Monique de Marco

femme politique française

Monique de Marco, née le à Decazeville, dans l'Aveyron, est une femme politique française.

Monique de Marco
Illustration.
Monique de Marco en 2024.
Fonctions
Sénatrice française
En fonction depuis le
(5 ans, 11 mois et 8 jours)
Élection 27 septembre 2020
Circonscription Gironde
Groupe politique GEST
Prédécesseur Françoise Cartron
Conseillère municipale de Talence

(24 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection
Réélection

Conseillère régionale d'Aquitaine
Vice-présidente (2010-2015)

(11 ans, 8 mois et 12 jours)
Élection 28 mars 2004
Réélection 21 mars 2010
Président Alain Rousset
Biographie
Nom de naissance Monique Truel
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Decazeville (France)
Nationalité Française
Parti politique LV (1990-2010)
EELV/LE (depuis 2010)
Profession Enseignante

Elle est sénatrice écologiste de la Gironde depuis .

Biographie

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Après son baccalauréat obtenu à 18 ans, Monique de Marco, née Truel, s'installe en 1971 à Bordeaux pour y suivre ses études. Elle exerce comme professeure de technologie en collège durant trente ans et habite Talence depuis 1990.

Dans les années 1980, elle créé un collectif d’opposition au camp militaire du Larzac[1], milite dans des comités anti-nucléaires puis s'engage dans les années 1990 auprès d’associations environnementales[2].

En 1990, elle adhère au parti Les Verts au sein du groupe départemental de la Gironde puis en 1992 à celui régional d’Aquitaine[3].

Administratrice d’associations de protection de la nature (FNE Nouvelle Aquitaine, SEPANSO...) elle a participé ces dernières années à des programmes prospectifs tels que dernièrement le SRADDET de Nouvelle Aquitaine approuvé en [4].

Parcours politique

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En , elle entre dans la vie politique locale en tant que suppléante de Noël Mamère, maire de Bègles depuis 1989 et candidat écologiste aux élections législatives (3e circonscription de la Gironde). Noel Mamère échouera face au candidat du RPR, Gérard Castagnéra (1943-), maire de Talence[1].

Aux élections municipales de 1995, elle conduit à Talence la liste autonome des Verts, qui obtient 8,8 % des votes et n'a aucun élu[5].

Aux élections municipales suivantes en 2001, à nouveau tête de liste autonome des Verts, elle entre cette fois au conseil municipal après avoir obtenu 19 % des voix exprimées.

En , elle conduit la liste des Verts aux élections cantonales sur le canton de Talence. Sa liste obtient 11 % des voix au premier tour, mais se retrouve devancée par les socialistes et le centre. Au 2e tour, Gilles Savary (PS) l’emporte sur Alain Cazabonne (UDF).

La même année, à l'occasion des élections régionales, elle est élue au Conseil régional d'Aquitaine sur la liste d'Alain Rousset avec huit autres écologistes[6].

Aux municipales de 2008 à Talence, elle est en seconde position sur une liste d’union conduite par le socialiste Gilles Savary. La liste est battue au second tour par celle d’Alain Cazabonne[7]. Monique de Marco est cependant réélue avec 8 autres colistiers. Gilles Savary démissionne du Conseil municipal.

Monique de Marco est désignée par Europe Écologie Les Verts tête de liste aux élections régionales d’Aquitaine de 2010. Elle a été préférée à Marie Bové, fille aînée de José Bové. À cette élection de 2010, contrairement à celle de 2004, les Verts ne font pas liste commune avec le PS, reprochant au président Alain Rousset son soutien aux grands projets de construction d’infrastructures (LGV Sud Europe Atlantique et Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, Autoroute A65 entre Langon et Pau). Au second tour, après avoir fusionné sa liste avec celle d'Alain Rousset, elle est réélue et devient vice-présidente du Conseil régional chargée de l'environnement et de l'adaptation au changement climatique[8]. À ce titre, elle a conduit des projets tels que les Territoires à énergie positive, l’Agence régionale de la biodiversité ou encore le Comité scientifique régional sur le changement climatique en Aquitaine (AcclimTerra)[9]. Pour se consacrer pleinement à son mandat de vice-présidente, elle choisit d'être détachée de son poste de professeur de technologie à Bordeaux[3].

Aux élections municipales de Talence de 2014, Monique de Marco est à nouveau tête de liste d’Europe Écologie Les Verts (EELV) et, avec 17 % des voix, obtient trois élus (elle-même, Armand Guérin et Isabelle Rami)[10],[5].

En , Monique de Marco se présente pour la première fois aux élections sénatoriales de la Gironde. Tête de liste EELV, avec moins de 5 % des voix des grands électeurs girondins, elle n'obtient aucun poste au Sénat.

En 2020, pour les élections municipales de Talence, Monique de Marco est en 7e position sur la liste d’union de la gauche conduite par une autre écologiste, Isabelle Rami[11], qui obtient 39 % des suffrages[12]. De Marco est réélue avec sept autres élus d’opposition au Conseil municipal, qui totalise 43 sièges[13].

Elle se présente ensuite pour la deuxième fois aux élections sénatoriales de la Gironde de septembre 2020. Bénéficiant des bons résultats de la gauche et des écologistes aux municipales, notamment à Bordeaux et sur la Métropole bordelaise, ce qui a renouvelé 60 % des grands électeurs girondins, elle est élue sénatrice le dimanche avec 489 voix, soit 14 % des votants, ayant pour cela réussi à élargir sa base électorale au-delà des limites de la métropole, dans les communes péri-urbaines et rurales[14]. Elle évince ainsi la sénatrice sortante LREM Françoise Cartron, ex-PS, qui n’obtient que 8 % des voix, et rejoint au Sénat son collègue du conseil municipal de Talence, l'ex-maire MoDem de la ville Alain Cazabonne.

Monique de Marco prend ses fonctions au Palais du Luxembourg à partir du jeudi , jour de l'élection du président du Sénat.

La sénatrice Monique de Marco, avec d'autres élus dont le maire de La Teste, s'oppose en 2021 avec succès à un projet de plan simple de gestion d'un des propriétaires de la forêt usagère de La Teste, car contraire au droit régissant cette forêt au statut juridique particulier. Par ailleurs, les pistes facilitant le passage des engins des pompiers devaient être élargies, mais les travaux ont pris du retard en raison de l'opposition d'une association des usagers. Ainsi, l'incendie de la forêt de La Teste-de-Buch en a commencé sans que ces travaux d'entretien ne soient réalisés. Une confusion s'étant opérée entre ces deux dossiers, une polémique a éclaté durant la catastrophe, mettant en cause la responsabilité des écologistes. Plus particulièrement, la sénatrice Monique de Marco a été la cible d'attaques violentes allant jusqu'à des menaces de mort. Elle a porté plainte[15],[16],[17].

Activité législative

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Dès octobre 2020, elle rejoint la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. Elle en devient vice-présidente[18].

Défense des langues régionales

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Le 10 novembre 2020[19], Monique de Marco est désignée rapporteuse de la proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, dite « loi Molac », du nom de Paul Molac, député du Morbihan.

Le texte vise notamment à intégrer les langues régionales dans le code du patrimoine, à prévoir une dérogation à la loi de 1994 relative à l'usage de la langue française, et à permettre aux services publics l'affichage de traductions en langues régionales[20].

La loi est définitivement adoptée le 8 avril 2021 et promulguée le 23 mai 2021[21].

Renforcement des moyens de lutte contre les incendies

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À la suite des incendies dévastateurs de l'été 2022 sur le littoral atlantique, Monique de Marco propose la création d'une deuxième base Canadair en Gironde, également revendiquée par les départements de Gironde et des Landes, l'unique base étant aujourd'hui située dans le Gard[22].

Son amendement[23] à la loi d'orientation de la programmation du ministère de l'Intérieur est adopté le 11 octobre 2022, après un premier avis défavorable du rapporteur Marc-Philippe Daubresse, puis une proposition de rectification du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin[24], visant à l'atténuer et à contraindre seulement le Gouvernement à "étudier la création d'une deuxième base".

En mars 2023, Monique de Marco participe aux débats sur la proposition de loi[25] visant à adapter la défense extérieure contre les incendies à la réalité des territoires ruraux du groupe Union centriste. Le texte vise à abaisser les contraintes pour les élus en zone rurale concernant le maintien du maillage de points d’eau incendie nécessaire au branchement des lances, alors que le risque incendie estival progresse sur tout le territoire[26]. Dans le débat, Monique de Marco insiste sur la nécessité de cartographier les points d’eau accessibles aux SDIS en cas d'incendie, y compris privés, pour faire face au manque structurel d'investissement de l'État dans ces réseaux fragilisés. Elle fait adopter un amendement destiné à maintenir un haut niveau d’information des élus locaux quant aux effets du réchauffement climatique sur le risque incendie[27].

Le 4 avril 2023, le Gouvernement s'oppose à un nouvel amendement déposé par Monique de Marco visant à rendre la création d'une deuxième base Canadair obligatoire. Selon la ministre déléguée Dominique Faure, « la souplesse de l’organisation opérationnelle permet de projeter des détachements en fonction de l’analyse des risques et des besoins »[28].

Interdiction des centrales nucléaires en zones inondables

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Le 17 janvier 2023, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'accélération des procédures liées à la création de nouveaux réacteurs nucléaires, le Sénat adopte l'amendement[29] de Monique de Marco visant empêcher l'installation de nouvelles centrales en zone inondable[30]. Son amendement fait référence aux incidents survenus à la centrale du Blayais, lors de la tempête Martin du 27 décembre 1999.

Cette mention adoptée par le Sénat est cependant supprimée de la loi après son examen à l'Assemblée nationale[31].

Opposition au « choc des savoirs » dans l’Éducation nationale

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Retraitée de l’Éducation nationale, Monique de Marco s'oppose à la réforme dite du « choc des savoirs » annoncée par le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal le 5 octobre 2023[32].

Le , lors de l'examen des crédits de l'enseignement scolaire pendant la loi de finances, elle déclare à la tribune : « En quelques mois, les idées de réformes ont fusé dans la presse : remise en cause du collège unique, institution de groupes de niveaux ou encore « écoles normales du XXIe siècle » ; on pense parfois qu’il suffit d’accoler les mots « XXIe siècle » à une vieille idée pour donner une impression de nouveauté. »[33]

Fin avril 2024, avec d'autres élus écologistes, elle dépose devant le Conseil d'État un recours contre le décret et l'arrêté organisant la réforme des groupes de niveaux, parallèlement aux recours des syndicats d'enseignants et de directeurs d'établissements, massivement opposés à cette mesure et aux conditions de sa mise en œuvre[34],[35]. À la suite de ces recours, la réforme est annulée le 28 novembre 2024 pour vice de forme[36].

Après l'annulation, la nouvelle ministre de l’Éducation Nicole Belloubet publie un nouveau décret de mise en œuvre, redonnant plus de pouvoir aux établissements et rendant l'instauration de groupes de niveaux simplement facultative. Monique de Marco maintient son opposition totale à la réforme[37].

Le 12 mars 2026, un décret abandonne définitivement la réforme[38].

Lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans le cinéma

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En février 2024, le Sénat examine une proposition de loi visant à conforter la filière cinématographique en France. À cette occasion Monique de Marco dépose plusieurs amendements[39] visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes durant les tournages et les promotions de films, plusieurs années après le début du mouvement #metoo et quelques mois après l'affaire Depardieu. Au moment de la commission, le mercredi 7 février 2024, l'ensemble des amendements sont rejetés à l'unanimité[40].

Le 8 février, plusieurs membres de la commission de la culture dont Monique de Marco participent à un déplacement dans les locaux de Radio France au moment où Judith Godrèche fait ses révélations concernant les violences qu'elle a subies, enfant[41].

À la suite du déplacement, le rapporteur de la proposition de loi Jérémy Bacchi propose à Monique de Marco de redéposer l'un de ses amendements partiellement modifié, pour sanctionner les productions à rembourser les aides publiques perçues en cas de violences et d'absence de mesures de prévention mises en place[42]. Une tribune de Monique de Marco parait dans Le Monde le 10 février[43]. L'amendement, désormais largement cosigné, est adopté à l'unanimité le 14 février en séance[44].

Renforcement des contrôles de l’État dans l'enseignement privé

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À la suite de la démission de la ministre de l’Éducation nationale Amélie Oudéa Castera en raison de la polémique autour de la scolarisation de ses enfants dans l'établissement privé Stanislas, visé par une enquête administrative commandée par Pap Ndiaye, et après le commencement de l'affaire Betharram, Monique de Marco appelle à une modification de la loi dès le 15 février 2024[45]. Elle dépose une résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sénatoriale le 20 mars 2024[46],[47]. Mais le président de la commission de la culture du Sénat ne donne pas suite à sa demande, et une commission d'enquête est ouverte à l'Assemblée nationale[48].

En avril 2025, Monique de Marco appelle à la fermeture de l'établissement des beaux Rameaux, ex Bétharram[49]. Elle soutient la libération de la parole et appelle à un durcissement législatif pour le renforcement des contrôles sur le plateau de Public Sénat le 5 mai 2025[50]. Le secrétariat général de l'enseignement catholique confirme la fermeture de l'établissement de Betharram le 26 janvier 2026[51].

Opposition à la ligne à grande vitesse du sud-ouest

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Opposition constante à la taxe spéciale d'équipement

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Le 19 novembre 2022, Monique de Marco propose la suppression de la taxe spéciale d'équipement imposée aux communes situées à moins de 60 minutes de trajet des nouvelles lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax[52]. En tant que conseillère régionale, elle s'était déjà opposée au financement local[53]. Selon son amendement, « un investissement public dans le ferroviaire pour réduire le temps de trajet au sud de Bordeaux est nécessaire mais la seule solution réaliste, pour les finances publiques comme pour l’environnement, est l’aménagement des voies existantes. Le projet de LGV représente un coût 14,3 milliards d’euros et une destruction de près de 5 000 hectares d’espaces naturels dont près de 2 000 hectares de forêts. Le scénario alternatif d’aménagement des voies existantes réduit largement les emprises au sol, coûte 8 milliards d’euros de moins et permet des temps de trajet pratiquement équivalents à ceux du projet de lignes nouvelles. »"[54]

Elle renouvèle par la suite sa proposition d'amendement le 28 novembre 2023[55] et le 30 novembre 2024[56], proposition toujours rejetée par le Gouvernement et la majorité sénatoriale.

Protection de la vallée du Ciron et reconnaissance des droits de la nature

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Le projet de LGV du sud-ouest fait l'objet d'une importante opposition militante, notamment dans la vallée du Ciron, particulièrement menacée par le tracé de la nouvelle ligne[57]. Le 12 septembre 2025, Monique de Marco dépose une proposition de loi visant à modifier la Charte de l'environnement pour consacrer les droits de la nature[58], prenant l'exemple du Ciron. Cette proposition prend acte de l'échec des recours déposés par les opposants aux lignes LGV pour protéger les espaces naturels situés sur les tracés[59].

La proposition de loi s'inspire de la loi espagnole pour la Mar Menor, une lagune salée située au sud de la péninsule ibérique[60].

Défense des trains du quotidien

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Avant son opposition législative à la ligne GPSO, Monique de Marco se positionne à plusieurs reprises pour le renforcement des trains du quotidien. Elle s'est mobilisée à de nombreuses reprises pour la réouverture de la gare de La Médoquine à Talence[53]. Le 8 juin 1995, elle actionne la sonnette d'alarme d'un train pour forcer l'arrêt dans la gare[61]. Elle se mobilise également pour le relogement des familles hébergées en urgence dans la gare[62] et participe à l'inauguration de sa réouverture le 22 septembre 2025[63].

Le 15 avril 2026, dans le contexte international qui fait naitre des incertitudes sur les possibilités de financer le chantier, Monique de Marco demande au ministre des Transports Philippe Tabarot d'abandonner le projet et de concentrer l'effort sur les petites lignes du quotidien, mais celui-ci estime que le projet est d’intérêt public majeur et confirme travailler à de nouvelles solutions de financement[64]. De nombreux élus locaux s’inquiètent d’un recours à des partenariats publics privés, qui pourraient représenter un coût encore plus importants pour les collectivités et les contribuables usagers[65],[66].

Solutions d'hébergement pour les enfants à la rue

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Le 17 juillet 2025, Monique de Marco interpelle le ministère de la Ville sur le sans-abrisme des enfants[67]. Elle dénonce une « rupture d'égalité caractérisée des chances entre élèves » et demande que Bordeaux devienne une ville pilote de lutte contre le phénomène des enfants à la rue[68].

Le 9 janvier 2026, Monique de Marco propose un amendement visant à contraindre l’État à prendre en charge l'hébergement d'urgence des enfants à la rue en réservant une part du parc de logements sociaux à cette mission[69]. L'amendement est rejeté.

Loi pour la continuité des revenus des artistes auteurs

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Propositions législatives relatives aux élus locaux

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Mandats actuels

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  • Sénatrice de la Gironde depuis 2020
  • Conseillère municipale d'opposition à Talence depuis 2001

Anciens mandats

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  • Conseillère régionale d'Aquitaine en 2004, vice-présidente de 2010 à 2015

Références

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  13. « Les élus du Conseil municipal de Talence », sur talence.fr, (consulté le )
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  69. « Amendement – En Séance | Sénat », sur www.senat.fr (consulté le )

Voir aussi

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