Monts des Beni-Chougrane
Les monts des Beni-Chougrane sont une chaîne montagneuse d'Algérie située dans le Nord-Ouest du pays.
| Beni-Chougrane | |
Localisation des monts des Beni-Chougrane au Nord-Ouest de l'Algérie. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 932 m, Djebel Chareb Er Rih[1] |
| Massif | Atlas tellien |
| Superficie | 2 860 km2 |
| Administration | |
| Pays | |
| Wilayas | Mascara, Relizane, Sidi Bel Abbès |
| Géologie | |
| Roches | Calcaire, argile, grès, marne[1], dolomie du Jurassique[2]. |
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Géographie
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Les monts des Beni-Chougrane sont une chaîne de l'Atlas tellien située entre les plaines de Habra-Sig au nord et la plaine de Ghriss au sud[3]. La croissance de la population et les modes de gestion souvent inadaptés accentuent la dégradation du couvert végétal et du sol[4].
Ils constituent l'un des principaux chaînons du Tell occidental, avec une superficie d'environ 2 860 km2[5].
Relief et géologie
modifierD'un point de vue topographique, les monts des Béni Chougrane présentent un relief très complexe, caractérisé par l’enchevêtrement de massifs en forme de dômes, de hauts plateaux et de vallées profondément encaissées. Leur altitude augmente généralement du nord-ouest vers le sud-est, variant de 300 à 800 mètres[6]. Le relief accidenté favorise l'érosion[4].
L'altitude moyenne est de 700 m et culmine à 932 m dans les environs de la localité d'El Bordj[7], au djebel Chareb Er Rih[6].
Le substrat est constitué principalement de grès tendres et de marnes néogènes, qui recouvrent en transgression des marnes et des calcaires marneux plus anciens, datant du Paléogène et du Crétacé[6]. Les sols, en majorité limono-argilo-sableux à argilo-sableux et peu évolués, sont fragiles et très exposés à l'érosion hydrique, qui a localement engendré des badlands[6].
Climat
modifierLe climat est de type méditerranéen semi-aride, caractérisé par une pluviométrie annuelle variant entre 350 et 550 mm, en fonction de l'exposition du relief. Le mois de février est généralement le plus arrosé, tandis que juillet enregistre les précipitations les plus faibles. Le régime thermique marque deux saisons distinctes : une saison froide, s'étendant de novembre à avril, et une saison chaude, allant de mai à octobre[6].
Hydrographie
modifierTrois vallées encaissées, parcourues par les oueds Mebtouh, Hammam et Melah, entaillent le massif selon un axe nord-sud[6]. Les monts abritent plusieurs barrages, de riches plaines et d’importants oueds (El Hammam, Fergoug), un grand programme de reboisement et d'aménagement a été réalisé dans l'ensemble de la chaîne[8]. L'oued el Hammam draine 80 % des eaux du massif et se jette dans la zone humide de la Macta[6].
Le massif est équipé de neuf retenues collinaires mobilisant les ruissellements superficiels au profit de l'agriculture irriguée[6].
Environnement et dégradation
modifierLe massif est considéré comme l'une des zones du nord de l'Algérie les plus exposées à la désertification, en raison de son relief accidenté, de la pauvreté de ses sols et de l'irrégularité des précipitations. La sécheresse persistante et l'érosion y entraînent un recul du couvert végétal, l'envasement des barrages et une raréfaction de la faune et de la flore méditerranéennes[9].
Administration
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Les piémonts centraux des Beni-Chougrane, qui s'étendent sur les wilayas de Mascara, Sidi Bel Abbès et Relizane, comptaient 230 000 habitants au recensement de 2008, répartis entre 40 communes, pour une densité moyenne de 167 hab/km2[6].
Dans la wilaya de Mascara, les monts des Beni-Chougrane couvrent dix-huit communes, ce qui représente un tiers de la superficie de la wilaya[3], soit une superficie totale de 1 618 km2 dans cette wilaya[10]. Les communes concernées sont[3] : Mascara, Chorfa, El Guettana, Aïn Fares, Bou Hanifia, Hacine, El Keurt, El Gaada, Mamounia, Khalouia, El Bordj, Sehailia, Sidi Abdeldjebar, Oued El Abtal, El Menaouer, Ferraguig et Sedjerara.
Annexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Bachir Belmehdi F, Lesgaa M et Hasni K, « Apport de l’imagerie radar par la technique SBAS à la mesure des mouvements de masses causés par l’exploitation de carrière dans les monts des Beni Chougrane, cas de Djebel Aoud Asma (wilaya de Mascara, Algérie) », Bulletin des sciences géographiques de l'INCT, vol. 22, no 1, , p. 54–64 (lire en ligne)
Liens externes
modifierNotes et références
modifier- 1 2 [PDF] Analyse des régions montagneuses de l'Ouest algérien Consulté le 5 janvier 2012
- ↑ Évolution récente des conditions climatiques et des écoulements sur le bassin versant de la Macta (Nord-Ouest de l'Algérie) Consulté le 5 janvier 2012
- 1 2 3 Monographie de la wilaya de Mascara, sur le site de la Chambre Algérienne de Commerce et d'Industrie
- 1 2 B. Morsli, A. Halitim, M. Mazour, « Érosion et effets des techniques culturales sur les versants semi-arides de l'Algérie - Cas des monts de Beni-Chougrane », Efficacité de la gestion de l'eau et de la fertilité des sols en milieux semi-arides, p. 199, 200
- ↑ Boutkhil Morsli et Abdelkrim Hamoudi, « Restauration des terres de parcours dans les monts de Beni Chougrane (NO Algérie) par la mise en défens et l'enrichissement en légumineuses », dans Éric Roose (dir.), Restauration de la productivité des sols tropicaux et méditerranéens, Marseille, IRD Éditions, (DOI 10.4000/books.irdeditions.24390, lire en ligne), p. 415-427
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 L. Zerkaoui, M. Benslimane, A. Hamimed, A. Khaldi, Problématique d’aménagement et conflit d’usage de l’eau en zone de montagne, cas des monts de Beni Chougrane (nord-ouest algérien), LARHYSS Journal, volume 13, numéro 2, 1er juin 2016, pages 209-223.
- ↑ Mohamed Berrayah, Analyse de la dynamique des systèmes et approche d'aménagement intégrée en zones de la montagne - Cas des montagnes des Trara (wilaya de Tlemcen), Université de Tlemcen, p12.
- ↑ Marc Côte, Guide d'Algérie : paysages et patrimoine, Média-Plus, , 319 p. (ISBN 9961-922-00-X), p. 69
- ↑ Abdelouahab Souag, « Les monts de Béni Chougrane à Mascara : la sentinelle blessée de l'Atlas tellien », sur El Watan,
- ↑ [PDF] Mascara - Les potentialités d'investissement Consulté le 5 janvier 2012