Monte-Carlo Automobiles
Monte-Carlo Automobiles S.A.R.L. est un constructeur automobile monégasque fondé en 1983.
| Monte-Carlo Automobiles S.A.R.L. | |
Logo de la marque | |
| Création | 1983 |
|---|---|
| Fondateurs | |
| Forme juridique | Société à responsabilité limitée |
| Siège social | Fontvieille[1] |
| Directeurs | Giorgio Stirano (en) |
| Activité | Automobile |
| Produits | Monte Carlo ALA 50, Méga Monte Carlo |
| Site web | www.mca.mc |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Histoire
modifierFondation
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À l'occasion du 100e anniversaire de l'Automobile Club de Monaco, Fulvio-Maria Ballabio - pilote expérimenté en monoplace et Sport-Prototype - souhaitait imaginer un véhicule monégasque qui puisse rivaliser avec les meilleurs, sur route comme sur circuit. Il avait la volonté de créer une super-car à moteur central arrière sous sa marque Monte Carlo Automobile.
Pour y parvenir, il décide de faire appel à l’ancien Ingénieur en chef de Ferrari, Carlo Chiti et à Guglielmo Bellasi, l'un des pionniers des composites carbone-carbone en Formule 1.
Ballabio et Bellasi ont passé environ cinq ans, sous la direction technique de Chiti, à développer un châssis entièrement en fibre de carbone ; la suspension était à double triangulation. Ce travail fût achevé en 1990, après un accord avec Lamborghini pour la fourniture d'un moteur V12, celui de la Countach Quattrovalvole.
Le 25 mai 1990 marque la naissance de la première automobile monégasque de l'Histoire : la MCA Centenaire.
Fulvio Maria Ballabio avait pour ambition de produire la Centenaire à 100 exemplaires, destinée à une clientèle exclusive. Cependant, seuls cinq véhicules furent réellement construits avant la disparition prématurée de la marque.
Le tout premier exemplaire, assemblé entre Novara et Monaco, portait initialement le numéro de châssis 001, mais fut ensuite re-numéroté EL002 GB après des modifications inhérentes à son statut de prototype d'usine - et par une sorte de superstition, comme Ballabio l'écrit dans son livre consacré à la marque[2]. Présentée dans une teinte ivoire, cette voiture fut notamment essayée par Jean-François Marchet dans le numéro du 9 juillet 1991 d’Auto Hebdo. Longtemps exposée à l’usine Lamborghini de Sant'Agata, elle resta longtemps la propriété personnelle de Fulvio-Maria Ballabio.
Le deuxième exemplaire, également un modèle de pré-série, arborait à l’origine une robe bleue. Il était équipé d’un moteur Lamborghini. La troisième voiture produite, elle aussi bleue, était également dotée du V12 Lamborghini.
Présentation au Prince de Monaco
modifierEn août 1990, Monte Carlo Automobile présente la « Centenaire » au Prince Rainier III de Monaco, connu comme étant un collectionneur d'automobiles. Ce lancement coïncidait parfaitement avec le 100e anniversaire de l'ACM. Les deux premiers modèles furent donc présentés au Prince Rainier III de Monaco en 1990 – événement auquel la Centenaire doit son nom. Le prestige conféré par cette présentation fut tel que Lamborghini accepta, fait rare, de fournir à MCA son emblématique moteur V12. Il s’agissait du bloc 5 litres à 4 soupapes par cylindres issu de la Countach, et délivrant 455 chevaux. Dans sa configuration ultime, la Centenaire développait jusqu’à 720 chevaux à 7 500 tr/min et un couple de 686 Nm à 4 500 tr/min, des performances dignes des plus grandes super-cars de son époque[3].
Toutefois, ce modèle n'arrivait pas dans les meilleurs conditions de marché, ce qui réduisit considérablement les chances de succès d'un tel modèle. Seuls quatre à cinq exemplaires furent produits entre 1990 et 1992. MCA a également produit une version Spyder nommé Beau Rivage.
Deux voitures sont engagées aux 24 Heures du Mans 1993. Elles sont en fait engagées par la société géorgienne MIG. La préparation des voitures est hâtive. Bien qu'aux essais préliminaires d'avril, l'une d'elles fut chronométrée à 354 km/h dans les Hunaudières, l'écurie n'alignera finalement pas les voitures en course[4].
Autres modèles - développements ultérieurs
modifierLe , la Société ayant orienté son développement vers les carburants écologiques, une nouvelle voiture nommée Montecarlo / BRC W12 a été construite avec la collaboration de BRC, spécialisée dans le méthane et GPL. La voiture participe au 4 Heures de Monza 2012, terminant à la huitième position[5].
En 2014, la société dévoile une supercar, Montecarlo Automobile Rascasse, un nouveau modèle équipé d'un moteur central, BMW V12 de 5,4 litres, d'une puissance totale de plus de 500 chevaux. En 2017, à l'occasion du Salon international de l'automobile de Monaco, la Tecno Monte Carlo W12 GPL est présentée[6].
Notes et références
modifier- ↑ Monte-Carlo a son usine automobile
- ↑ Fulvio-Maria Ballabio, Monte Carlo Automobile - Une auto, un homme et ses rêves, Milan, Fulvio Maria Ballabio, , 500 p., p. 35
- ↑ « Monte-Carlo Automobile », (consulté le )
- ↑ « Monte Carlo Centenaire 1990 », sur autodrome-cannes.com, (consulté le )
- ↑ Antoine Dufeu, « Monte Carlo Automobile toujours vivant via sa BRC W12 », sur caradisiac.com, (consulté le )
- ↑ Alexandre Blanche, « Le 1er Salon de l’Auto de Monaco 2017 est lancé ! », sur autoplus.fr, (consulté le )
