Monk.E
Monk.E, de son nom d'origine David Desharnais-Yergeau, né le à Drummondville, est un graffeur, rappeur, producteur et globe-trotteur québécois. Artiste multidisciplinaire aujourd'hui installé à Montréal, il est connu à l'international pour ses peintures urbaines et ses albums de hip-hop. Il est un des fondateurs du collectif hip-hop K6A québécois.
| Naissance | Drummondville |
|---|---|
| Nom de naissance |
David Desharnais-Yergeau |
| Activité |
graffeur, rappeur, producteur |
Son nom d'artiste Monk.E signifie le moine de l'énergie. Le E est emprunté à la célèbre formule mathématique E = mc2 d’Albert Einstein.
Biographie
modifierDavid Desharnais-Yergeau, futur Monk.E, naît le à Drummondville au Québec[1]. Il grandit dans une famille chrétienne traditionnelle francophone et s'intéresse dès son plus jeune âge à l'art[2]. À l'âge de six ans, ses parents adoptent une orpheline haïtienne[3].
D'une mère artiste, il commence dès son enfance à dessiner et écrire des poèmes[3]. Il s'exerce d'abord à la bande dessinée en réalisant des scripts qui accompagnent ses dessins[4]. Ce n'est qu'à l'adolescence qu'il découvre le hip-hop à Montréal où il déménage après avoir passé le début de sa vie à Drummondville[5]. C'est dans la métropole québécoise qu'il commence sa carrière professionnelle, dans le quartier d'Hochelaga-Maisonneuve[5].
Son nom d'artiste Monk.E signifie «le moine de l'énergie». Le E est emprunté à la célèbre formule mathématique E = mc2 d’Albert Einstein[6].
À l'âge de 19 ans, Monk.E est choisi pour représenter le Québec à un festival mural à Sao Paulo[4]. À la recherche d'inspiration, il réalise de nombreux voyages qui alimentent sa pratique artistique et réalise des fresques aux endroits qu'il visite[5]. En 2022, il réalise une murale à Dakar en hommage à l'artiste Karim Ouellet, décédé à Montréal, alors que Monk.E était au Sénégal, son pays natal[6]. En parallèle de sa carrière de peintre, il continue la musique et sort de nombreux albums de hip-hop[3].
En 2021, il réalise le documentaire Retour au bercail au titre éponyme de son œuvre murale la plus importante qui se trouve sur la promenade de la Rivia dans sa ville d'origine[7].
Au cours de sa carrière, il peint pour Walt Disney et participe à de nombreuses expositions, aussi bien au Québec qu'à l'international. En effet, il est choisi pour être l'artiste Canadien représenté au Musée Picasso à Paris[4]. Sur la scène musicale, il se produit au Club Soda et à des évènements tels que les FrancoFolies et les éditions du WordUP[8].
Par ailleurs, il participe à des activités pédagogiques comme lorsqu'il se rend à l'école Jean-Raimbault pour réaliser une murale avec des élèves volontaires dans le cadre d’un projet d’arts visuel au printemps 2025[9].
Refusant de dépendre de subventions culturelles, Monk.E est un artiste souverain qui est autofinancé par sa peinture[3]. Il vit de son art depuis l'âge de 17 ans[5].
Carrière artistique
modifierHip-hop
modifierMonk.E est une figure majeure du paysage hip-hop québécois. Il est un des membres fondateurs du collectif hip-hop K6A[8]. Il a représenté le Canada à «End of the Weak», une compétition d'improvisation hip-hop reconnue à travers le monde[8]. Il est également le seul artiste francophone qui a collaboré avec l'artiste Kendrick Lamar pour sa chanson «Heaven Help Dem»[4].
L'artiste rappe principalement en français, sa langue natale[10]. Les paroles de ses chansons contiennent des métaphores, des seconds degrés et des doubles sens[10]. Chacun de ses albums repose sur un concept philosophique et est un projet en collaboration avec un compositeur[4]. Dans sa discographie, on retrouve[style à revoir] Sculpteur d'étoiles,[11] Chromaship ou encore Le gris imperial[10]. En 2022, il avait enregistré 21 albums de rap au total[6]. Son dernier album Le fou est sorti en [4].
Art urbain
modifierStyle
modifierSes œuvres sont caractérisées par des messages forts[2]. Il se voit comme un alchimiographiste (alchimiste de la peinture)[3] qui cherche à donner vie à des endroits grâce à des couleurs harmonieuses[4]. Ses travaux réunissent souvent l'Homme et la nature[12]. Son style s'inspire du surréalisme, du graffiti, et de la calligraphie[3].
Œuvres
modifierEn 2022, Monk.E avait réalisé 1300 murales partout dans le monde à son actif. À cela, il faut ajouter ses œuvres sur toile et objets divers[6]. Parmi ses fresques murales, on retrouve Alexia's Oracle, Le cycle de la pollinisation[13], ou encore La Saveur du temps[10]. Certaines de ses œuvres sur toile sont exposées à la galerie d'art L'Original à Montréal[14].
Retour au bercail, est la fresque murale la plus importante de sa carrière pour sa superficie et la place qu'elle occupe dans son cœur[15]. Située sous le pont des Voltigeurs de l’autoroute 20 à la promenade Rivia de Drummondville, elle est composée de reproduction de photos de ses voyages à travers le monde[7].
Voyages
modifierL'artiste Monk.E s'inspire beaucoup de ses voyages pour réaliser ses fresques murales et albums de hip-hop. Il réalise son premier voyage au Brésil en 2002, mais a également vécu au Mexique[8]. Sa destination de prédilection est le continent africain, qu'il foule la première fois en 2014 en Ouganda[4]. Au cours de ses séjours à l'étranger, il apprend de nouvelles techniques qui nourrissent son art[5].
Notes et références
modifier- ↑ « La carte d'identité de Monk.E | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- 1 2 (fr-CA) « Monk-E au Festival MURAL // Urban Artist MURAL », sur Muralfestival (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « MONK.E : ALCHIMISTE HIP HOP ⋆ T-REX Magazine », sur T-REX Magazine, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (fr-CA) Emmanuelle LeBlond, « Monk.E, une créativité qui dépasse les frontières », sur L'Express, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 (fr-CA) ezn2_spadmin, « Monk.e est au travail », sur L'Express, (consulté le )
- 1 2 3 4 Fanny Bourel, « La murale baume au cœur de l’artiste Monk.e en hommage à Karim Ouellet », sur Radio-Canada, (consulté le )
- 1 2 (fr-CA) Emmanuelle LeBlond, « Une nouvelle murale de Monk.E à la promenade Rivia », sur L'Express, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Monk.e - L'artiste à la couronne sertie de talents », sur www.bewaremag.com, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Emmanuelle LeBlond, « Dans les pas de Monk.E », sur L'Express, (consulté le )
- 1 2 3 4 (fr-CA) Louis-Philippe Samson, « Ils ont fait le choix de rapper en français », sur L'Express, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) « Écoute sélective », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Art-hound, « Monk.e », sur Wall2Wall Montreal, (consulté le )
- ↑ « Monk-E », sur Art Public Montréal (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Éric Clément, « Artistes de rue montréalais: Hommage aux pionniers », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (fr-CA) Louis-Philippe Samson, « L’urgence de vivre dans l’œil de Monk.E », sur L'Express, (consulté le )
