Montmurat
Montmurat est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Montmurat | |||||
Montmurat vu de Montredon au sud. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Aurillac | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Châtaigneraie Cantalienne | ||||
| Maire Mandat |
Gilbert Domergue 2026-2032 |
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| Code postal | 15600 | ||||
| Code commune | 15133 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
134 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 37′ 48″ nord, 2° 12′ 06″ est | ||||
| Altitude | Min. 235 m Max. 418 m |
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| Superficie | 5,07 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Maurs | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel | ||||
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Géographie
modifierLa commune de Montmurat est située à la pointe sud-ouest du Cantal, et se trouve ainsi limitrophe des départements du Lot et de l'Aveyron. Bâti sur un promontoire, qui constitue un relief calcaire entre les vallées du Lot et du Célé, le bourg de Montmurat, de par son sol et sa végétation, évoque le Quercy tout proche.
Communes limitrophes
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 048 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Maurs à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 157,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (80,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,8 %), zones agricoles hétérogènes (29,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,6 %), forêts (2,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
modifierEn 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 99, alors qu'il était de 92 en 2013 et de 87 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 63,2 % étaient des résidences principales, 19,4 % des résidences secondaires et 17,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,1 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montmurat en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (19,4 %) inférieure à celle du département (20,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 71 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (73,3 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Montmurat[I 2] | Cantal[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 63,2 | 67,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 19,4 | 20,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 17,4 | 11,9 | 8,2 |
Toponymie
modifierHistoire
modifierMontmurat avait un château immense situé sur une hauteur, pillé à la Révolution et fini de démonter au XIXe siècle, il reste un site avec une vue grandiose, un puits d'une profondeur de 34 mètres et des souterrains.
'Montmurat', littéralement mont muré, a donné son nom à une famille noble qui s'est fondue dans celle de Lentilhac. L'origine du nom est discutée, elle pourrait être latine et viendrait de Monte Mirato qui veut dire le mont d’où l'on voit. Le bac de Livinhac, déjà mentionné en 925 par le cartulaire de Conques, appartenait aux seigneurs de Montmurat, il franchissait le Lot à l’endroit où se situait le pont suspendu. Montmurat n'a pas toujours appartenu à la Haute-Auvergne, puisqu'en 936 il était dit in pago Ruthenico avec Saint-Constant, mais sa seigneurie a toujours relevé de la vicomté de Carlat.
Dans la Chronologie du Quercy Médiévale, on note en 1095 que le pape Urbain II excommunie les seigneurs de Montmurat et Felzins qui s'étaient emparés de biens appartenant à l’Église.
En dehors du château haut (castelsoubro) (castèl sobran) de Montmurat, il y avait un château bas (catelsutro) (castèl sotran) dont la seigneurie appartenait à Sybille de Panat, veuve d'Arnaud de Barasc, seigneur de Béduer, qui l'a donnée en 1268 à sa fille Aygline de Barasc, qui a épousé Guibert de Felzins, auteur de la famille de Felzins-Montmurat.
On découvrit en 1803 une grotte sépulcrale sur un monticule inculte appelé Puech de Rozier.
La découverte d'une caverne renfermant des ossements eut lieu en 1840 sur le milieu du plateau de la garenne. * Publications de la Commission des Souterrains et Excavations Artificielles de France 1919.
Politique et administration
modifierAdministration municipale
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Montmurat, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[16]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 2] étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze[17].
Une seule liste, menée par Gilbert Domergue, maire sortant[18], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 78,99 %[19],[20]. Gilbert Domergue est réélu maire pour un deuxième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[21],[Note 3].
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].
En 2023, la commune comptait 134 habitants[Note 4], en stagnation par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierLe bourg de Montmurat, juché sur son promontoire, constitue en lui-même un site remarquable. Le sentier qui contourne l'église Sainte-Marie depuis la place du village offre une vue panoramique saisissante sur les vallées du Lot et du Célé, ainsi que, par temps clair, sur les volcans d'Auvergne en arrière-plan. Si vous parvenez à faire abstraction du pylône haute tension dont l'incongruité le dispute à l'insolence, vous garderez de cette étape le souvenir de perspectives magnifiques. Si vous avez le choix, montez à Montmurat au soir du . Le spectacle des feux d'artifice qui illuminent chaque coin de l'horizon, de Rodez à Aurillac, à 50 km à la ronde, vaut le détour.[non neutre]
La grotte de Croquepèse, située à la carrière "les chaux de Montmurat" et découverte lors de l’exploitation du site, a été explorée le par une équipe de spéléologues du Trioulou.
Personnalités liées à la commune
modifierVoir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Montmurat sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
modifierNotes et cartes
modifier- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
- ↑ La liste officielle des maires du département du Cantal en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- 1 2 « Chiffres clés - Logement en 2018 à Montmurat » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montmurat - Section LOG T2 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Montmurat - Section LOG T7 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
Autres sources
modifier- ↑ Carte IGN sous Géoportail
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Montmurat et Maurs », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Maurs », sur la commune de Maurs - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Maurs », sur la commune de Maurs - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Quelles sont les principales règles des élections municipales ? », sur vie-publique.fr, (consulté le )
- ↑ art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
- ↑ « Répertoire national des élus - Elections municipales 2026 - Maires et conseillers municipaux sortants », sur le portail des données publiques de l'État, (consulté le ).
- ↑ « Résultats des élections municipales 2026 à Montmurat », sur lemonde.fr, (consulté le ).
- ↑ « Publication des résultats au 1er tour - commune de Montmurat », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, (consulté le )
- 1 2 « Répertoire national des élus (RNE) - version du 11 août 2026 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ « Annuaire des maires du Cantal », sur AMF15 (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
