Monika Correa
Monika Correa, née vers à Bombay en Inde, est une artiste textile indienne et microbiologiste de formation. En grande partie autodidacte, elle s’est affranchie des contraintes d’une formation académique, ce qui lui a permis d’explorer les possibilités du textile en tant que médium artistique.
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Université Saint-Xavier (en) |
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Ses créations textiles figurent dans les collections de plusieurs institutions majeures, notamment le Metropolitan Museum of Art, à New York; du Museum of Modern Art (MoMA), à New York; du Minneapolis Institute of Art, à Minneapolis et de la Tate, à Londres.
Biographie
modifierNaissance et éducation
modifierMonika Correa naît vers 1938 à Bombay en Inde. Elle obtient une licence en microbiologie au St. Xavier's College de Mumbai en 1958[1],[2].
Début
modifierEn 1961, elle épouse l'architecte indien Charles Correa. Le couple a deux enfants, Nakul et Nondita[3].
En 1962, Monika Correa accompagne son mari lorsqu'il est invité à enseigner au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Au cours de ce voyage, le couple fait escale à Helsinki, en Finlande, où elle découvre les tapis traditionnels Rya et Ryijy qui la marquent profondément[4],[5]. Cette expérience éveille son l'intérêt pour le tissage et la pousse à s'y former.
Par la suite, aux États-Unis, elle a l'occasion de rencontrer Marianne Strengell par l'intermédiaire de György Kepes, peintre et professeur au MIT[6]. Kepes Ancienne directrice du département des textiles de la Cranbrook Academy of Art. Strengell lui enseigne les bases du tissage et lui offre un modèle de métier à tisser lorsqu'elle retourne en Inde[7].
Carrière
modifierAprès son retour en Inde en 1963, Monika Correa fait construire un métier à tisser d'après le modèle fourni par Strengell. Celle-ci lui avait également parlé de Nelly Sethna, son ancienne élève installée à Bombay. Sethna envoie alors un jeune tisserand afin de l'aider à équiper du matériel de base[5].
Centre de services aux tisserands
modifierEntre 1964 et 1965, Monika Correa suit une formation de trois mois au Weavers' Service Center (WSC) de Mumbai[8]. Cet institut de recherche, dirigé par Pupul Jayakar [1] et financé par le gouvernement indien[9]. Au WSC, elle rencontre des artistes modernes indiens tels que K.G. Subramanyan et Prabhakar Barwe [10]. À cette époque, Subramanyan travaille sur des sculptures en fibres de laine, qui exercent une influence notable sur Correa[6].
Commissions
modifierÀ ses débuts, Monika Correa réalise des dhurries (tapis de sol) aux formes simples, composées de rayures et de surfaces unies. Toutefois, peu convaincue par l'idée que ces personnes puissent être foulées, elle décide de détourner ses métiers à tisser manuels en supports de création. Elle s'oriente progressivement vers la réalisation d'œuvres textiles murales, qui mettent en valeur le processus même du tissage[9].
Un moment décisif dans le parcours de Monika Correa survient en 1966, lorsqu'elle est sollicitée par Pilloo Pochkhanawala pour des tissages dans le cadre du Bombay Arts Festival. Aux côtés de KG Subramanyan et Nelly Sethna, elle y présente deux œuvres, dont l'une intitulée «Original Sin», est réalisée en laine filée à la main[7].
À la suite de la reconnaissance acquise lors de cet événement, l'essentiel du travail de Monika Correa s'effectue sous forme de commandes exclusives. Parmi ses réalisations figurent des textiles conçus pour le restaurant The Four Seasons imaginé par Philip Johnson, et situé dans le Seagram Building à New York, ainsi que pour la Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud à Johannesburg, entre autres[8].
Expérimentation
modifierL'aspect novateur du travail de Monika Correa réside dans la transformation du peigne utilisé pour le tissage. Avec l'aide d'un menuisier, elle en modifie l'extrémité, constituée de limaille de fer enduite de goudron, afin de pouvoir le fixer au cadre en bois du métier à tisser. Le fait de pouvoir le dévisser à volonté lui permet de le libérer selon ses besoins. Elle peut ainsi regrouper les fils de trame puis, en déplaçant légèrement le peigne, les décaler, créant ainsi une impression de mouvement dans le tissage[4].
Monika Correa considère le tissage comme un art à la fois structuré et fragile. Elle déclare: « Le tissage est un art très contrôlé, puis il se désagrège. Je trouvais que c'était aussi, d'une certaine manière, le propre de l'Inde ». Elle applique cette technique à ses tapisseries, développant des œuvres textiles à caractère expérimental[1].
Œuvres notables
modifierExpositions
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Monika Correa » (voir la liste des auteurs).
Références
modifier- 1 2 3 4 (en) Ghose, « Monika Correa: An artist at the loom », mint, (consulté le )
- 1 2 « Frieze London 2019 », jhavericontemporary.com (consulté le )
- ↑ (en) « Charles Correa obituary », the Guardian, (consulté le )
- 1 2 (en-GB) « The Looming Legacy », Open The Magazine, (consulté le )
- 1 2 (en-US) read, « Beautiful tapestry of a life well spent », Designyatra, (consulté le )
- 1 2 3 Priyansha Jain, « Loom of Life, Texture of Time », Art India, vol. 23, no 3, , p. 50–53 (lire en ligne
[PDF]) - 1 2 (en) Reema Gehi, « Threads of life », Mumbai Mirror, (consulté le )
- 1 2 3 « Approaching Abstraction », jhavericontemporary.com (consulté le )
- 1 2 « Lego - Monika Correa | Met », www.metmuseum.org (consulté le )
- ↑ « 10 Textile Artists You Should Know », India Art Fair, (consulté le )
- ↑ (en-GB) Tate, « ‘Original Sin’, Monika Correa, 1972 », Tate (consulté le )
- ↑ (en-US) « A Boston Summer Design Calendar », Boston Magazine, (consulté le )
- ↑ (en) « Meandering Warps | 24 January - 23 February 2013 », Chemould Prescott Road (consulté le )
- ↑ (en) « Taking a Thread for a Walk | MoMA », The Museum of Modern Art (consulté le )
- ↑ (en-US) « Rewind » [archive du ], Dhaka Art Summit (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :