Monument aux morts de Charenton-le-Pont

Monument sur son socle originel, faisant dos à l'église. Photographié le 8 juillet 2006.

Monument sur son socle actuel, faisant face à l'église, avec les gerbes laissés à la suite de la cérémonie du 8 Mai. Photographié le 14 mai 2017.

Sculpture issue de l'ancien socle, formant le monument au cimetière Valmy. Photographié le 14 octobre 2018.

Inscription sur le socle actuel. Photographiée le 14 mai 2017.
Le monument aux morts de Charenton-le-Pont est un mémorial de la première moitié du XXe siècle, situé à Charenton-le-Pont, en France. Il est recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel.
| Type | |
|---|---|
| Créateurs |
Émile Peynot, Gustave Leblanc-Barbedienne (fondeur ou fondeuse) |
| Patrimonialité |
Recensé à l'inventaire général |
| Adresse |
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| Coordonnées |
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Situation géographique
modifierLe monument est situé en plein centre de la place de l'Église, devant l'église Saint-Pierre, dans la partie orientale du territoire de la commune de Charenton-le-Pont. Plus largement, il se trouve dans le département du Val-de-Marne, en région Île-de-France.
Histoire
modifierInauguration
modifierLa cérémonie d'inauguration a lieu le [1],[2]. Le matin, une messe de requiem, à l'initiative de l'Association des dames françaises, est célébrée à l'église Saint-Pierre. Le maire et les conseillers municipaux sont au premier rang des assistants et l'abbé Paul Parturier, curé de la paroisse, y prononce une allocution[2]. La cérémonie proprement dite se fait en présence de Théodore Tissier, sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, des autorités civiles et religieuses, ainsi que de nombreux élus du département de la Seine[1],[2]. Tissier prononce à cette occasion un discours dans lequel il souligne l'héroïsme des soldats français, et indique le devoir en temps de paix, de se « modeler sur les vertus qu'ils ont montrées dans la guerre »[1]. En outre, une contre-manifestation communiste, conduite par un conseiller municipal d'Alfortville est rapidement dissoute par la foule[2].
Déplacement temporaire
modifierLe , un effondrement du sol sur la place de l'Église, à quelques mètres du monument, le menace directement. Face à la poursuite de l'affaissement du terrain, la Municipalité fait desceller la statue et la transfère provisoirement dans la cour de l'hôtel de ville afin de la préserver[3]. Le , à l'occasion du 64e anniversaire de la victoire, le monument aux morts est officiellement réinstallé sur la place. La statue du poilu est placée sur un nouveau socle, l'ensemble pesant environ vingt tonnes. L'ancien socle, orné d'une figure féminine drapée à l'antique, est destiné à être transféré dans le carré militaire du cimetière Valmy. Le monument est également déplacé de quelques mètres vers la rue de Paris et réorienté face à l'église. Cette nouvelle disposition suscite des critiques parmi certains habitants, attachés à son orientation d'origine ou contestant le choix de le tourner vers un édifice religieux, mais la Municipalité affirme que ce choix est fondé sur une concertation avec les associations locales d'anciens combattants[4].
- Monument sur son socle originel, faisant dos à l'église. Photographié le .
- Monument sur son socle actuel, faisant face à l'église, avec les gerbes laissés à la suite de la cérémonie du 8 Mai. Photographié le .
Structure
modifierLe monument représente un poilu en marche, un fusil à la main et une pèlerine soulevée par le vent. La statue repose sur un socle installé lors de sa réimplantation en 2009, l'ensemble pesant environ vingt tonnes[4].
- Sculpture issue de l'ancien socle, formant le monument au cimetière Valmy. Photographié le .
- Inscription sur le socle actuel. Photographiée le .
Statut patrimonial
modifierLe monument fait l'objet d'un recensement dans l'Inventaire général du patrimoine culturel, en tant que propriété publique. L'enquête ou le dernier récolement est effectué en 1987[5].
Références
modifier- 1 2 3 « Les cérémonies d'hier », Le Gaulois, vol. 56, no 16105, , p. 3 (lire en ligne
, consulté le ) - 1 2 3 4 « À Charenton », La Croix, vol. 42, no 11852, , p. 2 (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ Fabienne Huger, « Un trou de six mètres inquiète Charenton », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « Le poilu retrouve sa place », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Monument aux morts des Guerres de 1914-1918 et de 1939-1945 », notice no IA00060700, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
