Monastère de la Visitation de Kraainem

monastère catholique de l'Ordre de la Visitation en Belgique

Le monastère de la Visitation de Kraainem ou monastère de la Visitation de Crainhem[1],[2] (en néerlandais: Klooster van de Visitaite) est un monastère construit entre 1928 et 1930 sur les plans de l'architecte et moine bénédictin français Dom Paul Bellot. Situé dans un domaine clos aux abords de Bruxelles, il constitue l'un des rares exemples en Belgique de l'architecture caractéristique de Bellot, marquée par l'usage expressif de la brique, du béton et par des influences de l'Art déco et du modernisme en brique.

Monastère de la Visitation
Image illustrative de l’article Monastère de la Visitation de Kraainem
Vue du monastère depuis l'avenue Hebron.
Présentation
Nom local Klooster van de Visitatie
Culte Catholique
Dédicataire Sainte Jeanne de Chantal
Saint François de Sales
Type Couvent
Rattachement Ordre de la Visitation
Début de la construction 1928
Fin des travaux 1930
Architecte Dom Paul Bellot
Autres campagnes de travaux 1937 : maison de l'aumônier (Eugène Stassin)
1995 : extension de la conciergerie (Luc van Den Broeck)
Style dominant Brique polychrome, art déco, modernisme en brique (influence école d'Amsterdam)
Protection Patrimoine classé : 2014 Inventaire no 201385
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Flandre Flandre
Province Drapeau du Brabant flamand Brabant flamand
Communes Blaosn de Zaventem Zaventem
Blason de Kraainem Kraainem
Coordonnées 50° 51′ 17″ nord, 4° 27′ 25″ est

Carte

Historique

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L'ordre de la visitation a été fondé en 1610 à Annecy par Jeanne de Chantal et François de Sales. Un premier couvent fut établi à Bruxelles en 1667, puis transféré en 1930 dans les nouveaux bâtiments de Kraainem. Il s'agit aujourd'hui du seul couvent de l'ordre en Belgique.

Dom Paul Bellot conçut un vaste monastère destiné à accueillir 60 sœurs, dont la réalisation fut suivie par l'ingénieur-entrepreneur Maurice Lambert. Dès son inauguration, en 1930, l'édifice devint un lieu de référence pour les amateurs de l'architecture de Bellot[3].

Développements modernes et réaffectation

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À partir de , le couvent ne compte plus que quatre sœurs, et la décision de fermer le site a été motivée par leur âge avancé, leur santé fragile et les coûts importants liés à l'entretien d'un domaine aussi vaste[4].

Le couvent a été vendu à la famille Querton, qui prévoit d'y aménager une maison d'accueil destinée aux mères et aux enfants en difficulté. L'extérieur du bâtiment protégé restera intact, tandis que l'intérieur sera adapté à cette nouvelle fonction, avec quelques aménagements nécessaires pour la sécurité et l'accessibilité, comme une ouverture minimale dans le mur protégé et la création de places de parking afin de limiter l'impact sur le voisinage[4].

Les sœurs restantes seront relogées dans d'autres couvents de France ou à la Résidence Nazareth à Uccle[4]. Conformément aux directives de Rome, le produit de la vente sera réparti entre les différents couvents concernés et la fédération France-Nord des Visitandines, qui prendra également en charge les frais de soins des sœurs en maison de retraite[5].

Architecture

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Le couvent est situé dans un domaine clos de murs et entouré de vergers. L'édifice principal, construit en brique et en béton avec des tuiles de Courtrai, se distingue par ses façades polychromes, ses arcs en mitre, ses motifs en nid d'abeilles et une hiérarchie décorative marquée.

À l'intérieur, Bellot combine des éléments médiévaux avec des influences arabo-mozarabes. Le cloître, les escaliers monumentaux et surtout la chapelle en L se caractérisent par l'usage décoratif de la brique, des arcs paraboliques et des motifs géométriques. L'aménagement reste sobre, avec du bois, du granito et de la ferronnerie[3].

Le couvent a été conçu comme un monastère de clôture, séparant clairement l’espace des religieuses des espaces accessibles au public[6]

Chapelle

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La chapelle, à deux niveaux, regroupe le chœur des sœurs et la nef des fidèles. Elle conserve un autel de service, un maître-autel en marbre et des peintures représentant Jeanne de Chantal et François de Sales. Sa décoration reflète les influences du voyage d'étude de Bellot en Espagne[3].

Bâtiments annexes

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Le domaine comprend également la maison du concierge (Bellot, 1928) et la maison de l'aumônier (Eugène Stassin, 1937). Ces deux constructions, reprennent les codes du Bellotisme avec l'usage décoratif de la brique[3].

Ces maisons n’ont ni vue ni accès au jardin du couvent[6].

Notes et références

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  1. A. Louvet, « Le monastère de la Visitation à Crainhem (Bruxelles) », L’Architecture, vol. XLV, no 5, .
  2. Fondation pour l'architecture (Brussels Belgium), Bruxelles art déco: 1920-1930, Norma Editions, (ISBN 978-2-909283-26-5, lire en ligne).
  3. 1 2 3 4 (nl) Joeri Mertens, « Klooster van de Visitatie », sur inventaris.onroerenderfgoed.be, (consulté le ).
  4. 1 2 3 Geert De Kerpel, « Le monastère des Sœurs de la Visitation à Kraainem devient un sanctuaire pour les pauvres », sur CathoBel, (consulté le ).
  5. (nl) Robby Dierickx, « Beschermd klooster ziet zusters vertrekken en wordt opvanghuis voor moeders en kinderen in nood », sur hln.be, (consulté le ).
  6. 1 2 (nl) « Klooster van de Visitatie », sur kraainem.be (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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