Le moulin de La Chatille est un ancien moulin à eau situé à Béthines, dans le département de la Vienne, en France, sur le Salleron. Il fait partie du lieu-dit de La Chatille, ancien domaine dépendant de la Maison-Dieu de Montmorillon.

Moulin de La Chatille
Vue générale du moulin de La Chatille.
Présentation
Type
Moulin à eau
Construction
XIIIe et XVIIe siècles
Localisation
Pays
Division administrative
Vienne
Commune
Béthines
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Localisation sur la carte de Nouvelle-Aquitaine
voir sur la carte de Nouvelle-Aquitaine
Localisation sur la carte de la Vienne
voir sur la carte de la Vienne

Le moulin est implanté en contrebas du village de La Chatille, à proximité immédiate du Salleron et de son ancien système hydraulique. Le bief longe directement le moulin et est aujourd'hui à sec. Une ancienne écurie se trouve également à proximité immédiate du bâtiment.

Son histoire est documentée au moins depuis le XIIIe siècle. Un acte de 1248 mentionne en effet le « vieux moulin de La Chatille »[1]. Les archives des XVIIe et XVIIIe siècles décrivent ensuite les baux, les meuniers, les meules, la roue, les réparations et les visites du moulin[2].

Histoire

modifier

La Chatille au Moyen Âge

modifier

La Chatille constitue au Moyen Âge un domaine dépendant de la Maison-Dieu de Montmorillon. Le Cartulaire de La Chatille, publié par Alfred Richard en 1878, rassemble des actes relatifs à la commanderie et à ses possessions, principalement entre 1233 et 1339[3].

Les actes font apparaître des terres labourables, des prés, des vignes, des bois, des maisons, des rentes et différents droits d'usage. Le Salleron occupe une place importante dans les descriptions de ces biens et dans les droits attachés au domaine[3].

La Maison-Dieu de Montmorillon est une institution hospitalière ancienne. La Chatille constitue l'une de ses commanderies et la principale commanderie de cette institution sur la commune de Béthines. La Chatille disposait également de la haute justice[4].

Les formes anciennes du toponyme

modifier

Le nom de La Chatille apparaît sous plusieurs formes dans les documents anciens, notamment Catillia, Catilhia et Castillia. Louis Rédet relève également différentes formes anciennes et modernes dans son Dictionnaire topographique du département de la Vienne[5].

La forme Castillia est notamment attestée à la fin du XIIIe siècle[6].

Le moulin en 1248

modifier

La première mention particulièrement précise du moulin remonte à 1248. Un acte concernant Hélie des Barrès mentionne trois sous de revenu qu'il possède in veteri molendino de la Chatille, c'est-à-dire « au vieux moulin de La Chatille »[1].

Le qualificatif « vieux » montre que le moulin existe déjà à cette date. La date de construction du premier moulin n'est pas connue, mais son existence est donc antérieure à 1248[1].

Acte de 1248 mentionnant le « vieux moulin de La Chatille ».

En 1249, les mêmes revenus attachés au vieux moulin apparaissent encore dans un acte concernant Hélie des Barrès[7].

Les premiers ouvrages hydrauliques

modifier

En 1245, Géraud de Belac donne à la Maison-Dieu douze deniers de rente perçus sur l'esclusello de la Chatille, terme rapproché par Alfred Richard du français « écluseau »[8].

Cet acte atteste l'existence à La Chatille d'un ouvrage hydraulique générant une rente dès le milieu du XIIIe siècle. La source ne permet toutefois pas d'établir avec certitude une identité entre cet « écluseau » et les ouvrages hydrauliques encore visibles aujourd'hui[8].

Le moulin et les habitants du territoire

modifier

Un acte du 9 octobre 1271 concerne directement le fonctionnement économique du moulin. Hugues de La Roche impose aux hommes de Villemort de faire moudre leur grain au moulin ou aux moulins de la maison de La Chatille tant qu'ils ne disposent pas de leur propre moulin dans un rayon d'une lieue[9].

Le texte prévoit également une pénalité pour les habitants faisant moudre leur grain ailleurs. Le moulin bénéficie ainsi d'une clientèle dont l'utilisation est encadrée juridiquement[9].

L'acte est confirmé par un vidimus du 26 novembre 1279[10].

Le XVIe siècle

modifier

Une baillette de 1551 décrit les biens de La Chatille en utilisant notamment le Salleron et les chemins comme limites. Une autre pièce du même ensemble documentaire est datée de 1555[11].

Baillette de La Chatille, 1551.

Le XVIIe siècle

modifier

À partir du XVIIe siècle, le moulin est beaucoup plus abondamment documenté.

Un marché de 1629 concerne directement le moulin. En 1634, une ferme du moulin est conclue pour huit années. En 1649, un marché de réparation est passé avec François Pellerin, charpentier à Antigny[12].

En 1662, une ferme du moulin atteint 300 livres par an et le document mentionne un terrain appelé le « pré de la roue »[13].

La visite de 1686

modifier

La visite du 4 avril 1686 décrit l'installation du moulin. Elle comporte notamment des rubriques consacrées à la roue, au coffre et à la meule[14].

Visite de 1686 : rubriques « Roue », « Coffre » et « Meulle ».

Une procédure de 1693 renvoie à cette visite[15].

Production et mouture

modifier

Le moulin de La Chatille est documenté comme un moulin à céréales destiné à la mouture et à la production de farine[16].

Les archives médiévales mentionnent notamment le froment, le seigle, l'avoine et la baillarge dans les redevances et donations liées au domaine[17].

Les archives modernes décrivent des meules et mentionnent notamment la fleur de farine ou la fleur d'un boisseau de froment[18].

Les réparations du XVIIIe siècle

modifier

Les documents de 1707 et 1708 montrent que le meunier est soumis au contrôle des poids et mesures[19].

Une visite du moulin est conservée pour 1709[20].

En 1723, un « mémoire des réparations » distingue un « moulin de devant » et un « moulin de derrière » et énumère de nombreuses pièces de bois et éléments nécessaires aux travaux[21].

Le bâtiment conservé aujourd'hui présente lui aussi deux corps nettement distincts. Le corps situé à gauche constitue la partie la plus ancienne du bâtiment et comprend notamment un four à pain ; le corps situé à droite est plus récent. Cette organisation architecturale actuelle peut être rapprochée de la distinction, présente dans l'archive de 1723, entre un « moulin de devant » et un « moulin de derrière », sans toutefois permettre d'affirmer que les deux désignations anciennes correspondent exactement aux deux corps actuels.

Mémoire des réparations nécessaires au moulin de La Chatille, 1723.

Le document de 1723 énumère notamment des pièces de bois et des éléments nécessaires aux travaux. Il montre que le moulin fait alors l'objet d'un entretien important portant sur la structure et les équipements[21].

Une nouvelle visite en 1735 reprend la distinction entre les deux parties du moulin et décrit les meules et leur état[22].

Les dernières années de l'Ancien Régime

modifier

Une pièce de 1739 porte encore le titre « Moulin de La Chatille »[23].

En 1766, Jean Guillermin est explicitement qualifié de meunier du moulin de La Chastille dans un compte[24].

En 1769, Jean Guillermin et son épouse Madeleine Jacquet apparaissent encore dans un dossier relatif au moulin et à la seigneurie de La Chatille[25].

En 1786, une nouvelle visite du moulin est conservée. Elle décrit l'état des meules et de l'installation et évalue les travaux à réaliser[26].

Le moulin est donc encore documenté comme installation exploitée et entretenue à la veille de la Révolution française[26].

Architecture et vestiges techniques

modifier

Le bâtiment actuel est constitué de deux corps principaux nettement différenciés. Le corps situé à gauche constitue la partie la plus ancienne et comprend notamment un four à pain. Le corps situé à droite est plus récent. La date de construction de ces deux parties n'est pas établie.

La présence du four à pain est attestée dans la partie ancienne du bâtiment. Sa date de construction et la durée de son utilisation ne sont toutefois pas documentées ; il n'est donc pas possible d'affirmer qu'il était déjà présent lors des périodes décrites dans les archives médiévales ou modernes.

Plusieurs vestiges de l'ancien équipement du moulin sont encore visibles. Trois anciennes meules sont intégrées à un mur de soubassement largement visible.

Trois anciennes meules intégrées au mur de soubassement du moulin.

Une ancienne roue métallique est également conservée sur le site. Les traces de l'ancienne roue hydraulique restent clairement visibles devant le moulin, au niveau du bief.

À l'intérieur du bâtiment, le principal élément de l'ancien dispositif hydraulique encore en place est le mécanisme permettant de monter et de descendre la vanne de régulation du bief.

Ces vestiges montrent que l'organisation actuelle du site conserve encore plusieurs éléments directement liés à l'ancien fonctionnement hydraulique et à la mouture, même si l'installation n'est plus en fonctionnement.

Production et fonctionnement

modifier

Le moulin utilise l'eau du Salleron comme force motrice. Les visites du XVIIe et du XVIIIe siècle mentionnent une roue hydraulique, des meules et différents éléments de la structure du moulin[14],[21],[22].

Le moulin est implanté en contrebas du village de La Chatille, à proximité immédiate du Salleron. Le bief longe directement le bâtiment et est toujours visible, bien qu'il soit aujourd'hui à sec.

Le bief du moulin, aujourd'hui à sec.

Les céréales mentionnées dans les sources comprennent notamment le froment, le seigle et l'avoine[17].

Les archives modernes mentionnent la production de farine et notamment la fleur de farine[18].

Le moulin apparaît ainsi comme un moulin à céréales dont l'activité est intégrée à l'économie agricole du domaine de La Chatille.

Le XXe siècle

modifier

La turbine métallique actuellement visible dans le moulin a été installée au début du XXe siècle. Elle a remplacé l'ancien dispositif de roue hydraulique et a permis de poursuivre l'exploitation de la force hydraulique du site.

Le moulin a continué à fonctionner comme moulin à céréales jusqu'à la période de la Seconde Guerre mondiale. Son activité a ensuite cessé et le bâtiment est resté abandonné pendant plusieurs décennies.

Dans les années 1970, le moulin a été racheté, restauré et aménagé en habitation.

Lorsque la turbine fonctionnait, elle entraînait différents équipements installés dans le bâtiment et permettait notamment de produire de l'électricité pour la maison.

Du XIXe siècle à aujourd'hui

modifier

La période postérieure à la Révolution est moins documentée que les siècles précédents.

En 1878, Alfred Richard indique que La Chatille est toujours un domaine de la commune de Béthines appartenant à l'hospice de Montmorillon, héritier d'une partie des biens de la Maison-Dieu[3].

Le bâtiment actuel conserve les traces d'une ancienne roue hydraulique ainsi qu'une ancienne roue métallique. Une turbine métallique installée au début du XXe siècle est également présente dans l'installation actuelle.

Le bief reste physiquement présent au contact du moulin, mais il est aujourd'hui à sec.

Une ancienne écurie se trouve à proximité immédiate du moulin. Cet ensemble s'inscrit dans un paysage rural comprenant également la place forte de La Chatille, les bâtiments agricoles et un ancien puits ayant servi à l'alimentation du village.

Un diagnostic de la vallée du Salleron réalisé en 2009 recense à La Chatille « un bief de moulin avec moulin aménagé » et indique alors le bief comme étant à sec[27].

Chronologie

modifier
Date Événement
1245 Un acte mentionne l'« esclusello de la Chatille », ouvrage hydraulique lié à une rente[8].
1248 Le « vieux moulin de La Chatille » est mentionné avec trois sous de revenu[1].
1249 Les mêmes revenus du vieux moulin sont de nouveau mentionnés[7].
1271 Les hommes de Villemort sont tenus, dans certaines conditions, de faire moudre leur grain au moulin de La Chatille[9].
1274 Jean de Beaumont intervient dans un aménagement hydraulique concernant le moulin de Mociron et l'eau du Salleron[28].
1279 Un vidimus confirme l'acte de 1271 relatif aux droits de mouture[10].
1339 Dernier acte du Cartulaire de La Chatille[3].
1551 Une baillette décrit les biens de La Chatille, notamment par rapport au Salleron et aux chemins[11].
1629 Marché concernant le moulin[12].
1634 Nouvelle ferme du moulin[12].
1649 Réparations du moulin par François Pellerin, charpentier à Antigny[12].
1662 Ferme du moulin pour 300 livres ; mention du « pré de la roue »[13].
1671 Guignot est attesté comme meunier[29].
1684 Jean et Gabriel Guignot, père et fils, sont meuniers du moulin[30].
4 avril 1686 Visite technique du moulin : roue, coffre et meule sont notamment décrits[14].
1693 Nouvelle procédure se référant à la visite de 1686[15].
1707-1708 Contrôle des poids et mesures auquel le meunier est soumis[19].
1709 Nouvelle visite du moulin[20].
1723 Mémoire détaillé des réparations ; distinction entre « moulin de devant » et « moulin de derrière »[21].
1735 Nouvelle visite du moulin et de ses meules[22].
1739 Nouvelle pièce portant sur le Moulin de La Chatille[23].
1766 Jean Guillermin est attesté comme meunier du moulin[24].
1769 Jean Guillermin et Madeleine Jacquet apparaissent encore dans le dossier du moulin[25].
1786 Nouvelle visite du moulin à la veille de la Révolution française[26].
Début du XXe siècle Installation de la turbine métallique, permettant de poursuivre l'exploitation de la force hydraulique du moulin.
Vers 1939-1945 Le moulin cesse de fonctionner comme moulin à céréales pendant la période de la Seconde Guerre mondiale.
Années 1970 Le moulin est racheté, restauré et aménagé en habitation.
Vers 2020 Le moulin est revendu.
Aujourd'hui Le bâtiment conserve son bief, ses vestiges hydrauliques, trois anciennes meules, une ancienne roue métallique et la turbine installée au début du XXe siècle.

Sources

modifier
  • Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, tome VII, Société des archives historiques du Poitou, Poitiers, 1878. Version numérisée : .
  • Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, documents relatifs aux XVIIe et XVIIIe siècles.
  • FranceArchives, notice relative aux titres antérieurs à 1501 de la commanderie de La Chatille, notamment l'acte du 9 octobre 1271 et son vidimus du 26 novembre 1279 : .
  • Louis Rédet, Dictionnaire topographique du département de la Vienne, Imprimerie nationale, Paris, 1881.
  • Bulletin du Pays chauvinois, no 24, étude consacrée notamment à Jean de Beaumont et aux actes du Cartulaire de La Chatille : .
  • Institut national de l'information géographique et forestière, Remonter le temps, cartes historiques : .
  • Document d'objectifs de la vallée du Salleron, diagnostic Natura 2000, 2009, .

Notes et références

modifier

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, Société des archives historiques du Poitou, Poitiers, 1878, acte de 1248.
  2. ↑ Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille.
  3. 1 2 3 4 Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, Société des archives historiques du Poitou, Poitiers, 1878. Version numérisée : .
  4. ↑ Guillaume de Sonnac, « Vienne 2008 », étude consacrée aux commanderies de la Vienne : .
  5. ↑ Louis Rédet, Dictionnaire topographique du département de la Vienne, Imprimerie nationale, Paris, 1881.
  6. ↑ Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, 1878, acte de 1296.
  7. 1 2 Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, Société des archives historiques du Poitou, Poitiers, 1878, acte de 1249.
  8. 1 2 3 Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, Société des archives historiques du Poitou, Poitiers, 1878, acte de 1245 et note de l'éditeur.
  9. 1 2 3 Acte du 9 octobre 1271 relatif à la commanderie de La Chatille et aux habitants de Villemort ; notice archivistique, FranceArchives : .
  10. 1 2 Acte du 26 novembre 1279, vidimus de l'acte de 1271 ; notice archivistique, FranceArchives : .
  11. 1 2 Archives départementales de la Vienne, document de 1551 relatif à La Chatille.
  12. 1 2 3 4 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, pièces du XVIIe siècle.
  13. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, pièce de 1662.
  14. 1 2 3 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, visite du 4 avril 1686.
  15. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, procédure de 1693.
  16. ↑ Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, visites et fermes du XVIIe et du XVIIIe siècle mentionnant les meules, le froment et la farine.
  17. 1 2 Alfred Richard, « Cartulaire de la Chatille », Archives historiques du Poitou, t. VII, 1878, actes relatifs aux redevances en céréales.
  18. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, pièces relatives aux fermes et aux visites du moulin.
  19. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, certificats de 1707 et 1708.
  20. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, visite de 1709.
  21. 1 2 3 4 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, « Mémoire des réparations qui est nécessaire de faire au moulin de La Chatille », 1723.
  22. 1 2 3 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, état du moulin du 4 janvier 1735.
  23. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, pièce de 1739.
  24. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, compte de Jean Guillermin, 1766.
  25. 1 2 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, pièce de 1769.
  26. 1 2 3 Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, visite de 1786.
  27. ↑ Document d'objectifs de la vallée du Salleron, diagnostic Natura 2000, 2009, .
  28. ↑ Bulletin du Pays chauvinois, no 24, étude consacrée notamment à Jean de Beaumont et aux actes du Cartulaire de La Chatille, .
  29. ↑ Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, document de 1671.
  30. ↑ Archives départementales de la Vienne, dossier du Moulin de La Chatille, document de 1684.