Monique (caboteur)

Caboteur

La Monique est un caboteur construit en 1946 et disparu en 1953.

Monique
Type Caboteur
Histoire
Lancement 1946
Statut disparu en 1953
Caractéristiques techniques
Longueur 32,70 m
Maître-bau 7,10 m
Carrière
Armateur Société des îles Loyalty

Histoire

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La Monique est construit en 1946 en Nouvelle-Zélande pour l'US Navy. Lancé le 4 octobre 1945 à Port-Chalmers (Otago, Nouvelle-Zélande) sous le nom d'Avon, ce navire a été rebaptisé La Monique lors de sa vente le 6 novembre 1948. Ce caboteur mesure 32,70 m de long pour 7,10 m de large[1]. Après son arrivée à Nouméa le et un aller-retour vers Sydney entrepris le , la Monique réalise sa toute première tournée des côtes calédoniennes le [2].

Il appareille du village de Tadine, dans l'ile de Maré le à 14h00 à destination de Nouméa, avec à son bord 126 passagers, en majorité des Kanaks, 18 hommes d'équipage[3] et 200 tonnes de fret[4]. Il disparaît au cours de la nuit, alors que la visibilité est excellente, avec un vent faible[5]. Les recherches navales et aériennes débutent le 2 août pour s'achever le 9. Elles ne permettent de retrouver qu'une bouée de sauvetage et un fût d'essence provenant du navire; le bateau ou son épave restent introuvables[6]. Le seul vestige authentifié de La Monique est une bouée de sauvetage rouge et blanche portant l'inscription "Monique-Nouméa" découverte le 31 octobre 1953 sur la côte est de l'île Art, au nord de la Grande Terre[2].

Le bateau avait pour habitude de naviguer en surcharge. L'enquête menée à l'époque conclut que «Cette erreur était devenue routine». Les autorités ont supposé que la houle a fait chavirer le navire en surcharge mais aucune preuve corroborant cette théorie.

Plusieurs options étaient envisageables, la plus simple étant d'installer le monument au cimetière de Nouméa, aux côtés d'autres stèles commémoratives de naufrages. Toutefois, la liste fournie par l'état civil révéla que la plupart des victimes étaient originaires des Iles Loyauté, et surtout de Lifou. Il n'y avait donc aucune raison d'accorder ce rôle à Nouméa une fois de plus. De plus, un cimetière semblait peu approprié: pour préserver le souvenir et le mystère de la Monique, la stèle devait impérativement faire face à la mer[7].

C'est la mère de Louis-José Barbançon qui a suggéré d'ériger ce mémorial à Maré, plus précisément à Tadine, la dernière escale du navire et le dernier endroit où l'on vit les 126 passagers de la Monique. Par la suite, Louis-José Barbançon a pris contact avec Yewene Yewene Grand Chef de Nécé et conseiller territorial de Tadine, afin de transmettre la proposition aux autorités coutumières compétentes. Après l'accord des autorités coutumières et municipales de Maré, la Société d'Etudes Historiques a constitué en son sein un "Comité de la Monique" composé de Louis-José Barbançon (président) et des membres: Charles le Goll, Loïc Mangematin et Armand Wenegueï[8].

Le , Louis-José Barbançon s'est rendu sur l'île de Maré afin de rencontrer le maire, Jean-Marie Gambey, dont l'implication constante tout au long a été déterminante. Ce dernier a été très durement touché par la tragédie, sa sœur, son beau-frère ainsi que leurs quatre enfants faisant partie des disparus de la Monique. C'est en concertation avec les Anciens de Tadine que l'emplacement de la stèle commémorative a ensuite été défini[9].

Dans la mémoire calédonienne, ce drame inexpliqué reste un objet de deuil qui hante encore de nombreuses familles[4],[5].

Sources

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Notes et références

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  1. ↑ « Monique - Caboteur », sur memorial-national-des-marins.fr
  2. 1 2 Alain Le Breüs, Le destin tragique de la Monique, Nouméa, Fortunes de mer calédoniennes (ISBN 978-2-7466-3639-2)
  3. ↑ « Reportage : L’énigme de la Monique, Émission du 06/07/2012 », sur France TV
  4. 1 2 Nathalie Guibert, « Nouvelle-Calédonie : la célébration du naufrage de « La Monique » rassemble une société divisée », sur Le Monde (consulté le )
  5. 1 2 Alain Le Breüs, « A la recherche de la Monique », sur Patrimoine maritime de Nouvelle-Calédonie
  6. ↑ « Ils cherchaient une épave, ils tombent sur des bouteilles de bière », sur 20 minutes (consulté le )
  7. ↑ Louis-José Barbançon, Une stèle pour la "Monique", Nouvelle-Calédonie, le Comité la Monique et la Société d'Etudes Historiques, , 16 p. (ISBN 995.97 BAR[à vérifier : ISBN invalide]), p. 1, 2, 3, 7
  8. ↑ Louis-José Barbançon, Une stèle pour la "Monique", Nouvelle-Calédonie, Comité la Monique et la Société d'Etudes Historiques, , 16 p. (ISBN 995.97 BAR[à vérifier : ISBN invalide]), p. 1, 2, 3, 7
  9. ↑ Louis-José Barcançon, Une stèle pour la "Monique", Nouvelle-Calédonie, Comité la Monique et la société d'Etudes Historiques, , 16 p. (ISBN 995.97 BAR[à vérifier : ISBN invalide]), p. 1, 2, 3, 7

Liens externes

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