Moto Guzzi Galletto

Scooter italien 1950–1966

Le Galletto est un modèle de deux-roues intermédiaire entre un scooter et une moto, doté d'un moteur monocylindre à quatre temps. Conçu et construit par Moto Guzzi, il connait un grand succès commercial avec plus de 71 000 exemplaires vendus entre 1950 et 1966.

Moto Guzzi Galletto 160 cm3 (1951).

Contexte historique

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Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la demande européenne des deux-roues motorisés s'oriente vers des machines économiques, tant à l'achat qu'en entretien et consommation de carburant. Moto Guzzi, qui était le plus grand constructeur italien avant-guerre réputé pour ses modèles monocylindres quatre temps de 175 à 500 cm3, complète son offre par une famille de modèles deux temps de faible cylindrée (Guzzino, Cardellino, Zigolo) et par le Galletto, positionné entre les modèles deux temps et les modèles quatre temps de plus forte puissance.

Description

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Le Galletto (« coq » en italien) est proposé par Moto Guzzi à partir de 1950. Son moteur, un monocylindre quatre temps culbuté disposé horizontalement selon une tradition bien établie de la marque, initialement prévu à 150 cm3, est porté dès l'introduction de la première version de la machine à 160 cm3.

Moto Guzzi Galletto 192 cm3 avec démarreur électrique et équipé de deux options : roue de secours et coffre additionnel (début des années 1960).

Les principales caractéristiques techniques du Galletto sont les suivantes[1] :

  • moteur monocylindre culbuté à deux soupapes, disposé horizontalement. Il est proposé successivement en 160 cm3 (1950), 175 cm3 (1952) et 192 cm3 (1954), délivrant de 6 à 7,7 ch[2] ;
  • boîte de vitesses à trois rapports puis quatre à partir de 1952, commandée au pied côté droit ;
  • transmission primaire à engrenages, secondaire par chaîne ;
  • cadre ouvert combinant une partie tubulaire et une partie en tôle pressée. Il inclut le réservoir d'essence ;
  • suspension : fourche télescopique à roue poussée à l'avant et monobras oscillant à l'arrière avec un seul amortisseur. Jusqu'en 1961, cet amortisseur est situé juste derrière le moteur ;
  • freins : avant et arrière à tambour. Le frein avant est commandé au guidon, le frein arrière par pédale au talon côté gauche ;
  • roues : de 17 pouces, interchangeables entre avant et arrière.

L'équipement du Galletto comprend en outre un éclairage avant et arrière, ainsi qu'un ensemble odomètre/totalisateur kilométrique disposé sur le réservoir.

Les commandes au guidon sont assez complètes pour l'époque : poignée d'accélérateur, manette de starter et levier de frein avant à droite, levier d'embrayage et réglage de l'avance à l'allumage à gauche[3].

Conçu pour être robuste et d'usage quotidien, le Galetto est équipé d'une plate-forme repose pieds, d'un tablier protecteur à l'avant, qui peut supporter une roue de secours proposée en option, d'une carrosserie enveloppant largement la roue arrière, d'un éclairage avant et arrière, ainsi que d'un ensemble odomètre/totalisateur kilométrique disposé sur le réservoir. Il peut être doté d'une ou deux selle(s) monoplace(s) ou d'une selle biplace. Ses roues de 17 pouces et sa motorisation autorisent une vitesse de 85 km/h et un usage moins exclusivement urbain que celui visé par les scooters concurrents de l'époque[4].

La dernière évolution du Galletto apparait en 1961. Outre une évolution esthétique affectant principalement la face avant, elle apporte un démarreur électrique et une suspension arrière réglable en fonction de la charge par amortisseur télescopique en bout du bras oscillant[5].

La production de Galletto est au niveau record de 12 305 unités en 1950. Elle se stabilise ensuite autour de 4 000 unités/an avant de décliner durant les années 1960 : seules 1 500 unités sont produites en 1965. Au total, plus de 71 000 exemplaires ont été produits entre 1950 et 1965[6].

Fin de vie ...ou presque

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La situation financière de Moto Guzzi se dégrade à partir de la fin des années 1950. La société réduit sa gamme, arrêtant notamment ses modèles de petite et moyenne cylindrée — Cardellino en 1965, Galletto et Zigolo en 1966 — avant de faire faillite en 1966[7].

Le moteur 192 cm3 du Galletto va cependant connaitre une existence plus longue que celle du Galetto : il est utilisé par Moto Guzzi sur le triporteur utilitaire Ercolino (ou « Petit Hercule »)[8]. Cette machine à transmission finale par arbre sera fabriquée en plusieurs versions jusqu'en 1970, pour un total de presque 30 000 exemplaires[9].

Galeries

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Notes et références

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  1. ↑ Falloon 1999, p. 43-53.
  2. ↑ François-Marie Dumas, « Moto Guzzi Galletto », sur moto-collection.org (consulté le ).
  3. ↑ « Index of /utilisation/monos_et_autres/GALLETTO », sur guzzitek.org (consulté le ).
  4. ↑ Styles 2000, p. 73.
  5. ↑ Falloon 1999, p. 43-44.
  6. ↑ Falloon 1999, p. 44,169.
  7. ↑ Cette faillite n'implique pas la disparition de l'entreprise : soutenue par l'État italien puis reprise par un industriel et enfin par le groupe italien Piaggio, Moto Guzzi est en activité sans interruption depuis sa création en 1921.
  8. ↑ Styles 2000, p. 86.
  9. ↑ Falloon 1999, p. 169.

Bibliographie

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  • (en) Ian Falloon, The Moto Guzzi Story : Racing and production models from 1921 to the present day, Somerset, Haynes Publishing, , 176 p. (ISBN 1 85960 414 5, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) David G. Styles, Moto Guzzi : Forza in Movimento, Osceola, MBI Publishing, , 160 p. (ISBN 0-7603-1004-1, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Voir aussi

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