Mont Dardon
Le mont Dardon est un sommet du Morvan situé dans le département français de Saône-et-Loire, dans le sud de la Bourgogne-Franche-Comté.
| Mont Dardon | |||
Vue du sommet. | |||
| Géographie | |||
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| Altitude | 506 m[1] | ||
| Massif | Morvan | ||
| Coordonnées | 46° 40′ 38″ nord, 4° 02′ 11″ est[1] | ||
| Administration | |||
| Pays | |||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||
| Département | Saône-et-Loire | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
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On y trouve une table d'orientation et trois croix. Mais il a également été occupé par un oppidum gaulois, puis, au Xe siècle, par une chapelle aujourd'hui disparue.
Depuis , le site dispose d'un émetteur radio (Fusion FM 94.7), tirant parti de l'altitude et permettant une diffusion sur l'ensemble du secteur du sud Morvan et le pays charolais.
Toponymie
modifierDardon vient du mot « dard » suivi du suffixe diminutif on[réf. nécessaire].
Géographie
modifierLe sommet, situé dans le Charolais, est partagé entre les trois communes d'Issy-l'Évêque, d'Uxeau et de Sainte-Radegonde. De son sommet qui culmine à 506 mètres, on aperçoit entre autres le mont Beuvray, Uchon, Mont-Saint-Vincent, et, par temps clair, le mont Blanc.
Histoire
modifierArchéologie
modifierLe site est identifié par Jacques-Gabriel Bulliot en 1856. Des premières fouilles sont organisées par Xavier Garenne et de Montchavin, propriétaire des lieux, en 1865. Garenne en dresse le premier portrait[2]. Entre 1965 et 1975, l'archéologue Henri Parriat met en évidence la présence d'un niveau de l'âge du bronze et ouvre la voie en 1976 aux fouilles archéologiques dirigées par Carole Crumley[3], qui révèlent un haut-lieu de l'âge du fer.
L'occupation du mont Dardon est attestée de l'âge du bronze au XVe siècle : culture éduenne à l'âge du fer, puis culture gallo-romaine, puis période d'abandon et enfin Moyen Âge à partir du XIe siècle. Les fouilles relèvent deux remparts du Ier siècle, une chapelle de la seconde moitié du Xe siècle et une tour carrée du XIe siècle. Les vestiges ne sont pas apparents.
Les trois croix
modifierLes trois croix qui se dressent au sommet du mont Dardon ont leurs bras orientés vers les trois paroisses d'Issy-l'Évêque, Uxeau et Sainte-Radegonde. C'est en 1855 que trois premières croix avaient été installées à cet endroit. En 1890, deux de ces croix furent abattues par les vents violents qui soufflaient sur la région. En 1892, elles furent remplacées par des croix de chêne provenant de chacune des trois communes. En 1935, le chêne étant rongé par les ans, on décida d'ériger les trois croix en ciment armé actuellement en place. L'inauguration, immortalisée sur une carte postale, attira une foule nombreuse.
Activités
modifierCulture populaire
modifierPoésie
modifierExtrait d'un poème de Michel Monnot[4] :
Mont Dardon, mon Dardon
Tu embaumes nos têtes
Des rituels feux et fêtes
De la Saint Jean
Et bénévole veilleur
De tes remparts anciens
Démolis puis enfouis
Tu gardes un œil discret
Sur tout le val d’Arroux
…
Mont Dardon, mon Dardon
De Montmort et d’Uxeau
Et d’ailleurs de partout
Même des Carolines
Savants, généraux et docteurs
T’investissent et te fouillent
Te triturent et t’opèrent
Toi, mon Dardon si docile
Assoiffé de caresses
Patiné par le vent
Aplani par la pluie
Tout pétri de soleil.
Citation
modifierGeorges Riguet dit de cette montagne : « Elle connaît l'humeur des vents et le cheminement des nuages, elle détourne quand elle le veut les orages »[5].
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Les Amis du Dardon, le Ministère de la Culture (DRAC-Bourgogne), et le Conseil Général de Saône-et-Loire, « Le Mont Dardon : Lieu de Culte, de l'Âge du Fer au Moyen Âge », Bourgogne Archéologique, vol. 13 Dijon, 1993
- Revue Echos du Passé, n° 91, 2002
- Norbert Guinot: Essai sur l’étymologie du toponyme Dardon
Références
modifier- 1 2 « Carte IGN classique » sur Géoportail.
- ↑ Sébastien Chevrier et Katinka Zipper, « Les enceintes de hauteur de Bourgogne orientale et l'occupation de la plaine de Saône au premier âge du fer : éléments de réflexion », dans Martin Schönfelder et Susanne Sievers (dir.), L'Âge du fer entre la Champagne et la vallée du Rhin : 34e colloque international de l'Association française pour l'étude de l'âge du fer du 13 au à Aschaffenburg, Mainz, Verl. des Römisch-Germanisches Zentralmuseums, , 590 p. (ISBN 978-3-88467-193-1, lire en ligne), p. 97-130.
- ↑ Site de Carole Crumley, anthropologue
- ↑ Site officiel d'Uxeau
- ↑ Vie de Georges Riguet, poète d'Uxeau-sous-Dardon