Musique de la Grenade
La musique de la Grenade compte plusieurs musiciens de renom, dont Eddie Bullen, David Emmanuel, l'un des artistes reggae les plus vendus de tous les temps, et Mighty Sparrow, un calypsonien. L'île est également connue pour le jazz, notamment grâce à Eddie Bullen, pianiste, compositeur et producteur de disques résidant au Canada. Kingsley Etienne, claviériste, tandis que le Grenado-Américain Joe Country and the Islanders se fait un nom dans la musique country.
Les danses africaines importées à la Grenade ont survécu sous une forme évoluée, tout comme les quadrilles et les picquets européens. Les styles les plus populaires de ces danses comprenennt le « heel-and-toe »[1] et le « Carriacou Big Drum and Quadrille », avec des danseurs populaires tels que Willie Redhead, Thelma Phillips, Renalph Gebon et le Beewee Ballet.
Histoire
modifierCarriacou
modifierDe nombreuses années de domination britannique et française laissent leur empreinte à Carriacou, dans des chansons telles que les berceuses et les reels, les cantique, les chants de marins et les quadrilles[2]. Carriacou est une île située au nord de la Grenade, surtout connue pour le Big Drum (en), un style musical afro-caribéen, et le quadrille. Le Big Drum remonte au moins à la fin du XVIIIe siècle[2]. La population afro-caribéenne de Carriacou est divisée en nations, chacune ayant un rythme distinct qui l'identifie ; le Big Drum glorifie les ancêtres de ces nations, qui comprennent les Mandingues, les Chambas, les Temnés, les Mokos, les Igbos, les Bandas, les Aradas, les Kongos et les Cromantis[2]. Les Cromanti, qui constituent la plus grande nation, ouvrent la cérémonie du Big Drum avec une chanson intitulée Cromanti Cudjo (ou Beg Pardon) ; celle-ci est suivie des chansons des autres nations, toutes basées sur des phrases courtes et déclamatoires accompagnées de refrains, accompagnées de deux tambours boula et d'un seul tambour cut drum plus aigu, tous deux fabriqués à partir de fûts de rhum[2]. La musique du Big Drum est utilisée pour honorer la mémoire des défunts lorsque la famille du défunt n'est pas en mesure d'organiser la traditionnelle fête de la pierre tombale[3].
La musique funéraire de Carriacou occupe une place importante dans la musique folklorique de l'île ; la religion de Carriacou est centrée sur le culte des « Anciens Parents », les fondateurs apocryphes de la société insulaire[3]. Le rite funéraire saraca, pratiqué à Carriacou et dans toutes les Grenadines, comprend de la musique, des récits et des festins ; les chants saraca comprennent des paroles européennes et africaines[3]. Des éléments africains, tels que le style call-and-response, sont souvent présents.
Notes et références
modifier- ↑ (en) Miller, Rebecca S. (Fall 2005). Performing Ambivalence: The Case of Quadrille Music and Dance in Carriacou, Grenada. Ethnomusicology. 49 (3): 403–440. JSTOR 20174404.
- 1 2 3 4 (en) « Caribbean Voyage: Carriacou Calaloo », sur Musical Traditions (consulté le ).
- 1 2 3 (en) « Tombstone - Big Drum - Saraca », sur Paradise Inn (consulté le ).