Mongi Ennaïfer
Mongi Ennaïfer, né le à Tunis, est un historien, archéologue et conservateur de musée tunisien spécialiste de la céramique et de la mosaïque.
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Biographie
modifierIl est titulaire d'une licence d'histoire et d'archéologie à l'université de Tunis et d'un doctorat en archéologie classique de l'université de Tours (France), avec une thèse intitulée La cité d'Althiburos et l'édifice des Asclepieia et soutenue en 1972 sous la direction de Louis Foucher[1].
Assistant au musée national du Bardo de 1962 à 1965, il devient conservateur du musée national de Carthage de 1965 à 1973 puis du musée national du Bardo de 1973 à 1984, tout en assurant la fonction de secrétaire général de la Commission des musées archéologiques et historiques. Conservateur en chef des musées en , il est aussi conservateur du site d'Althiburos, sous-directeur des affaires du patrimoine et des musées (1984) et des musées régionaux et locaux (1993), ainsi que directeur de recherche à l'Institut national du patrimoine (1994).
Président du Comité tunisien des musées (rattaché à l'ICOM) de 1969 à 1972, il est co-directeur du Corpus des mosaïques de Tunisie de 1968 à 1996. Il est par ailleurs président du Comité tunisien pour l'étude de la mosaïque depuis 1979, membre du jury du Grand Prix international d'art contemporain de Monte-Carlo (1981-1982), du conseil d'administration de l'Association internationale pour l'étude de la mosaïque antique (1981-2003), ainsi que membre fondateur du Comité international pour la conservation de la mosaïque (1977-1993).
Distinctions
modifier- Prix Jugurtha (1967) ;
Chevalier de l'ordre de la Couronne de Belgique (1975) ;- Chevalier de l'Ordre de la Couronne de chêne (1975) ;
- Prix Serge-Lancel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (2013).
Publications
modifierOuvrages personnels
modifier- La civilisation tunisienne à travers la mosai͏̈que, Tunis, Société tunisienne de diffusion, , 114 p.
- La cité d'Althiburos et l'édifice des Asclepieia, Tunis, Ministère des Affaires culturelles, , 203 p.
Ouvrages collectifs
modifier- Samir Aounallah, Attilio Mastino, François Baratte et Louis Maurin, Carthage : maîtresse de la Méditerranée, capitale de l'Afrique (IXe siècle avant J.-C. - XIIIe siècle), Tunis, Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, , 415 p. (ISBN 978-9938940237).
- Michèle Blanchard-Lemée, Sols de l'Afrique romaine : mosaïques de Tunisie, Paris, Imprimerie nationale, , 296 p. (ISBN 978-2743300562).
- « Le goût du cirque en Afrique », dans Christian Landes (dir.), Le Cirque et les courses de chars, Rome-Byzance : catalogue de l'exposition... Musée archéologique Henri Prades, Lattes, 1990, Lattes, Imago, (ISBN 978-2950158659), avec Leïla Ladjimi-Sebaï (en).
Sélection d'articles
modifier- « La chasse dans la mosaïque du IIIe siècle », Dossiers d'archéologie, no 31, , p. 80-92 (ISSN 1141-7137).
- « Le thème des chevaux vainqueurs à travers la série des mosaïques africaines », Mélanges de l'École française de Rome, vol. 95, no 2, , p. 817-858 (lire en ligne).
. - « Les mosaïques des thermes de Nasr Allah (Tunisie) », Publications de l'École française de Rome, vol. 352, no 1, , p. 519–531 (lire en ligne, consulté le ), avec Nejib Ben Lazreg.
Références
modifier- ↑ « Liste des thèses et des mémoires disponibles à la bibliothèque centrale de l'INP » [PDF], sur inp2020.tn (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :
