Morante de la Puebla
José Antonio Morante Camacho dit « Morante de la Puebla » est un matador espagnol né le à La Puebla del Río (province de Séville, Espagne).
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Morante de la Puebla
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| Présentation | |
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| Nom de naissance | José Antonio Morante Camacho |
| Apodo | Morante de la Puebla |
| Naissance | La Puebla del Río |
| Nationalité | Espagnol |
| Carrière | |
| Alternative | 29 juin 1997 à Burgos Parrain César Rincón |
| Confirmation d'alternative | 14 mai 1998 à Madrid Parrain Julio Aparicio |
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Il est considéré comme l’un des toreros les plus importants de la scène taurine actuelle et de ces dernières années. Sa personnalité artistique a contribué à une revitalisation de la tauromachie contemporaine, au point d’inaugurer ce que de nombreux critiques ont considéré comme un nouvel Âge d’or de la tauromachie[1].
Présentation
modifierTorero depuis le ventre de sa mère, « Morante de la Puebla » est le plus pur interprète actuel du toreo sévillan. Il a su remettre au goût du jour des anciennes passes, comme le kikiriki inventé par Rafael « El Gallo » ou le pase de la silla réalisé à Nîmes le pour célébrer le 50e anniversaire de la disparition du même Gallo.
C'est un torero baroque, connu pour son style très particulier. Par exemple, il est le seul matador actuel à porter une coleta naturelle ; ses habits de lumières sont d'une grande originalité et très recherchés esthétiquement.
Retiré en 2004 pour cause de dépression nerveuse, « Morante » est revenu en 2005 au plus haut niveau dans la tauromachie actuelle dans laquelle il occupe une place de tout premier plan.
Entre et , son apoderado fut Rafael De Paula, grand torero d'origine gitane[2].
En 2010, 8e de l'escalafón, il a toréé 59 corridas, coupé 39 oreilles et 2 queues.
En 2026, il a été nommé Fils Préféré de la Ville de Séville, en reconnaissance de sa carrière artistique et de sa contribution à la revitalisation de la tauromachie, particulièrement auprès des jeunes Espagnols[3].
Carrière
modifier- Débuts en novillada sans picadors : Villamanrique de la Condesa (Espagne, province de Séville) le .
- Débuts en novillada avec picadors : Guillena (Espagne, province de Séville) le . Novillos de Carlos Núñez.
- Présentation à Madrid : . Novillos de Jiménez Pasquau.
- Alternative : Burgos (Espagne) le . Parrain César Rincón, témoin Fernando Cepeda. Taureaux de Juan Pedro Domecq.
- Confirmation d'alternative à Madrid : Le . Parrain Julio Aparicio, témoin Manuel Díaz El Cordobés. Taureaux de Sepúlveda.
- Confirmation d'alternative à Mexico : . Parrain « Armillita Chico », témoin Ignacio Garibay.
Le , dans les arènes de Séville, au cours d'une corrida devenue légendaire, Morente de la Puebla coupe les deux oreilles et la queue. Un événement historique puisqu'il s'agit d'une première dans ces arènes, temple de la tauromachie, depuis Ruiz Miguel qui en fit de même le . Morente de la Puebla ouvre en triomphe la Porte du Prince et sort sous les cris exaltés des aficionados qui le ramène a hombros jusqu'à son hôtel[4].
Le , après avoir coupé deux oreilles à son second toro, il s'avance au centre du ruedo et, en larmes et dans la stupeur générale, se coupe la coleta, se retirant.
Il a fait son retour à Pâques 2026 à Séville (Real Maestranza de Caballería), devant des arènes combles. Après avoir été grièvement blessé par un taureau lors de la dixième corrida de la Feria de Abril, en mai 2026, il est revenu dans les arènes à peine un mois plus tard à Jerez de la Frontera. Depuis lors, sa figure a suscité un mouvement de supporters connu sous le nom de morantisme[5],[6].
Notes et références
modifier- ↑ (es) Iván Libreros, « El morantismo, la nueva edad de oro del toreo y una epifanía a tiempo para despertar del letargo », sur Vozpopuli, (consulté le )
- ↑ (fr) Morante de la Puebla - Rafael de Paula : une rupture sous fond d’opposition de caractères, www.corrida.tv, le 11 juin 2007
- ↑ (es) CULTORO, « Morante de la Puebla, nombrado Hijo Predilecto de Sevilla », sur Cultoro.es, (consulté le )
- ↑ « Séville : Morante envoûte la Maestranza et coupe deux oreilles et la queue », sur /, (consulté le ).
- ↑ (es) Antonio Lorca, « El ‘morantismo’, una nueva religión, del entusiasmo enfervorizado al exagerado desvarío », sur El País, (consulté le )
- ↑ « Toros : le phénomène Morante de la Puebla », sur SudOuest.fr, (consulté le )
Voir aussi
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