Monique Castillo

philosophe française

Monique Castillo, née le à Reims et morte le à Antony, est une philosophe française.

Monique Castillo
Biographie
Naissance
Décès
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AntonyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Monique Gisèle Roberte CastilloVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Directeurs de thèse
Site web
Distinction
Œuvres principales
Kant et l'avenir de la culture (1990)
La Responsabilité des modernes (2007)
Faire renaissance (2016)
La Raison d'agir (2023)

Biographie

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Monique Gisèle Roberte Castillo[1] naît en 1948 à Reims dans un milieu modeste. Après des études au Lycée Colbert à Reims, elle passe l’agrégation de philosophie en 1971 et est nommée professeur au lycée Fustel de Coulanges à Massy en 1972, où elle lance la première initiative en France d’une "Prépa SciencesPo". Elle-même sort diplômée de l’Institut d'études politiques de Paris en 1974[2].

Monique Castillo soutient sa première thèse de Doctorat sous la direction de Paul Ricoeur: De l’unité de l’ordre à l’unité du possible en 1980, puis sa thèse de Doctorat d’Etat sous la direction de Simone Goyard-Fabre: Histoire et politique dans la pensée de Kant en 1987. Elle consacre les premières années de sa carrière et ses premières publications à commenter l’œuvre de Kant[3],[4] et s’établit comme une des spécialistes de Kant reconnues mondialement.

Dès la fin des années 1990, Monique Castillo s’oriente vers les questions de philosophie politique appliquée au questionnement des modèles socio-économiques et des systèmes de valeurs[5]. Elle promeut une philosophie appliquée, particulièrement aux actions professionnelles (entreprendre, juger, enseigner, soigner) et aux questions politiques (mutabilité de l’espace public, guerre des symboles, citoyenneté numérique, éthique de l’innovation). Ses essais prônent un renouveau de l’humanisme, et traduisent un attachement à la communicabilité des idées au-delà des clivages partisans ou des sensibilités personnelles. Cela l’amène à intervenir dans des milieux très différents:

  • Le milieu militaire: membre du comité de rédaction de la revue Inflexions (revue de l’armée de terre dont l’ambition est de renforcer le dialogue entre civils et militaires) dès sa fondation , parmi des officiers et d'autres personnalités[6]. Elle est aussi conférencière à l'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale et membre du jury de l’Ecole de Guerre;
  • Le monde de l’entreprise, comme conférencière pour Hermes, Renault, EDF, SNCF, Thales... où nombre de ses idées-clés comme le courage de l’incertitude, l’innovation créatrice, le désir d’agir, la culture de la fécondité, etc. rencontrent un succès certain auprès d’un public de cadres dirigeants en quête d’un renouveau du rôle du leader comme contributeur du sens au travail;
  • La Grande Loge de France, où elle intervient régulièrement pour des cycles de conférences sur l’Europe, l’éthique publique, le dépassement de soi… Ainsi, certains de ses articles sont publiés dans Franc-Maçonnerie magazine;
  • Le milieu universitaire: membre au fil des années de nombreuses conventions universitaires (notamment du Conseil National des Universités), du comité de rédaction de diverses revues, ou du jury de plusieurs concours (CAPES, agrégation, etc.), elle établit également des liens forts et des échanges réguliers avec certaines universités étrangères, notamment en Roumanie, en Russie, en Tunisie ou au Brésil.
  • Particulièrement attachée à la transmission de la parole vivante, en écho à sa formation initiale théâtrale, elle est également active dans des conférences grand public, par exemple aux "Mardis de la Philo", où elle intervient sans interruption pendant plus de 15 ans.
Tombe de Monique Castillo au cimetière de Montmartre (division 10).

Ses articles sont publiés dans des revues aux sensibilités diverses: Etudes, Raison Présente, Franc-Maçonnerie magazine, Revue de métaphysique et de morale, Esprit

A la fin de sa carrière universitaire, elle est professeur émérite de l’Université Paris-Est, et professeur honoraire de l'Université technique de Cluj-Napoca (Roumanie).

Elle meurt le des suites d'une intervention chirurgicale liée à un cancer[7], et est inhumée au cimetière de Montmartre (division 10).

Itinéraire d'une pensée

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Monique Castillo doit d’abord sa reconnaissance philosophique à ses travaux sur la philosophie kantienne, avant de développer une pensée propre, dérivée de Kant mais aussi influencée par Paul Ricoeur ou encore Hannah Arendt. Il y a donc une continuité entre ses premiers travaux savants sur la pensée kantienne —entre autres publications : Kant et l’avenir de la culture (PUF, 1990), Kant, l’invention critique (Vrin, 1997), Kant, histoire et politique (Vrin, 1999)— et les essais philosophiques propres de Castillo, traitant des questions contemporaines. Le dernier, La raison d’agir (Vrin, 2023), ouvrage posthume, se présente comme la réunion, de réflexions inspirées par l’expérience vécue d’acteurs "en situation", dans l’école, l’entreprise, la société civile et militaire.

Ces réflexions fournissent également la matière et la thématique qui ont nourri les analyses de Faire renaissance (Vrin, 2016), dont le sous-titre "une éthique publique pour demain" dit le propos : il s’agit, sur fond d’une analyse de divers courants de pensée dominants contemporains, doublée de celle des conditions requises pour une éthique de valeur universelle, de jeter les bases d’un renouveau de l’humanisme, reflet de l’universalisme kantien pour notre temps.

L'unité et la continuité de la pensée se découvrent à partir de deux propositions conclusives de Kant et l’avenir de la culture :

  • La première résume sa lecture de l’idée de progrès dans la pensée kantienne : "le genre humain n’est pas unifié par une origine commune, mais par une finalité commune, qui est la tâche de devenir tout ce qu’il peut être, tiré en avant par l’idéal de sa propre perfection"[8] ;
  • La seconde définit le champ dans lequel on cherchera les signes du progrès — il est moral et sociétal : "l’horizon de la postérité (…) s’offre comme une source des obligations qui fondent une éthique du semblable"[9] ;
  • À quoi peut s’ajouter une troisième proposition, extraite celle-là du dernier chapitre de Kant, l’invention critique (1997), intitulé "Habiter le monde" : "la fin dernière de la nature en l’homme n’est pas le bonheur mais la culture."[10]

Faisant charnière entre ces travaux savants et les essais philosophiques propres portant sur les problématiques du monde d’aujourd’hui, La Responsabilité des Modernes (Kimé, 2007) examine la réception de l’universalisme kantien par les grandes philosophies qui lui ont succédé, annonce dans son avant-propos et sa conclusion le programme de ce qui deviendra le thème des publications suivantes. Cette responsabilité se veut celle d’une réflexion sur les conditions d’un renouveau de l’humanisme, caractérisé par un universalisme relationnel ou communicationnel. Fondé sur la volonté du sujet et le dépassement de soi[11], cet humanisme s’inspire, plutôt que d’une morale de l’intention, d’une morale de la décision[12].

Castillo s’attache, contre l’individualisme et le différentialisme, et la "guerre du sens" qu’ils engendrent, à jeter les bases d’un humanisme à même de créer "un espace public démocratique commun."[13] Démocratique, en ce sens que ses valeurs ne sont pas imposées d’en haut, mais inspirées d’en bas, c’est-à-dire non doctrinales. Humaniste, en ce sens qu’il cherche à élever l’humain vers la perfection morale à laquelle il est appelé, grâce au resserrement des liens constitués par des valeurs communes aux diverses façons de refléter le monde : "la pluralité doit être le principe d’un monde voulu en commun."[14] S’agissant d’éthique, et donc d’action, le questionnement philosophique prend parfois la forme de l’interpellation.

Une philosophie de l'histoire d'un point de vue éthique

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Au principe de la philosophie de l'histoire chez Castillo est la perfectibilité, concept forgé par les Lumières et selon lequel l’espèce humaine est douée de la faculté de s’améliorer et de progresser vers la perfection de sa nature (dans des mœurs toujours plus policées et grâce aux conduites et techniques novatrices qui les promeuvent). Ce perfectionnement moral qui n’aura jamais de fin n’est pas un effet de la nature mais un devoir-faire, un acte de la volonté.

Le progrès n’est pas un processus mais une projection de sens, une façon de penser, un idéal. L’idéal induit l’espérance, car "le progrès est un commencement qui se donne un avenir"[15], un commencement qui s’ouvre à sa propre postérité. Ainsi, c’est sa postérité qui donne sens à la génération qui l’a précédée et la justifie.

"La perfectibilité humaine fait de chaque individu un être de projet, de progression et de promesse [...] faisant ainsi du genre humain le dépositaire d’une immortalité potentielle, la disparition de celui qui meurt formant lien avec l’advenir de celui qui va naître."[16]

Le progrès se présente alors comme une tâche inachevable, "un perfectionnement qui n’aura jamais de fin." Ce perfectionnement ne se réalise pas dans la continuité d’un seul élan mais dans la permanence de nouveaux commencements. Le sens n’est donc pas dans le terme mais dans la tension vers le terme : Castillo établit une philosophie de l’histoire qui détermine une éthique comprise non comme un ensemble de normes, mais comme une façon d’être et une façon d’agir.

Cette perfectibilité atteste l’inachèvement de l’homme, dont l’achèvement réside dans la culture. Ce qui est pour l’espèce une destination par nature est pour l’individu une vocation par volonté. Ainsi l’Histoire se transpose en une histoire, qui "écrit sa propre découverte du monde, inachevable."[17]

Une philosophie de l'existence : la culture ou l'achèvement de l'humain

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L’humanisme place la fin dernière de l’homme dans la culture : la culture, souligne Castillo, consiste à sortir de la nature grâce aux ressources de la nature. C’est ainsi que l’homme passe des dispositions (naturelles) aux potentialités (productions de la culture), et enfin à la capabilité, conçue comme "pouvoir effectif d’agir." Ainsi la parole (disposition naturelle) permet la langue, diverse et évolutive (potentialité culturelle), puis le discours (capabilité), qui emporte l’adhésion et forge la conviction.

Les dispositions naturelles étant anhistoriques, il n’y a pas de modèle à suivre ou reproduire, et les potentialités culturelles, historiques, produits de l’invention de l’esprit, ne peuvent qu’être des approximations, des tentatives dont l’ambiguïté tient au plus ou moins grand rôle qu’y joue la rationalité calculatrice. L’intelligence, dont la nature est de s’adapter aux circonstances, et qui est son instrument, sert à mettre à exécution l’inspiration que met en mouvement l’esprit, lequel s’appuie sur la liberté qui inspire le choix d’une valeur éthique. Ainsi peuvent s’opposer ou se hiérarchiser les œuvres de l’esprit et les opérations de l’intelligence selon que l’homme s’augmente de ressources extérieures ou se grandit de ses ressources intérieures.

C’est dans le dépassement de soi par la recréation de soi que s’accomplit la culture. Comme l’Histoire est la permanence de nouveaux commencements, une histoire est pour chacun celle de la recréation périodique de soi. Devenir soi-même (l’ipséité), c’est n’être plus le même (l’identité). Dans tous les cas, l’exigence à laquelle Monique Castillo soumet l’action humaine c’est de "réinventer son identité" afin de se mettre dans l’état de reconnaître le semblable dans le divers humain, c’est proprement "d'agrandir l’existence individuelle à la mesure de la vie de l’espèce humaine."[18]

Homme augmenté, homme grandi : le transhumanisme n’est pas un humanisme

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C’est pourquoi le transhumanisme, bien qu'il professe également une théorie du progrès, n’est pas un humanisme. Monique Castillo parle d'"homme grandi", comme de l’idéal de l’humanisme, par opposition à l'"homme augmenté" — le produit rêvé du courant de pensée transhumaniste.

Le transhumanisme n’est pas un humanisme avancé, c’en est même le contraire : l’humanisme est de l’ordre de l’esprit, il est créateur d’histoire ; le transhumanisme est de l’ordre de l’intelligence, il produit des opportunités. Le transhumanisme génère de l’utopie et a pour valeur la performance (la préoccupation technique) et pour critère de valeur l’efficacité. L’humanisme poursuit un idéal et a pour valeur l’excellence (le souci éthique) et pour critère de valeur la fécondité de l'action.

Dit autrement, le premier place le progrès dans le sujet, qui fait histoire, puisant dans ses ressources intérieures, le second dans l’objet, qui n’a qu’une durée, grâce à des ressources extérieures qu’il exploite.

"Les progrès de la technologie tendent à faire de la puissance le substitut de la grandeur. Notre imaginaire de la puissance est lié à l’ampleur exceptionnelle des possibles engendrés par la technologie (...) L’homme augmenté n’est pas l’homme grandi. On voit dans ces programmes une manifestation de la puissance par la performance plutôt que de l’aspiration à la grandeur."[19]

Une pensée de l'action: une culture de la création

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Caractère de l'action: esprit moteur et intelligence combinatrice

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"L’espérance réclame des raisons d’agir"[20] par lesquelles "nous nous rendons plus parfaits que nous a créés la seule nature"[21] écrit Monique Castillo. Les raisons d’agir sont induites de l’espérance, non de la nécessité ou de la prudence, une forme de l’esprit qui s’oppose aux calculs de la pure ou simple intelligence.

Chez Castillo, l’action est transformation de soi par la mise au jour de potentialités nouvelles. Au commencement est l’esprit ou pouvoir fécondant: il suscite ou ressuscite. Le pouvoir fécondant de l’esprit est une culture de la création : une "perfectibilité collective en marche", un ensemble de potentialités à accomplir, dont l’éthique, plutôt que l’efficacité des moyens fournis par l’intelligence, recherche la fécondité des fins et se définit par l’excellence plutôt que par la performance. Cette culture s’oppose aux manières chosistes (réductrices), causalistes et technicistes de penser et d’agir.

L’action peut donc poursuivre deux ambitions.

  • Celle d’ "avoir le pouvoir sur", ou pouvoir de conditionner, engendrée par une relation technique d’un individu à un autre. C’est le pouvoir de la domination, du conditionnement. Cet usage technique de l’homme est le fait de l’intelligence — traduit en termes kantien, c'est traiter l'homme comme moyen.
  • Celle de "donner le pouvoir de", ou pouvoir d’inspirer, fondée sur une relation éthique. C’est le pouvoir de la donation, de la "capabilisation". Ce traitement éthique de l’homme est le fruit de l’esprit — en termes kantiens, c'est traiter l'homme comme fin.
La médiation du langage ou médiation symbolique
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La culture commence par la maîtrise des symboles. Ceux-ci sont de deux sortes : ceux par lesquels on désigne directement les choses et apprend à connaître, construire, et dire le réel (concepts généraux, codes et conduites spécifiques), et ceux qui signifient, font signe et disent indirectement les valeurs qui y sont attachées.

Les premiers sont d’ordre social, c’est la tâche ou mission de l’école que de les inculquer au plus grand nombre comme pouvoir de connaître et de juger pour prévenir l’influence de ceux qui, en ayant la maîtrise, les utilisent comme outils de domination.

Les seconds sont d’ordre existentiel, lorsque culture et culte sont liés et que se heurtent l'autorité de la raison et autorité de la révélation, au risque d’engendrer "la guerre du sens". C’est la tâche de l’interprète que de faire reconnaître sous la figure doctrinale étrangère à la raison une valeur éthique de portée universelle. Ce que Castillo nomme une "politique de symbolisation" et qui réclame, pour le croyant, "la sublimation (…) de ses raisons de comprendre."[22] Par là on réinvente son identité et la donation est réciproque.

Voies différenciées de la recréation de soi
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La recréation de soi peut être :

  • Un instrument de la raison : la critique de soi (ou autocritique) en tant que réinitialisation de l’énergie créatrice, comme recréation perpétuelle de soi et ressourcement créateur.
  • Un ressort de l’esprit : la sublimation ou le désir transformé, spiritualisé par l’idéal. La recréation de soi est alors au cœur de l’inspiration créatrice, elle fait de nous des donateurs et inventeurs de sens. "Une culture de la création (…) définit une société ouverte, de l’intérieur, par la sublimation."[23]

Humanisme et idéal

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L’idéal

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L'idéal se distingue de l'utopie : l'idéal est de l'ordre de l'esprit, l'utopie est de l'ordre de la pure intelligence. Celui-là engendre l’histoire, celui-ci ignore l’histoire : même quand elle se conjugue au futur, elle est dans un perpétuel présent. L’un est projection de sens en ce que la perfectibilité n’offre pas de voie toute tracée, l’autre une clôture du sens en ce que la perfection qu’elle représente ne s’atteint que par une unique voie.

Ce que l'idéal projette ainsi, c'est l'unité de l'espèce humaine elle-même: non un donné, mais une tâche confiée à l'histoire. L’unité de l’espèce humaine est d’ordre moral et ne s’accomplit qu’à la fin de son histoire, laquelle est indéfinie.

La perfection de la nature humaine s’atteint par la culture, laquelle consiste dans le dépassement de la nature — de là naît la valeur éthique de l’action. Elle consiste en le complet développement de toutes les dispositions naturelles convergeant vers l’unité morale : "La destination de la culture est de rendre finales les aptitudes humaines."[24]

L’humanisme de demain

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C’est pourquoi un humanisme d’avenir doit consister dans la construction symbolique (en d’autres termes, par la médiation du langage) du sens commun de la pluralité du monde. On préférera la confrontation par l’interprétation à l’affrontement de signe à signe, de valeur à valeur (autrement dit "la guerre du sens") qui est d’ordre plus existentiel que politique.

C’est l’échange du Je et du Tu dans le Nous instituant le sens commun qui est le modèle du travail de l’esprit. Cela répond à l’ambition finale de constituer, sur le plan de l’éthique, un ensemble d’ensembles culturels, analogue, sur le plan politique, à une confédération des peuples, une forme, faite d'interaction, de l’universalité humaine.

Ouvrages

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  • La Raison d'agir, avec Romain Leroy-Castillo, Vrin, Paris, France, 2023[25],[26]
  • Faire Renaissance: une éthique publique pour demain, Vrin, Paris, France, 2016[5]
  • L'Identité en questions, Cercle Condorcet, Auxerre, France, 2013
  • Qu'est-ce qu'être Européen?, Cercle Condorcet, Auxerre, France, 2012
  • Les Médiations: la justice autrement?, Arghos, France, 2011
  • Le Pouvoir - puissance et sens, Michalon, Paris, France, 2008
  • La Responsabilité des modernes, Kimé, Paris, France, 2007
  • Connaître la guerre, penser la paix, Kimé, Paris, France, 2005
  • Criticisme et religion, L'Harmattan, Paris, France, 2004
  • Morale et politique des Droits de l'Homme, Georg Olms Verlag, Hildesheim, Allemagne, 2003
  • La citoyenneté en question, Ellipses, Paris, France, 2002
  • L'humanisme et les Lumières en question, Ellipses, Paris, France, 2001
  • L'Europe de Kant, Privat, Paris, France, 2001
  • Histoire et Politique, avec Gérard Leroy, Vrin, Paris, France, 1998
  • La Paix - raisons d'État et sagesses des nations, Hatier, Paris, France, 1997
  • Kant, l'invention critique, Vrin, Paris, France, 1997
  • Kant et l'avenir de la culture, Presses Universitaires de France, Paris, France, 1990[3]

Hommages

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  • "Décès de Monique Castillo"[27], par Jean-Michel Dardour, Campus Maçonnique,
  • "Inflexions en deuil"[28], revue Inflexions,
  • "La philosophe Monique Castillo est morte"[29], Livres Hebdo,
  • "Hommage à Monique Castillo"[30], par Laurence Devillairs, Les Mardis de la Philo,
  • "La mort de la philosophe Monique Castillo"[31], par Roger Pol-Droit, Le Monde,
  • "Décès de Monique Castillo"[32], Société d'Études Kantiennes de langue française,
  • "Hommage à Monique Castillo"[33], par Jocelin Morand,
  • "Décès de Monique Castillo"[34], par Frédéric Gros, Université Paris-Est,
  • "Hommage à Monique Castillo"[35], par Diane d'Audiffret, United Persons for Humaness
  • (ru) "In Memoriam de notre collègue le Professeur Monique Castillo (1948–2019)"[36], Revue russe des sciences philosophiques, no 62, 2019(9)
  • Matinée d'hommage à Monique Castillo[37], Centre national de la fonction publique territoriale,
  • "Héroïsme en démocratie. Hommage à Monique Castillo", revue Inflexions, hors-série,
  • "In Memoriam - Monique Castillo", par Constantin Vică et Viorel Vizureanu, Annals of the University of Bucharest, [38]
  • "Sortir de la crise symbolique. Hommage à Monique Castillo"[39], par Norbert Campagna, Luxemburger Wort,
  • "Hommage à Monique Castillo - La Raison d'agir", Les Mardis de la Philo, [40]

Notes et références

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  1. WebLogin, « Mme CASTILLO Monique Gisèle Roberte - Décès en France - Moteur de recherche des personnes décédées en France », sur www.deces-en-france.fr (consulté le )
  2. « Sciences Po Alumni », sur sciences-po.asso.fr (consulté le ).
  3. 1 2 « Actualités kantiennes », Le Monde, (lire en ligne)
  4. Roger-Pol Droit, « Kant comme poison et comme remède », Le Monde, (lire en ligne)
  5. 1 2 « Recensions », Études,, , p. 117-144 (lire en ligne)
  6. Nathalie Guibert, « Le général François Lecointre, chef de guerre et « penseur » de l’armée », Le Monde, (lire en ligne)
  7. Roger-Pol Droit, « La mort de la philosophe Monique Castillo », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  8. Monique Castillo, Kant et l'avenir de la culture, Paris, Presses Universitaires de France, , 300 p. (ISBN 978-2130428718, présentation en ligne), p. 231
  9. Monique Castillo, Kant et l'avenir de la culture, Paris, Presses Universitaires de France, , 300 p. (ISBN 978-2130428718, présentation en ligne), p. 241
  10. Monique Castillo, Kant, l'invention critique, Paris, Vrin, , 245 p. (ISBN 978-2-7116-1300-7, présentation en ligne), p. 219
  11. Monique Castillo, La responsabilité des Modernes, Paris, Kimé, , 288 p. (ISBN 978-2841744169, présentation en ligne), p. 267
  12. Monique Castillo, La responsabilité des Modernes, Paris, Kimé, , 288 p. (ISBN 978-2841744169, présentation en ligne), p. 27
  13. Monique Castillo, Faire renaissance, Paris, Vrin, , 256 p. (ISBN 978-2-7116-2676-2, présentation en ligne), p. 23
  14. Monique Castillo, Faire renaissance, Paris, Vrin, , 256 p. (ISBN 978-2-7116-2676-2, présentation en ligne), p. 110
  15. Monique Castillo, La responsabilité des Modernes, Paris, Kimé, , 288 p. (ISBN 978-2841744169, présentation en ligne), p. 217
  16. Monique Castillo, La raison d'agir, Paris, Vrin, , 267 p. (ISBN 978-2-7116-3125-4, présentation en ligne), p. 266
  17. Monique Castillo, Faire renaissance, Paris, Vrin, , 257 p. (ISBN 978-2711626762), p. 232
  18. Monique Castillo, La raison d'agir, Paris, Vrin, , 267 p. (ISBN 978-2-7116-3125-4, présentation en ligne), p. 256
  19. Monique Castillo, La raison d'agir, Paris, Vrin, , 267 p. (ISBN 978-2-7116-3125-4, présentation en ligne), p. 262
  20. Monique Castillo, Kant et l'avenir de la culture, Paris, Vrin, , 300 p. (ISBN 978-2130428718, présentation en ligne), p. 150
  21. Monique Castillo, La responsabilité des Modernes, Paris, Kimé, , 288 p. (ISBN 978-2841744169, présentation en ligne), p. 246
  22. Monique Castillo, Faire renaissance, Paris, Vrin, , 253 p. (ISBN 978-2-7116-2676-2, présentation en ligne), p. 169
  23. Monique Castillo, Faire renaissance, Paris, Vrin, , 253 p. (ISBN 978-2-7116-2676-2, présentation en ligne), p. 31
  24. Monique Castillo, Kant et l'avenir de la culture, Paris, Vrin, , 300 p. (ISBN 978-2130428718, présentation en ligne), p. 162
  25. « Les brèves critiques du « Monde des livres » : Imogen Binnie, Georgia Doll, Richard Glazar, Wilfried N’Sondé… », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  26. « Interview : Romain Leroy-Castillo », sur Franc Maçonnerie Magazine, (consulté le ).
  27. « Décès de Monique Castillo », sur Campus Maçonnique, (consulté le )
  28. « Inflexions en deuil », sur Inflexions (consulté le )
  29. Alexiane Guchereau, « La philosophe Monique Castillo est morte » Accès payant, sur Livres Hebdo, (consulté le ).
  30. « Hommage à Monique Castillo », sur Les Mardis de la Philo, (consulté le )
  31. « La mort de la philosophe Monique Castillo », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  32. « Décès de Monique Castillo » [archive du ], sur etudeskantiennes.mozello.fr (consulté le )
  33. Jocelin Morand, « Hommage à Monique Castillo », (consulté le )
  34. Benedicte Ray, « Intranet UPEC - Avis de décès : Monique Castillo », sur Intranet UPEC (consulté le )
  35. Blandine, « Hommage à Monique Castillo » [archive du ], sur UP for Humanness, (consulté le )
  36. (ru) От Редакции, « Памяти коллеги – профессора Моник Кастийо (1948–2019) », sur Философские науки, (consulté le )
  37. Denis Cristol, « Hommage à Monique Castillo », sur Apprendre Autrement (consulté le )
  38. (en-US) « In Memoriam: Monique Castillo (1948-2019) », Annals of the University of Bucharest, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  39. « PressReader.com - Journaux du Monde Entier », sur pressreader.com (consulté le )
  40. « Hommage à Monique Castillo – La raison d’agir », sur Les Mardis de la Philo, (consulté le )

Pour approfondir

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Liens externes

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