le cas dans l'Histoire du Japon, les ennemis furent diabolisés et associés à des yokai, qui à leur tour rejoignirent le folklore populaire[réf. nécessaire].
- Statue de Momotarō et ses compagnons devant la gare JR d'Okayama
- Momotarō et son compagnon faisan sur l'épaule
- le chien compagnon de Momotarō
Chanson
modifierLa chanson pour enfants très populaire au Japon intitulé Momotarō-san no Uta (« la chanson de Momotarō ») fut publiée pour la première fois en 1911. Depuis, la chanson a connu plusieurs versions différentes, dont celle-ci[réf. souhaitée] :
| Translittération | Japonais |
|---|---|
|
Momotarō-san, Momotarō-san, Yarimashō, Yarimashō, Ikimashō, ikimashō, Sorya susume, sorya susume, Omoshiroi, omoshiroi, Ban-banzai, Ban-banzai, |
桃太郎さん、桃太郎さん、 やりましょう、やりましょう、 行きましょう、行きましょう、 そりゃ進め、そりゃ進め、 おもしろい、おもしろい、 万万歳、万万歳、 |
Culture populaire
modifierMomotarō est l'un des contes japonais les plus célèbres[1], il est ainsi régulièrement évoqué dans des mangas (One Piece, The Promised Neverland Assassination Classroom), anime et séries télévisées (Kamen Rider Den-O, Dragon Ball et Avataro Sentai Donbrothers).
Sa légende a également inspiré « Le Masque Turquoise », la première partie du contenu téléchargeable du jeu vidéo Pokémon Écarlate et Violet, intitulée « Le Trésor Enfoui de la Zone Zéro », ainsi que son épilogue, « La Nuit des Kibi ».
Dans « Le Masque Turquoise », le héros (ou l'héroïne) est envoyé(e) par son école en voyage scolaire sur l'île de Septentria. Le mythe local relate l'ancienne lutte de trois Pokémon, les Adoramis (qui ressemblent respectivement à un chien, un singe et un faisan), contre un homme et son compagnon, Ogerpon, venus s'installer pacifiquement mais qui rebutèrent les habitants en raison de leur apparence. Un fabricant de masques local leur confectionna secrètement trois masques mais ceux-ci suscitèrent la convoitise des Adoramis. Ceux-ci inhumèrent et considérèrent les Adoramis comme des martyrs tandis qu'Ogerpon fut considéré comme un monstre et vit reclus dans une grotte de montagne. Le héros/l'héroïne découvrira la vérité derrière le mythe défendu fermement par les habitants de Septentria, avec l'aide de deux enfants du village, Carmine et Kassis, descendants du fabricant de masque qui jadis aida Ogerpon et son compagnon humain. Revenus à la vie, les Adoramis sont arrêtés par Carmine et le héros/l'héroïne, tandis qu'Ogerpon défie puis rejoint le héros/l'héroïne, et que la vérité derrière son histoire est finalement divulguée dans tout le village.
L'épilogue « La Nuit des Kibi » met en scène Pêchaminus, un Pokémon qui lance des mochi empoisonnés pour manipuler à sa guise humains et Pokémon. Ceux-ci se mettent à danser comme des volatiles et affrontent en combat toute personne qui se trouve en travers de leur chemin. Pêchaminus était derrière le mauvais comportement des Adoramis, qui ont commis leurs crimes pour son compte, faisant de lui le seul responsable des malheurs d'Ogerpon. Tout le village de Septentria tombe sous la coupe de Pêchaminus, à l'exception du héros/de l'héroïne et Kassis. Tandis que Kassis retient comme il peut les villageois asservis par Pêchaminus, le héros/l'héroïne le combat pour le capture pour mettre fin à son pouvoir de nuisance.