Monique Livry-Level
Monique Livry-Level (épouse Corblet de Fallerans) est une résistante française née le à Paris et morte à Bayeux le [1],[2],[3].
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Monique Thérèse Marie Dominique Level |
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| Lieu de détention |
Ravensbrück (- |
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Biographie
modifierFille de Philippe Livry-Level, futur compagnon de la Libération, engagé dans la RAF depuis 1941, Monique Livry-Level se trouvait dans le château familial d'Audrieu dans le Calvados, entre Caen et Bayeux, lors du débarquement allié de juin 1944. Le château était occupé par des éléments de la 12e division blindée SS Hitlerjugend qui exécutèrent dans le parc une vingtaine de soldats canadiens faits prisonniers.
Elle est recrutée par un officier britannique, le capitaine Attlee, avec comme mission de traverser les lignes allemandes et transmettre des renseignements aux forces alliées. Arrêtée le , elle est interrogée par la Gestapo à Vimoutiers, puis transférée à Alençon le 20 juillet et emprisonnée au Château des ducs[4]. Le 9 août, devant la progression des forces alliées, les derniers détenus de la prison d’Alençon sont évacués à bord d’une traction avant et d’une ambulance. Arrivé à Mortagne, le convoi est arrêté par l’armée allemande qui veut récupérer l’ambulance pour transporter des blessés. Il repart néanmoins et arrive au château de Brotz, où s’est installé quelques jours plus tôt Richard Reinhardt, chef de la Gestapo de l’Orne. Décision est prise de liquider les prisonniers sur place. Dans un premier temps, le bras droit de Reinhardt, Bernard Jardin, annonce à Monique Livry-Level qu'il va l'éxécuter : « Tu as joué, tu as perdu, tu dois payer »[4]. Il change finalement d'avis et après une violente discussion avec Reinhardt, s’oppose à l’exécution de Monique Livry-Level. Daniel Desmeulles[5], chef de l’OCM, considéré comme une prise importante, échappe aussi à l'exécution[4]. Les 5 autres résistants prisonniers, François Bouilhac, Fernand Chasseguet, Jean Mazeline , Alfred Frémiot et Jean Moreau , sont exécutés à L’Hôme-Chamondot à la lisière d’un bois jouxtant le château de Brotz[6].
Monique Livry-Level est transférée à Fresnes le 10 août, puis déportée à Ravensbrück le par le "convoi des 57000"[7]. Déplacée aux camps de travaux forcés de Torgau, Abteroda et Markkleeberg, elle réussit à s'échapper lors de la marche de la mort qui suit l'évacuation du camp le 13 avril 1945. Dans la nuit du 15 avril, près d'Oschatz, elle réussit avec quatre autres déportées françaises à se joindre à un groupe d'une centaine de travailleuses libres belges fuyant les bombardements[4]. Les Françaises sont confiées à des prisonniers de guerre français du village voisin de Stauchitz, qui est libéré par l'Armée rouge le 22 ou 23 avril 1945. Ayant réussi à rejoindre les Américains à Leipzig, Monique Livry-Level est rapatriée en France le 8 mai 1945[4].
Distinctions
modifierOuvrage
modifier- Voyage nocturne au bout du parc, d’Audrieu à Ravensbrück , éditions Heimdal, 1994.
Notes et références
modifier- ↑ AFP, « Décès de la résistante normande Monique Corblet de Fallerans », sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
- 1 2 Catherine Berra, « Monique Livry-Level est décédée », sur france3.fr, France 3 Basse-Normandie, (consulté le ).
- ↑ « MatchID - moteur de recherche des personnes décédées », sur deces.matchid.io (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Monique Corblet de Fallerans, Voyage Nocturne Au Bout Du Parc, Editions Heimdal, , 182 p. (ISBN 978-2840480068), p110-112
- ↑ Alain Dalançon, « Desmeulles Daniel, Louis, Henri », sur maitron.fr, (consulté le )
- ↑ Fabienne Gérault, « « Ils ont creusé leur tombe » : en 1944, la Gestapo exécutait cinq résistants dans l’Orne », Ouest-France, (lire en ligne)
- ↑ Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.264 parti de Pantin le 15 août 1944 » (consulté le )