Monastère de la Chozoviótissa
Le monastère de la Panagía Chozoviótissa (grec moderne : Μονή Παναγίας Χοζοβιώτισσας), également connu sous le nom de monastère de la Chozoviótissa (grec moderne : Μονή Χοζοβιώτισσας), est un monastère orthodoxe situé sur l'île d'Amorgós, en Grèce. Il est situé sur la côte est de l'île, à une distance d'environ un kilomètre à l'est du village principal d'Amorgós, Chóra.
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Site archéologique de Grèce (d) |
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300 m |
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Il tient son nom d'une icône considérée comme miraculeuse et est dédié à la Vierge Marie[1].
Histoire
modifierIl existe au moins quatre versions de la tradition historique locale concernant la fondation du monastère, parfois contradictoires entre elles et avec d'autres sources[2]. L'analyse comparative des sources écrites, des données de la tradition orale et des documents historiques permet de dater de la première moitié du IXe siècle l'arrivée de l'icône et la fondation du noyau originel du monastère, la chapelle et quelques cellules aménagées dans des anfractuosités à proximité[3].
Selon une tradition, ses premiers occupants sont originaires de Palestine, plus précisément du monastère de Khozová, également connu sous le nom de Kozibá ou Chozèbá, situé à proximité de Jéricho, d'où le monastère tire son nom[4]. Selon une autre légende, le monastère, ou la chapelle qui s'y trouve à l'origine à son emplacement, est construit grâce à une icône échouée sur l'île après avoir été jetée à la mer en Palestine, au cours du IXe siècle, pendant la période de l'Iconoclasme[5],[6]. Dans tous les cas, le monastère semble posséder au moins un lien historique avec la Palestine[7]. Le monastère est considérablement agrandi au cours du XIe siècle, sur ordre de l'empereur Alexis Ier Comnène[4], et a donc pour date officielle d'établissement et de construction l'année 1088[8].
Le monastère s'agrandit et connaît divers ajouts jusqu'en 1520 où des pirates forcent son abandon durant 8 ans. Plusieurs documents et reliques disparaissent alors[9].
Le monastère connaît cependant son apogée au cours de la période ottomane, notamment aux XVIe et XVIIe siècles ; il est alors à la tête d'importants domaines et dépendances sur Amorgos, en Crète, et sur les îles de Léros, Kalymnos, Samos, Astypalaia, Naxos, Paros, Ios, Anafi et Santorin, et possède en propre les îles (alors inhabitées et servant de pâturage) des petites Cyclades[10].
En 1829, le monastère fonde l'École grecque d'Amorgos et soutient financièrement élèves, enseignants et médecins. Après 1952 et l'expropriations de propriétés, le nombre de moines diminue. En 1965, le site bénéficie de rénovations. Il est aujourd'hui l'objet de visites et de pèlerinages[9].
Le monastère d'Ágios Geórgios Valsamítis dépend du monastère de la Chozoviótissa.
Deux moines et un bénévole y vivent en permanence[11].
Architecture
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On accède au monastère par une route à partir de Chóra qui mène à l'entrée en pierre fermée par une grille en fer forgé. Une mosaïque représentant la Vierge à l'Enfant décore cette entrée. De là, un escalier pavé de 370 marches permet d'accéder à une petite cour devant le monastère lui-même[9]. Un escalier en pierre, autrefois en bois et rétractable pour des raisons de sécurité, mène de la petite cour à la porte d'entrée encadrée d'un glyphe en marbre sculpté datant du XVIe siècle. La porte est surmontée d'une arche, servant d'arc de décharge.
Le monastère est construit à flanc de falaise, à une altitude d'environ 300 mètres[7], grâce à quoi il est à l'abri des pirates et autres attaques ennemies. Le flanc de la falaise sert de mur intérieur. Le style du bâtiment du monastère est typique de l'architecture cycladique traditionnelle. Aujourd'hui, il est peint dans une couleur blanche typique, mais dans le passé, il était délibérément plus discret. Le bâtiment a une largeur d'environ 40 mètres et compte huit étages[7]. À l'intérieur, le monastère est un « labyrinthe » composé de petites pièces et d'escaliers étroits. Des arcs en ogive indiquent une influence latine, au cours de la période vénitienne[12].
La forme actuelle résulte d'ajouts successifs au cours des siècles, conservant malgré tout une cohérence architecturale. Outre les pièces de vie, on y retrouve une église (le catholicon), un narthex et une chapelle.
Les trésors du monastère comprennent plusieurs icônes, ainsi que des manuscrits anciens. Dans l'entrée un monastère, on retrouve un bénitier surmontée d'une petite niche dans laquelle un fresque représente le baptême du Christ.
Le catholicon
modifierDans le monastère, on retrouve une petite église appelée catholicon, dédiée à la Présentation de la Vierge Theodokou. Elle se trouve au 8e étage et est surmontée d'un clocher à trois travées et trois cloches. L'intérieur abrite l'icône de la Vierge (Panagía Chozoviótissa) dans un cadre de bois du sculpteur Ioánnis Magiássis, datant de 1866. D'autres icônes représentent le Christ, l'archange Michel, saint George et du Jugement dernier[9].
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (en) Lila Marangou, The Monastery of the Panaya Khozoviotissa, (1re éd. 1988)
Notes
modifier- (fi) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en finnois intitulé « Chozoviótissan luostari » (voir la liste des auteurs).
Références
modifier- ↑ « AMORGOS - Le monastère Panayia Hozoviotissa », sur lepetitjournal.com (consulté le )
- ↑ Marangou 2002, p. 20.
- ↑ Marangou 2002, p. 24.
- 1 2 (en) « The Monastery of Panagia Hozoviotissa in Amorgos », sur Mystagogy (consulté le )
- ↑ (en) « Hozoviotissa Monastery », sur Greeka.com (consulté le )
- ↑ (en) « Hozoviotissa – A legend », sur Amorgós Island Magazine (consulté le )
- 1 2 3 (el) « Μονή της Παναγίας της Χοζοβιώτισσας », sur Υπουργείο Πολιτισμού και Αθλητισμού (consulté le )
- ↑ (en) « Abbey of Hozoviotissa », sur amorgos-island (consulté le )
- 1 2 3 4 Thomas Synodinos, Saint monastère de la Panagia Chozoviotissa, Athènes, Nikos Chaidemenos, , 190 p.
- ↑ Marangou 2002, p. 28-31.
- ↑ « Dans les Cyclades, les îles d’Amorgos et de Santorin secouées par des séismes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marangou 2002, p. 39.
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
