Galidie à dix raies

espèce de mammifères
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Mungotictis decemlineata

Mungotictis decemlineata
Description de cette image, également commentée ci-après
Galidie à dix raies
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
Ordre Carnivora
Famille Eupleridae

Genre

Mungotictis
Pocock, 1915

Espèce

Mungotictis decemlineata
(A. Grandidier, 1867)

Statut de conservation UICN

( EN )( EN )
EN A3cde+4cde : En danger

Répartition géographique

Description de l'image Mungotictis decemlineata range map.svg.

Synonymes

La Mangouste, ou plutôt la Galidie à dix raies ou à bandes étroites (Mungotictis decemlineata), également connue sous le nom local de boky-boky, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Eupléridés, endémique de l’île de Madagascar. Auparavant classée dans la famille des viverridés, tout comme les mangoustes, elle fut classée une famille à part avec tout les autres carnivores de Madagascar, et fut classée au sein de la sous-famille des Galidinés, au sein de son propre genre Mungotictis, qui garde une emprunte de sa classification passée. Elle habite les forêts succulentes de l'ouest et les fourrés épineux du sud-ouest, où elle vit du niveau de la mer jusqu'à environ 125 m d'altitude entre les fleuves Tsiribihina et Mangoky[2].

Dénominations

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  • Noms vulgaires : Galidie à dix raies[4], Galidie à bandes étroites, Mangouste à dix raies (erroné) ;

Taxonomie

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Illustration d'une galidie à dix raies (1848).

Galidia decemlineata est le nom binominal utilisé par Alfred Grandidier en 1867 pour une mangouste collectée sur la côte ouest de Madagascar[5]. Elle a été placée dans le genre Mungotictis par Reginald Innes Pocock en 1915[6].

Phylogénie

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La galidie à dix raies fait partie de la famille des carnivores malgaches, les Eupleridae, qui forment un clade monophylétique. Elle partage un ancêtre commun avec les clades frères des Feliformia[7].

Comportement et écologie

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La galidie à dix raies est diurne et vit dans des groupes familiaux matriarcaux pratiquant l'élevage coopératif des jeunes. En règle générale, le petit de la femelle alpha reçoit le plus de soins ; les petits des femelles de rang inférieur sont souvent négligés, parfois jusqu'à l'abandon.

L'espèce démontre deux comportements sociaux uniques : les femelles occupent des domaines vitaux où 1 à 3 d'entre elles forment une unité sociale stable avec leur progéniture. Les mâles forment leurs propres unités sociales de 2 à 4 adultes. Ces unités de mâles ont un vaste domaine vital qui chevauche souvent celui d'au moins trois unités de femelles[8].

Elle crée de petits nids dans les arbres et les buissons. Des études suggèrent qu'elle est principalement insectivore, mais elle consomme aussi des œufs d'oiseaux et divers petits animaux incluant des rongeurs, des serpents et même de petites espèces de lémuriens comme le microcèbe mignon[9].

Reproduction

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Les mâles sont considérés comme polygames et les femelles peuvent également s'accoupler avec plusieurs partenaires. Les individus des unités voisines sont étroitement apparentés. Les femelles donnent naissance à un seul petit par saison, généralement entre octobre et décembre (fin de la saison sèche).

Si le petit meurt, elles peuvent mettre bas à nouveau vers février ou mars. Le taux de survie des jeunes est d'environ 28 % ; c'est souvent le premier-né de la femelle la plus dominante qui survit[8]. La période de gestation dure entre 74 et 106 jours[10].

Habitudes alimentaires

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La galidie cherche sa nourriture dans la couche superficielle du sol, la litière et le bois mort. Une étude dans la Forêt de Kirindy a révélé que son régime se compose principalement d'invertébrés (Arthropodes, larves d'insectes, gastéropodes). Des restes d'œufs de reptiles, d'os et de plumes ont également été identifiés dans les excréments[11]. L'utilisation de l'Indice de Jaccard a montré que l'animal n'est pas sélectif et consomme les proies disponibles selon la saison.

Conservation

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La galidie à dix raies est classée comme espèce en danger (EN) sur la Liste rouge de l'UICN. Elle subit une fragmentation sévère de son habitat et est menacée par la déforestation liée à l'exploitation forestière et à la conversion des terres pour l'agriculture[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. 1 2 (en) « Mungotictis decemlineata », sur IUCN Red List
  3. ASM Mammal Diversity Database, consulté le Date de consultation.
  4. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names), All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books, , 800 p. (ISBN 978-84-16728-66-4), p. 662
  5. A. Grandidier, « Mammifères et oiseaux nouveaux découverts à Madagascar et décrits », Revue et magasin de zoologie pure et appliquée, 2e série, vol. 19, , p. 84–113 (lire en ligne)
  6. (en) R.I. Pocock, « On the Species of the Mascarene Viverrid Galidictis, with a description of a new Genus, and a note on Galidia elegans », The Annals and Magazine of Natural History; Zoology, Botany, and Geology, 8e série, vol. 16, no 92, , p. 113–123 (lire en ligne)
  7. (en) J.J. Flynn, J.A. Finarelli, S. Zehr, J. Hsu et M.A. Nedbal, « Molecular phylogeny of the Carnivora (Mammalia): assessing the impact of increased sampling on resolving enigmatic relationships », Systematic Biology, vol. 54, no 2, , p. 317–337 (PMID 16012099, DOI 10.1080/10635150590923326)
  8. 1 2 (en) T. C. Schneider, P. M. Kappeler et L. Pozzi, « Genetic population structure and relatedness in the narrow-striped mongoose (Mungotictis decemlineata), a social Malagasy carnivore with sexual segregation », Ecology and Evolution, vol. 6, no 11, , p. 3734–3749 (PMID 27231532, DOI 10.1002/ece3.2123)
  9. (en) L. Razafimanantsoa (dir.), The Natural History of Madagascar, Chicago, University of Chicago Press, , 1357–1360 p. (ISBN 978-0-226-30306-2), « Mungotictis decemlineata, Narrow-striped Mongoose, Boky-boky »
  10. (en) N. Woolaver, R. Nichols, W.F. Rakotombololona, A.T. Volahy et J. Durbin, « Population status, distribution and conservation needs of the narrow-striped mongoose Mungotictis decemlineata of Madagascar », Oryx, vol. 40, no 1, , p. 67–75 (DOI 10.1017/S0030605306000159)
  11. (en) B. Rasolofoniaina, P. Razafy, A. Andrianarimisa, E. Razafimahatratra et P.M. Kappeler, « Feeding ecology of bokiboky, Mungotictis decemlineata (Family Eupleridae) », Malagasy Nature, vol. 13, , p. 152–161 (lire en ligne)

Voir aussi

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Liens externes

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