Muhammad al-Nafs al-Zakiya

saint homme musulman et rebelle du VIIIe siècle

Muhammad Ibn Abdallah an-Nafs az-Zakiya l'homme à l'âme pure ») ou Muhammad Nafs Zakiya, est le fils de 'Abd Allah ben al-Hasan ben Hasan et le frère de Ibrâhîm. Zakiya est l'arrière petit-fils de Al-Hassan ibn Ali (624-669) fils d'Ali ibn Abû-Tâlib.

Muhammad al-Nafs al-Zakiya
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
محمد بن عبد الله بن الحسن بن الحسن بن علي بن أبي طالبVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Abdullah al-Kamil (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ibrahim ibn Abd-Al·lah (en)
Sulayman Ier
Idris Ier
Yahya ibn Abd Allah (en)
Musa al-Jawn (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Abd Allah al-Ashtar (en)
Al-Qasim bin al-Nafs al-Zakiya (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Alid revolt of 762–763 (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Vivant sous le règne d'Abû Ja'far al-Mansur (754-775) deuxième calife abbasside. Il fut proclamé, par ses fidèles, mahdi en 737 et meurt au combat contre al-Mansur en 762. Il laissera après sa mort une réputation de saint homme[1].

Il est à l'origine de la dynastie alaouite (al alaouiyoune) qui s'installera au pouvoir au Maroc dès le XVIIe siècle. Les Banu zaydan seraient aussi ses descendants. Il est le frère d'Idris Ier, fondateur du Royaume Chérifien.

Pendant le califat abbasside, ce jeune chef d'opposition charismatique et populaire s'est révolté contre le gouvernement, rassemblant une armée et prenant le contrôle de La Mecque et du Yémen avant d'être assiégé et tué à l'extérieur de Médine en 762 CE par les forces abbassides.

Les forces abbassides persécuteurs ensuite ses proches et ses alliés.

Physique

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Le célèbre historien Tabari le décrit comme étant «grand, à la peau mate et massif»[2].

Légitimité au pouvoir

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Il estimait avoir le droit de gouverner le monde musulman plus que le calife en exercice. Il a déclaré dans sa lettre à Abu Ja'far Al-Mansour: "Vous savez bien qu'aucune personne ayant une lignée, une noblesse et un statut égal au nôtre n'a revendiqué cette fonction. Par la noblesse de nos pères, nous ne sommes pas les fils des maudits, des exclus et de ceux qui ont été libérés de captivité... nous sommes les descendants de la [grande] mère du Messager d'Allah, Fatima bint Amr, dans la Jahiliya. , et les descendants de sa fille Fatima dans l'Islam."

Muhammad al-Nafs al-Zakiya essayait de prouver à Abu Ja'far qu'il était un membre de sang pur de la maison prophétique et le plus noble de la tribu Quraysh. Fatima bint Amr était la seule épouse du grand-père du Prophète Abdul Muttalib à venir de la même tribu que lui. Son fils, Abdullah, est devenu le père du Prophète et son autre fils Abu Talib est devenu le père d'Ali, qui a épousé la fille du Prophète, Fatima.

Ali et Fatima étaient les parents de Hassan, Hussein, Zaynab et Umm Kulthoum, les seuls descendants du Prophète qui lui ont survécu et ont continué sa lignée, et lorsque le fils de Hassan, Hassan al-Muthanna et la fille de Hussein, Fatima, se sont mariés, ils ont donné naissance à Muhammad. Le père de Nafs Zakkiya, Abdallah al-Kamil. Sa mère appartenait également à la noblesse de Quraysh, puisqu'elle était la fille d'Abou Ubaydah ibn al-Jarrah, l'un des dix célèbres compagnons du Prophète à qui le paradis était garanti[3].

L'avis de l'Imam Malik à ce sujet

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On est venu le consulter à ce sujet et cela est rapporté dans le Chroniques d'At Tabari.

"Saʿīd ibn ʿAbd al-Ḥamīd ibn Jaʿfar ibn ʿAbd Allāh ibn al-Ḥakam ibn Sinān al-Ḥakamī, allié des Anṣār, m’a rapporté ceci. Il a dit : « Plusieurs personnes m’ont informé que Mālik ibn Anas fut consulté au sujet de sortir (se révolter) aux côtés de Muḥammad [Nafs Zakiya]. On lui dit : Nous avons pourtant dans nos cous un serment d’allégeance à Abū Jaʿfar [Al Mansur]. Il répondit : Vous n’avez prêté serment que sous la contrainte, et un serment extorqué n’engage personne. Alors les gens se dépêchèrent d’aller vers Muḥammad, tandis que Mālik resta chez lui et n’en sortit pas.»" [4]

Références

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  1. Ṭabarī, Clifford Edmund Bosworth et Ṭabarī, The reunification of the ʻAbbāsid Caliphate, State University of New York Press, coll. « SUNY series in Near Eastern studies », (ISBN 978-0-88706-058-8 et 978-0-88706-057-1)
  2. أ.د: محمد عبد مرزوك الجنابي, « خطاب المقدمات في القرن الرابع الهجري دراسة منهجية (الطبري (310هـ /923م) وكتابه (تاريخ الرسل والملوك) نموذجاً) », مداد الآداب, vol. 14, no 34, , p. 845–888 (ISSN 3006-7774 et 2222-6575, DOI 10.58564/ma.v14i34.1247, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Mustafa Briggs, Beyond Bilal, black history in Islam
  4. (ar) Muḥammad Ibn-Ǧarīr aṭ- Ṭabarī et Muḥammad Ibn-Ǧarīr aṭ- Ṭabarī, « Taʾrīḫ aṭ-Ṭabarī: taʾrīḫ al-umam wa-'l-mulūk. 6 », dans Taʾrīḫ aṭ-Ṭabarī, Dār al-Kutub al-ʿIlmīya, (ISBN 978-2-7451-3263-5)

Liens externes

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