Mustapha Derkaoui

réalisateur marocain

Mustapha Derkaoui, ou Mostafa Derkaoui (en arabe : مصطفى الدرقاوي), est un réalisateur et scénariste marocain, né le à Oujda (alors au protectorat français au Maroc) et mort le à Casablanca.

Mustapha Derkaoui
Nom de naissance مصطفى الدرقاوي
Naissance
Oujda (protectorat français au Maroc)
Nationalité Marocaine
Décès (à 81 ans)
Casablanca (Maroc)
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables De quelques événements sans signification

Il est considéré comme l’un des cinéastes marocains les plus importants. Son cinéma s’inscrit dans la modernité avec ce questionnement permanent de la nature même du langage cinématographique, nourri de références au théâtre, à la littérature, à la philosophie et à la musique[1].

Biographie

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Mustapha Derkaoui est le frère du réalisateur et chef opérateur Abdelkrim Derkaoui et le père du chef opérateur Kamal Derkaoui[2][source insuffisante].

En 1962, il obtient un baccalauréat en philosophie après avoir suivi, en parallèle à ses études secondaires, des cours au conservatoire d’art dramatique à Casablanca[3].

Après une année d'étude à l’IDHEC et la réalisation de son premier court métrage en 1964 à Casablanca (Les quatre murs), il part en Pologne en 1965 avec son frère Abdelkrim Derkaoui et intègre l’école de cinéma de Łódź[4], où il demeure jusqu’à l’obtention de son diplôme dans la section « Réalisation » en 1972. Au sein de cette école, il réalise quatre courts métrages[5].

En 1974, il fonde avec son frère la société de production Basma Production[6], qui est à l’origine de la production de nombreux courts et longs métrages. Au début de la même année, il entame le tournage de son premier long métrage De quelques événements sans signification[7]. À sa sortie, le film a été interdit[8] par le Maroc de projection au Maroc et à l'étranger. Il a été vu une fois en public au premier festival de Paris présidé par Henry Chapier en 1975 et clandestinement au festival de Khouribga devant l'équipe des cahiers du cinéma en 1977. Malgré la levée de l'interdiction 27 ans après le film n'a pas été diffusé en salle ou à la télévision[9]. L'Observatoire (art et recherche, à Casablanca) a initié en 2016 un projet de restauration du film avec la Filmoteca de Catalunya et les frères Derkaoui, qui sera accompagné d'une publication et d'une exposition[10]. Le film restauré par la Filmoteca de Catalunya est sélectionné à la 69ème édition de la Berlinale (Forum - Archival constellations) en 2019.

Mostafa Derkaoui participe au film collectif Les Cendres du clos[11], Ramâd al-zariba en 1979 et contribue, par la réalisation d'un épisode, au film collectif arabe La Guerre du Golfe...et après ? / Harbu al-khalîj wa ba'du ? (1992). Il devient l'un des réalisateurs les plus prolifiques[12] du cinéma marocain des années 80 et 90.

En 2007, le Festival International de Marrakech lui a rendu hommage lors de sa septième édition[13].

Un film sur lui, Librement, Mostafa Derkaoui[14],[15], a été réalisé par Sophie Delvallée en 2023[16],[17],[18].

Il meurt le 20 août 2026 à l'âge de 81 ans, à Casablanca[19].

Filmographie

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Réalisateur

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Mustapha Derkaoui est également scénariste de ses réalisations.

  • 1964 : Les Quatre Murs (court métrage, film d'études)[20]
  • 1968 : Amghar (court métrage, film d'études)
  • 1968 : Adoption (court métrage documentaire)
  • 1969 : Les Gens du caveau (court métrage documentaire, film d'études)
  • 1969 : Les États généraux du cinéma (court métrage documentaire, film d'études)
  • 1970 :Un jour quelque part (court métrage documentaire, film d'études)
  • 1974 : De quelques événements sans signification (documentaire)
  • 1976 : Les Cendres du clos (film collectif, coréalisé avec Lâarbi Belakaf, Saâd Chraïbi, Mohamed Abdelkrim Derkaoui, Nour Eddine Gounajjar, Abdelkader Lagtaâ et Mohamed Reggab)
  • 1978 : Les Cent Jours de la Mamounia (documentaire)
  • 1979 : Deux moins un (téléfilm)
  • 1980 : L'Agonie des fleurs (série télévisée)
  • 1982 : Les Beaux Jours de Shéhérazade
  • 1984 : Titre provisoire
  • 1990 : Le Doux Murmure du vent après l'orage (court métrage)
  • 1992 : La Guerre du Golfe... et après ? (film omnibus), segment The Silence
  • 1992 : Fiction première
  • 1994 : Les Sept portes de la nuit
  • 1994 : Je (u) au passé' (court métrage)
  • 1995 : La Grande Allégorie
  • 2001 : Les Amours de Haj Mokhtar Soldi
  • 2003 : Casablanca by Night
  • 2004 : Casa Daylight
  • 2023 : Hmida Ejayeh

Décoration

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Notes et références

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  1. « Mostafa Derkaoui, l'esthétique comme éthique », sur Maghress (consulté le )
  2. « http://www.dopvision.com/ », sur www.dopvision.com (consulté le )
  3. « MUSTAPHA DERKAOUI » (consulté le )
  4. Gérard Vaugeois, Léa Morin et Marie-Pierre Bouthier, « Six œuvres majeures du Maghreb » [archive] [PDF], sur Maghreb des films, (consulté le )
  5. « Łódź–Casablanca : la Pologne pour devenir cinéaste marocain » [archive], sur Nova Cinema, (consulté le )
  6. « Africultures - Fiche structure : Basma Production », sur www.africultures.com (consulté le )
  7. « L'Atelier de l'Observatoire, Art et Recherche », sur L'Atelier de l'Observatoire, Art et Recherche (consulté le )
  8. « L'Atelier de l'Observatoire, Art et Recherche », sur L'Atelier de l'Observatoire, Art et Recherche (consulté le )
  9. « Le cinéma marocain confronté au réel », sur orientxxi.info (consulté le )
  10. « de quelques evenements sans significations », sur kibrit.org (consulté le )
  11. « Africultures - Fiche film : Cendres du clos (Les) », sur www.africultures.com (consulté le )
  12. « CinémaLe Festival de Tanger rend hommage à trois légendes », L'Economiste, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Festival international du film de Marrakech : Le FIFM rend hommage à Mustapha Derkaoui », sur Aujourd'hui le Maroc (consulté le )
  14. « Kaleo Films » en-production », sur kaleo-films.com (consulté le )
  15. « Librement Mostafa Derkaoui | Sophie Delvallée » [archive], (consulté le )
  16. « Librement Mostafa Derkaoui », sur IMdB (consulté le )
  17. « Librement Mostafa Derkaoui au Gyptis » [archive], sur Les Écrans du Sud, (consulté le )
  18. Samir Ardjoum et Sophie Delvallée, « Mustapha Derkaoui feat. Sophie Delvallée », sur Youtube, Microciné, (consulté le )
  19. « Mustapha Derkaoui, une voix singulière du cinéma marocain s’éteint », sur SNRT News (consulté le )
  20. « :: CENTRE CINEMATOGRAPHIQUE MAROCAIN :: », sur www.ccm.ma (consulté le )
  21. « Voici les personnalités décorées par le roi Mohammed VI » (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Documentaire

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  • Librement, Mostafa Derkaoui (2023), réalisé par Sophie Delvallée, production Abel Aflam.

Liens externes

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