Montignac-de-Lauzun

commune française du département de Lot-et-Garonne

Montignac-de-Lauzun est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne, dans la région Nouvelle-Aquitaine.

Montignac-de-Lauzun
Montignac-de-Lauzun
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Marmande
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lauzun
Maire
Mandat
Jean-Marie Lenzi
2020-2026
Code postal 47800
Code commune 47188
Démographie
Gentilé Montignacais
(ou Montignacaise au féminin)
Population
municipale
286 hab. (2023 en stagnation par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 27″ nord, 0° 27′ 53″ est
Altitude 190 m
Min. 61 m
Max. 147 m
Superficie 20,46 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val du Dropt
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montignac-de-Lauzun

Montignac-de-Lauzun est une commune rurale à habitat très dispersé qui compte 286 habitants en 2023. Elle est située dans l'arrondissement de Marmande et fait partie de la communauté de communes du Pays de Lauzun. Ses habitants sont appelés les Montignacais (ou les Montignacaises au féminin).

Montignac-de-Lauzun entrée.

Géographie

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Localisation

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Commune rurale du nord-ouest du Lot-et-Garonne établie à un carrefour de la RD 227 à 10 km à l'est de Miramont-de-Guyenne, à 30 km au nord-est de Marmande.

Le village.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Lavergne, Monbahus, Monviel, Saint-Colomb-de-Lauzun, Ségalas et Tombebœuf.

Communes limitrophes de Montignac-de-Lauzun[1]
Saint-Colomb-de-Lauzun Ségalas
Lavergne Montignac-de-Lauzun Monviel
Tombebœuf Monbahus

Géologie et relief

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Le paysage est fait de collines découpées dans un ensemble de sédiments accumulés à la fin de l'ère tertiaire dit "molasses" où alternent argiles graviers et grès à ciment calcaire dits "tuf" (en raison du son produit à l'impact du marteau) ayant servi de matériau pour la plupart des constructions traditionnelles. Les sols souvent argileux sont sujets au phénomène de contraction des argiles lors des périodes de sècheresse.

Hydrographie

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Découpées en pentes douces par des vallons à fonds humides barrés pour les besoins de l'irrigation en quelques lacs collinaires, dont l'exutoire principal est la Dourdenne, affluent du Dropt, dégageant vers le sud-ouest de belles perspectives bleutées vers les horizons des coteaux de la Garonne et remontant vers le nord-est vers les premières buttes témoins des calcaires de l'Agenais et Périgord.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 804 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cancon à 14 km à vol d'oiseau[8], est de 13,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 852,4 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

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Typologie

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Au , Montignac-de-Lauzun est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14]. La commune comprend néanmoins un bourg agrégeant une cinquantaine d'habitations et disposant de commerces et services de proximité (école, agence postale, épicerie multiservices, pub...).

Toponymie

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Histoire

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Les traces les plus anciennes du peuplement sont des silex taillés du paléolithique que les labours déterrent encore ici et là, non loin du Périgord et de ses sites préhistoriques célèbres. Mais si le nom évoque les exploitations et villa gallo-romaine comme tous les suffixes en "ac", l'organisation villageaoise remonte probablement au Moyen Âge où, dans une province de Guyenne disputée entre souveraineté anglaise et féodalité française, les défrichements agricoles et peuplements d'écarts se sont étendus non loin d'anciennes "mottes", châteaux, et bastides bénéficiant de franchises octroyées au XIIIe siècle (Lauzun, Saint-Barthélémy, Miramont, Allemans, La Sauvetat, Castillonnès, Villeréal...). L'apogée démographique fut atteinte au milieu du XIXe siècle (1100 habitants) où apparurent quelques gentilhommières au centre d'un système de métayage agricole tandis que le "bourg" concentrait une vingtaine de commerces et ateliers artisanaux. Le déclin lié au premier exode rural, accentué par la Grande guerre où périrent au combat seize jeunes Montignacais, fut enrayé dans l'entre-deux-guerres et jusqu'aux années soixante par une immigration de main d'œuvre agricole d'abord italienne -vers 1950 près de la moitié des écoliers en étaient issus- à laquelle se joignirent de nombreuses familles d'agriculteurs venus des régions françaises de Bretagne, du Nord, de l'Aveyron, puis quelques rapatriés d'Afrique du Nord. L'établissement récent de quelques familles anglaises et hollandaises vient compléter ce remarquable "melting pot" qui n'a pas effacé pour autant un peuplement et une culture gasconne fédératrice, demeurée vivace jusqu'à aujourd'hui dans la langue, la cuisine, le vêtement.

Politique et administration

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La vie politique municipale a été marquée depuis la Libération par des oscillations électorales favorables tantôt à des personnalités centristes (Geneau de Lamarlière, ou récemment Jean-Marie Lenzi candidat Renaissance aux élections législatives de 2024), tantôt à des maires issus d'un mouvement communiste longtemps influent (Claude Giret), avec une résistance électorale notable à la montée récente du Rassemblement national qui s'est généralisée dans le département. Ces clivages idéologiques nationaux sont désormais moins opérants dans la vie locale face aux nouveaux enjeux comme le maintien des services publics et l'intercommunalité constituée autour de Miramont-de-Guyenne ("communauté des communes du pays de Lauzun"), les besoins de l'agriculture, la santé, les services aux personnes âgées et le maintien de commerces, poste et école, cette dernière faisant partie d'un regroupement pédagogique avec Monbahus en accueillant les CM1 et CM2.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? décembre 1941 M. Girou ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[15]
avant 1988 1989 Didier Darnige    
mars 1989 mai 1999 Claude Giret PCF  
juillet 1999 mars 2008 Jean-Louis Sterling    
mars 2008 mars 2014 Marcelle Archambaud    
mars 2014 en cours Jean-Marie Lenzi MoDem  

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2023, la commune comptait 286 habitants[Note 2], en stagnation par rapport à 2017 (Lot-et-Garonne : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
9421 0639841 1011 0931 0801 1001 0381 019
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
977916913898823801726680651
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
644584511585602578512590503
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021
419364339306282303270284286
2023 - - - - - - - -
286--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Commune dont l'activité économique repose essentiellement sur des exploitations de polyculture, arboriculture (noisettes, prunes) et élevage, des artisans du bâtiment, une brasserie (Pub "Old Lord Raglan"), une activité croissante de villégiature et tourisme vert, ce qui a permis d'enrayer le déclin démographique de préserver des services essentiels (école primaire, alimentation, agence postale, coiffure). Le bassin d'emploi des actifs résidents s'étend toutefois jusqu'à Marmande, Bergerac et Villeneuve sur-Lot.

Vie locale

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Enseignement

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Il existe une école à classe unique (CM1-CM2) dans un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Monbahus, voisin de 7 km, avec transport scolaire et garderie de 7 h 30 à 18 h 30. Collège de Miramont-de-Guyenne et lycées de Marmande, Villeneuve et Sainte-Livrade (enseignement agricole) sont les établissements secondaires les plus proches.

Politique et administration

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Au delà des services de proximité l'essentiel des services est à Miramont-de-Guyenne (principaux commerces et services, gendarmerie, "France-services" ), Marmande (sous-préfecture, gare SNCF, hôpital).

La course à pied et du vélo sont très pratiqués notamment dans des regroupements du dimanche matin. Présence de petits équipements sportifs tels que des agrès, table de tennis de table et de jeux d'échecs dans le jardin public.

Lieux et monuments

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Parmi les curiosités outre l'église Saint-Saturnin, il convient de mentionner la vieille église romane de Salabès, hameau distant de trois km, les ruines d'un moulin à vent, une forêt de deux km² où se retrouvent amateurs de champignons et palombières, et un réseau de chemins ruraux pittoresques pour la randonnée au détour desquels se profilent un château du dix-septième siècle et quelques gentilhommières du dix-neuvième siècle.

Personnalités liées à la commune

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Montignac-de-Lauzun et Cancon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Cancon », sur la commune de Cancon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Cancon », sur la commune de Cancon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune de Montignac-de-Lauzun ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.