Moon Palace
Moon Palace (titre original : Moon Palace) est un roman de Paul Auster, paru en 1989.
| Moon Palace | ||||||||
| Auteur | Paul Auster | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Genre | Roman | |||||||
| Version originale | ||||||||
| Langue | Anglais américain | |||||||
| Titre | Moon Palace | |||||||
| Éditeur | Viking Press | |||||||
| Lieu de parution | États-Unis | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| Version française | ||||||||
| Traducteur | Christine Le Bœuf | |||||||
| Éditeur | Actes Sud | |||||||
| Date de parution | ||||||||
| Chronologie | ||||||||
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Le roman se déroule à Manhattan ainsi que dans le Midwest américain, et est centré sur la vie du narrateur Marco Stanley Fogg et les deux générations précédentes de sa famille.
Résumé
modifierMarco Stanley Fogg, un étudiant pauvre, meuble son appartement avec des livres qu'il a hérités de son oncle Victor avec lequel il a grandi. Pour vivre, il est obligé de vendre les livres. Mais, lorsque le dernier est vendu, il perd son appartement et n'a d'autre choix que de vivre à Central Park.
S'ensuivent de longues semaines d'errance dans la jungle new-yorkaise, immense et indifférente, où le narrateur, persuadé qu'il doit accepter son destin, se laisse porter par les événements. Cette lente descente aux enfers le poussera même à accepter l'idée de sa propre fin.
C'était sans compter sur l'aide de son ami David Zimmer qui lui redonnera petit à petit l'espoir en l'accueillant chez lui, puisant dans ses maigres économies annuelles, ainsi que sur la présence de la jeune étudiante Kitty Wu, dont le narrateur, tout d'abord charmé, tombera éperdument amoureux.
C'est, non seulement par reconnaissance, mais aussi en quête d'une indépendance retrouvée, que M.S. Fogg devient assistant d'un infirme étrange et égocentrique, Thomas Effing. C'est le début d'un parcours initiatique, entre errance, coïncidences et destin, dans les pas d'un passé qu'il croyait révolu...
Ce roman s'impose comme une représentation de la quête d'identité et de l'incomplétude universelle, si chères à l'auteur. On y trouve aussi le thème rousseauiste d'une société qui corrompt l'homme et d'une nature qui, au contraire, révèle en l'homme ce qu'il a de vrai, son identité véritable ; on peut précisément remarquer ceci dans le passage où le narrateur « s'habitue » à la vie à Central Park.
Œuvres et personnes dépeintes
modifier- Nicola Tesla
- Ralph Albert Blakelock et son tableau "Clair de Lune / Moonlight" conservé au Brooklyn Museum.

M. S. Fogg
modifierSon nom est une référence au voyage :
- Marco pour Marco Polo
- Stanley pour Henry Morton Stanley, journaliste anglais chargé de retrouver le docteur David Livingstone en Afrique
- Fogg rappelle Phileas Fogg, héros du roman Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne que son oncle Victor lui offre quand il est enfant. Il est dit au début du roman que lors de l'arrivée de son grand-père maternel à Ellis Island, son nom Fogelman est d'abord abrégé en Fog par les bureaux de l'immigration. En 1907, la famille ajoute un deuxième g à son nom, qui devient donc Fogg
Oncle Victor
modifierL’oncle Victor est le frère de la mère de Marco. Il a quarante-trois ans et gagne sa vie comme clarinettiste. Bien qu’il manque d’ambition, l’oncle Victor est un bon musicien puisqu’il fait partie pendant quelque temps du célèbre Orchestre de Cleveland. Comme tous les Fogg, il se caractérise par une certaine absence de direction dans la vie. Il ne se fixe nulle part et est constamment en mouvement. À cause d’une plaisanterie irréfléchie, il doit quitter le prestigieux Orchestre de Cleveland. Il joue alors dans de plus petits groupes de musique : les Moonlight Moods puis plus tard les Moon Men (on voit ici la référence au titre du livre). Afin de gagner sa vie, il donne aussi des cours de clarinette à des débutants. Son dernier emploi consiste à vendre des encyclopédies.
L’oncle Victor est un rêveur ; son esprit passe sans cesse d’une idée à une autre. Il s’intéresse au baseball ainsi qu'à toutes sortes de sports. Son imagination fertile et sa créativité lui permettent d’inventer des activités ludiques pour son neveu Marco. L’oncle Victor assume son rôle de tuteur de Marco avec sérieux, mais il n’exerce pas sur lui une autorité d’adulte. Il établit une relation fondée sur la sympathie, l’amour et l’amitié. Le mode de vie décontracté de son oncle, son humour et sa générosité plaisent à Marco. L’oncle Victor est également assez ouvert d’esprit, aime le cinéma et possède une culture solide ; il détient 1492 livres. Ce nombre n'est pas sans rappeler l’année où Christophe Colomb découvrit l’Amérique.
Pour approfondir
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la littérature :