Mont Brukkaros

montagne en Namibie

Le mont Brukkaros (en khoekhoe : Geitsi Gubib) est une caldeira située dans la circonscription de Berseba, dans la région de ǁKaras, en Namibie. Culminant à 1 603 mètres sur le bord septentrional de la caldeira, le Brukkaros se trouve à environ 15 kilomètres au nord-est de Berseba, ville principalement peuplée de Namas, et à 100 kilomètres au nord-nord-ouest de Keetmanshoop. Il s’élève à plus de 650 mètres au-dessus des zones environnantes, mais le fond de la caldeira se situe 350 mètres en contrebas du rebord[1].

Mont Brukkaros
Vue aérienne du mont Brukkaros.
Vue aérienne du mont Brukkaros.
Géographie
Altitude 1 603 m
Coordonnées 25° 51′ 20″ sud, 17° 46′ 54″ est
Administration
Pays Drapeau de la Namibie Namibie
Région ǁKaras
Géologie
Roches Brèche, schiste argileux
Type Inselberg
Géolocalisation sur la carte : Namibie
(Voir situation sur carte : Namibie)
Mont Brukkaros

Toponymie

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Les Namas appelaient la montagne Geitsi Gubib d'après le long pagne fluide porté par les femmes Khoikhoi, connu en afrikaans sous le nom de broek-en-karos pantalon et kaross »)[2], traduit en allemand par Brukkaros[3].

Géographie

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Cette montagne est une vaste caldeira annulaire d'environ quatre kilomètres de diamètre[1]. Les roches se sont formées lors d'une explosion, lorsque du magma ascendant a rencontré des eaux souterraines et les a surchauffées. Elles sont composées d'une microbrèche rouge-brun à stratification indistincte, constituée de roches finement fragmentées du système Nama, projetées lors de l'effondrement de la caldeira il y a environ 80 millions d'années. Les couches de brèche sont inclinées vers l'intérieur (contrairement à la pente d'un cratère volcanique), et l'érosion des couches supérieures, plus tendres, a créé le creux central[4]. Ce creux est drainé par un cours d'eau qui coule vers le sud à travers l'anneau, dans une vallée étroite. L'accès à l'intérieur de la montagne se fait par cette vallée. En amont se trouve une cascade asséchée, d'où le cours d'eau plonge d'environ 45 mètres après la pluie, et le lit de la rivière, directement en aval de la cascade, constitue la principale source d'eau[5].

Des arbres à carquois poussent en abondance sur le fond de la caldeira. En raison de l'absence d'eau potable et de réseau de téléphonie mobile, ainsi que de la difficulté d'accès par la route, se rendre à Brukkaros est compliqué.

Histoire

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Berseba fut fondée à proximité par le missionnaire rhénan Samuel Hahn en 1850. Une station héliographique y fonctionnait sous administration allemande. De 1926 à 1931, la National Geographic Society, en collaboration avec la Smithsonian Institution, exploita l'observatoire solaire de Brukkaros sur la montagne afin de mesurer le rayonnement solaire quotidien[5],[6],[7].

Hommages

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  • Le nom anglais d'une espèce rongeur du genre Petromyscus (Brukkaros pygmy rock mouse, ou Petromyscus monticularis) fait référence à la caldeira.
  • Le navire de la marine Namibienne de classe Hainan NS Brukkaros a été nommé en référence au mont Bukkaros.

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 (en) T. Stachel, G. Brey, I.G. Stanistreet, « Gross Brukkaros - The unusual intracaldera sediments and their magmatic components », Communs geol. Surv. Namibia, vol. 9, , p. 23-42 (lire en ligne [PDF])
  2. (de) « Missionar Hermann Hegner - Missionar Friedrich Heinrichs in Deutsch Südwestafrika (Namibia), Bethanien », (consulté le )
  3. (en) P. E. Raper, DICTIONARY OF SOUTHERN AFRICAN PLACE NAMES, Onomastic Research Centre, 566 p. (ISBN 9781868425495, lire en ligne)
  4. H. Martin, « Der Grosse Brukkaros », Journal of the South West Africa Scientific Society, vol. 36/37, , p. 7-10
  5. 1 2 (en) C. Plug, « History of the Solar Radiation Expedition to Mount Brukkaros, South West Africa, 1926–1931 », South African Journal of Science, vol. 85, , p. 174–180 (lire en ligne [PDF])
  6. (en) Proceedings of the Biological Society of Washington, Biological Society of Washington, (lire en ligne)
  7. C. G. Abbot, « A Mountain Solar Observatory », The Scientific Monthly, vol. 23, no 6, , p. 545–548 (ISSN 0096-3771, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Liens externes

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