Mohamed Saïd El Jazaïri
Mohamed Saïd El Jazaïri (محمد سعيد الجزائري en arabe ; 1883-1970) est émir, homme politique algérien, gouverneur de Damas pendant la période de transition entre l'armée ottomane et l'entrée des forces arabes à la fin de la Première Guerre mondiale en 1918. Il est l'arrière-petit-fils[1] du chef religieux et militaire algérien, l'émir Abdelkader[2].
| Saïd El Jazaïri محمد سعيد الجزائري (ar) | |
L'émir Saïd El Djazaïri | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Prétendant au trône d'Algérie | |
| – (26 ans et 24 jours) |
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| Prédécesseur | Khaled el-Hassani ben el-Hachemi |
| Successeur | Renonciation |
| Chef du gouvernement de transition syrien | |
| – (1 mois et 11 jours) |
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| Prédécesseur | Fonction crée |
| Successeur | Destitution |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Mohamed Saïd El Jazaïri |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Damas (Empire ottoman) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Mascara (Algérie) |
| Sépulture | Sidi Kada (Algérie) |
| Nationalité | Algérien (depuis 1962) |
| Famille | Émir Abdelkader (arrière grand-père) |
| Religion | Islam |
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Biographie
modifierSous le mandat français en Syrie
modifierIl est parmi les politiciens fondateurs du Bloc national en 1920, mouvement dirigé par Hachem al-Atassi avec un certain nombre de notables en Syrie, comme Abd al-Rahman al-Kayyali, ou Najib al-Barazi et Abdel Hamid Karamé[3].
Mandats politiques
modifierLe 27 aout 1918, le prince Saïd El Jazaïri forme un gouvernement réduit pour gérer les affaires de Syrie, composé de cinq ministres: Farès al-Khoury, Ata el-Ayoubi, Shakir al-Hanbali, Jamil el-Oulchi et Badi Moayed al-Azem . Ce gouvernement tiendra peu de temps car il sera destitué par l'officier, Thomas Lawrence à l'arrivée des forces britanniques dans le pays[2].
Le , au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, il renonce à prétendre au « trône d'Algérie » et s'en explique dans la presse[4], [5].
Il meurt le à Mascara, en Algérie. Il sera inhumé à Sidi Kada.
Franc-maçonnerie
modifierFranc-maçon, il détient le plus haut grade au « Rite écossais ancien et accepté » et préside la Grande Loge libanaise pour le Liban et les pays arabes, dont il est le grand-maître en 1948[6].
Références
modifier- ↑ Thierry Millet, Le Tablier et le Tarbouche. Francs-maçons et nationalisme en Syrie mandataire - Index des noms de personnes, Classiques Garnier, (ISBN 978-2-8124-2562-2, lire en ligne), p. 148
- 1 2 Jean-François Legrain, Transformations sociales et revendications nationales dans le Proche-Orient (1876-1945), (lire en ligne), p. 44
- ↑ (ar) Riad Naguib El-Rayes, La Syrie au XXe siècle : journalisme et politique [« صحافة وسياسة: سورية فى القرن العشرين »], Londres, Babel, , 525 p., p. 69
- ↑ « Quand le petit-fils de l'Emir Abdelkader « renonce au trône d’Algérie » - Maghreb Online », sur Maghreb Online, (consulté le ).
- ↑ L'émir Saïd El Djezaïri renonce au trône d'Algérie, publié le 5 juillet 2020, 24 heures Algérie, consulté le 29 mars 2026.
- ↑ Jean Marc Aractingi, Dictionnaire des Francs maçons arabes et musulmans, Amazon editions, (ISBN 978 1985235090)