Musée-Galerie Carnot

Musée d'art et d'histoire de Villeneuve-sur-Yonne, France

Le Musée-Galerie Carnot est un musée de France municipal situé à Villeneuve-sur-Yonne, dans l'Yonne. Installé dans les anciens bâtiments du Conservatoire de musique et attenant à la Porte de Joigny, porte médiévale méridionale de la cité fortifiée, il présente des collections permanentes consacrées à l'histoire locale et aux artistes liés à la ville, ainsi que des expositions temporaires d'art contemporain.

Musée-Galerie Carnot
Vue extérieure du Musée-Galerie Carnot
Informations générales
Ouverture
2017
Visiteurs par an
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Site web
Collections
Collections
Beaux-arts, archéologie, architecture, art moderne et contemporain
Label
Musée de France (17 septembre 2003)
Localisation
Pays
France
Commune
Adresse
4, rue Carnot
Coordonnées
Carte

Histoire

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Les premiers projets de musée

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L'idée de créer un musée à Villeneuve-sur-Yonne est évoquée dès la fin du XIXe siècle. Lors d'une séance du conseil municipal du 23 janvier 1881, le conseiller municipal Lemoce de Vaudouard propose d'utiliser la Porte de Sens, alors désaffectée, pour y établir un « musée cantonal »[1].

Le projet réapparaît dans l'entre-deux-guerres. En 1934, le vétérinaire et archéologue Georges Bolnat envisage la création d'un musée local et souhaite notamment y présenter les maquettes réalisées par le sculpteur Émile Peynot, mort en 1932. En 1937, un autre projet prévoit l'aménagement intérieur de la Grosse Tour, dite donjon Philippe-Auguste, afin de permettre sa visite.

La création d'un musée archéologique

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Le développement des recherches archéologiques locales pendant la première moitié du XXe siècle favorise la constitution de collections destinées à être présentées au public. En 1943, la Société archéologique de Sens présente un projet de chantier à Villeneuve-sur-Yonne, auquel participent notamment le vicomte Hugues de Montbas, Ivan Lachat, Gaston Renault, Jacques Martin, Georges Bolnat et Jean Puissant. Le projet prévoit notamment la création d'un musée local ainsi que d'une bibliothèque consacrée à l'histoire régionale.

En juin 1951, à la demande de Suzanne Bolnat, les collections archéologiques réunies par Georges Bolnat sont transférées dans la Porte de Sens, mise à disposition par la municipalité. Des travaux d'aménagement sont ensuite entrepris afin de permettre leur présentation au public. Un rapport de 1953 mentionne notamment la nécessité de créer le mobilier destiné à la présentation des collections et d'installer l'électricité. En novembre 1955, les responsables du groupement archéologique envisagent l'ouverture d'une salle au printemps suivant.

L'archéologie dans les salles de la Porte de Sens

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Au cours des années 1960, le Groupement archéologique aménage la Porte de Sens en salles d'exposition permanente. Le deuxième étage présente notamment des fossiles, des silex, des armes celtiques et des poteries gallo-romaines, provenant pour une large part des recherches de Dovilio Peretto. Une salle reçoit le nom de « Salle Bolnat », en hommage à l'archéologue villeneuvien Georges Bolnat. Des pièces provenant notamment des fouilles menées par celui-ci aux ateliers gallo-romains de Bussy-le-Repos et sur le site de La Colombine à Champlay sont présentées dans les vitrines[2].

Le « musée villeneuvien »

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À partir du milieu des années 1980, la politique muséale de la commune évolue vers une mise en valeur plus large du patrimoine et de l'histoire de Villeneuve-sur-Yonne. Un projet muséographique est élaboré en 1986 avec le concours de l'architecte Bernard Colette. Il prévoit notamment de développer un pôle culturel et patrimonial autour des deux portes fortifiées de la ville.

En août 1987, les premières salles du « musée villeneuvien » sont ouvertes au public dans la Porte de Joigny. Elles sont consacrées au patrimoine médiéval et à l'histoire de la cité. La Porte de Sens conserve alors la collection archéologique, constituant l'autre partie du musée[3].

Cette organisation s'accompagne du développement des collections municipales consacrées aux beaux-arts et aux artistes liés à Villeneuve-sur-Yonne.

La multiplication des lieux d'exposition

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Au cours des années 1990, les collections et les expositions sont réparties dans plusieurs espaces municipaux. En août 1992, de nouvelles salles consacrées aux beaux-arts sont inaugurées rue Carnot. Elles présentent notamment des œuvres d'artistes originaires de Villeneuve-sur-Yonne ou ayant séjourné dans la ville et dans la région[4].

La Porte de Sens continue parallèlement à présenter des éléments consacrés à l'histoire et à l'archéologie de la ville. La Porte de Joigny accueille notamment, au deuxième étage, dans la salle dite des Chevaliers, des expositions temporaires d'art contemporain.

D'autres expositions sont organisées dans les espaces situés rue Carnot, notamment dans la Galerie Carnot et dans les locaux alors occupés par l'office de tourisme. Les caveaux Louis XIII accueillent également des manifestations consacrées à des artistes contemporains. Une partie importante de cette activité culturelle est alors organisée avec le concours de l'association Les Amis du Vieux Villeneuve.

Réorganisation des collections

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En 2001, les collections présentées à la Porte de Sens font l'objet d'une réorganisation municipale. Une partie du mobilier archéologique est transférée dans la Porte de Joigny, tandis que d'autres collections sont entreposées dans différents bâtiments municipaux.

Cette réorganisation marque une nouvelle étape dans l'histoire des collections archéologiques villeneuviennes. Leur conservation est progressivement dissociée des espaces d'exposition permanente ouverts au public.

Au début des années 2000, les collections de beaux-arts occupent pleinement les locaux du 4, rue Carnot, après le déplacement de l'office de tourisme.

Aujourd'hui, la porte de Sens accueille des expositions temporaires[5],[6].

De l'incendie du conservatoire au Musée-Galerie Carnot

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Dans la nuit du 9 au 10 décembre 2012, le Conservatoire de musique de Villeneuve-sur-Yonne situé à proximité de la Porte de Joigny est détruit par un incendie[7]. Le bâtiment est ensuite reconstruit en conservant ses façades de style Second Empire et en intégrant les normes d'accessibilité[8].

Après plusieurs années de travaux, l'ensemble rouvre au public en juin 2017 sous la dénomination « Musée-Galerie Carnot ». Cette nouvelle organisation réunit dans un même ensemble les collections historiques municipales et les espaces consacrés aux expositions temporaires d'art contemporain[8].

La Porte de Joigny conserve parallèlement une partie des collections historiques. Son deuxième étage, dans la salle des Chevaliers, accueille notamment une collection consacrée à l'histoire de la gendarmerie nationale[8].

Le changement de dénomination

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Le musée bénéficie de l'appellation « Musée de France » depuis le 17 septembre 2003. Il était alors enregistré dans le répertoire Muséofile sous l'appellation « musée villeneuvien »[9].

La dénomination « Musée-Galerie Carnot » est utilisée dans la communication de l'établissement depuis sa réouverture en 2017. Elle correspond à la réunion des fonctions muséales et des espaces d'exposition qui avaient auparavant été répartis entre plusieurs sites de la rue Carnot et les portes fortifiées de la ville[8].

Le conseil municipal acte officiellement cette dénomination en mars 2024, en remplacement de celle de « musée villeneuvien »[10]. La nouvelle appellation est ensuite reprise dans la notice Muséofile du ministère de la Culture[9].

Collections

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Histoire et patrimoine local

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Le rez-de-chaussée et le premier étage de la Porte de Joigny présentent l'histoire des fortifications et des monuments de la cité royale : plans anciens de la ville, dessin sur parchemin du projet de façade de l'église Notre-Dame de Villeneuve réalisé par Jehan Chéreau en 1575, bas-relief médiéval dit des « Amants de Villeneuve », et panneau peint du XVIe siècle représentant les Œuvres de Miséricorde[11],[12].

Une salle présente également le portrait de Narcisse Menu de Chomorceau ainsi que des œuvres du peintre Dominique Grenet (1821-1885) et de l'architecte Paul Sédille (1836-1900)[11].

Les Nabis au Relais

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Une salle évoque le séjour des artistes du groupe des Nabis à Villeneuve-sur-Yonne. Misia Natanson et Thadée Natanson séjournent à Villeneuve-sur-Yonne entre 1897 et 1899, où ils louent une maison de campagne au bord de l'Yonne, le Relais. La demeure accueille notamment Édouard Vuillard, Pierre Bonnard, Ker-Xavier Roussel, Félix Vallotton, Maurice Denis et Henri de Toulouse-Lautrec[13]. D'autres personnalités fréquentent également le Relais durant cette période, parmi lesquelles les écrivains Stéphane Mallarmé — alors professeur d'anglais au lycée Condorcet de Sens —, Octave Mirbeau, Tristan Bernard et Alfred Jarry, ainsi que les compositeurs Claude Debussy et Claude Terrasse[14]

L'histoire de cette villégiature a notamment été évoquée par Jean-Marie Pinçon dans L'été des Nabis, publié en 2019, ouvrage fondé sur des témoignages et des correspondances des protagonistes.

Peintres et artistes liés à Villeneuve-sur-Yonne

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Le couloir de Villeneuve, consacré aux talents villeneuviens

Deux salles, le couloir de Villeneuve et la salle Peynot, sont consacrées aux talents villeneuviens. Elles présentent notamment des œuvres du sculpteur Émile Peynot (1850-1932), natif de la commune et Grand Prix de Rome en 1880, du peintre orientaliste Théodore Charles Balké (1875-1951), installé à Villeneuve-sur-Yonne, ainsi que de Francis Picabia (1879-1953)[8],[15]. Figurent également le dessinateur René Binet, la paysagiste Louise-Renée Lacroix (1891-1977) et Berthold Mahn (1881-1975), dessinateur et illustrateur notamment de Roger Martin du Gard et Georges Duhamel.

École de Paris

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Le musée expose des représentants de la nouvelle École de Paris : Gaëtan de Rosnay (1912-1992), Michel de Gallard (1921-2007) et son épouse Claude Autenheimer (1926-2013), ainsi que Luc Rechner, dit Lucas (1924-2004), issu de l'École des beaux-arts de Marseille et compagnon d'atelier du sculpteur César[15].

Collection consacrée à la Gendarmerie

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La Salle des Chevaliers, qui présente la collection consacrée à la gendarmerie

Le second étage de la Porte de Joigny, appelé Salle des Chevaliers, présente une collection consacrée à l'histoire de la gendarmerie nationale. Elle retrace deux siècles d'histoire, de la Révolution française à nos jours, au travers de vitrines de costumes, d'objets, de photographies et de documents. La collection présente notamment l'évolution de la maréchaussée royale, de la gendarmerie coloniale et différentes subdivisions d'armes : gendarmerie mobile, gendarmerie départementale et garde républicaine jusqu'au GIGN[12].

Collections conservées

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Les collections conservées par le musée comprennent notamment un fonds communal consacré à l'histoire de la gendarmerie ainsi qu'un fonds photographique dit « fonds Bohler ». Certaines œuvres et documents peuvent également être prêtés à d'autres institutions culturelles[16].

Expositions temporaires

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Le Musée-Galerie Carnot accueille régulièrement des expositions temporaires consacrées à l'art contemporain et à des artistes utilisant des techniques variées. Ces expositions, renouvelées environ toutes les huit semaines, sont présentées principalement au premier étage du musée[11].

Depuis sa réouverture en 2017, le musée a notamment présenté en 2018 l'exposition Sous le soleil exactement, consacrée au peintre et graveur Christian Sorg[17].

En 2019, plusieurs manifestations se succèdent, parmi lesquelles L'Envol, consacrée aux bronzes et dessins de James Benenson, Terratorium de Jeannine Cook, autour du terroir bourguignon, et Le Temps de la Couleur de Claudie Laks[18],[19],[20].

En 2020, le musée accueille Floraison, une exposition de la peintre Judith Wolfe présentée du 30 mai au 30 août et réunissant une vingtaine d'œuvres autour du thème de la floraison[21],[22].

En 2023, le musée présente Histoires en bouteilles, des bateaux, des hommes et des aventures, consacrée aux réalisations en bouteilles de Gérard Aubry. L'exposition réunit 45 œuvres[23],[24].

Le musée participe également aux Journées européennes du patrimoine et à diverses manifestations culturelles et mémorielles. En 2026, une exposition intitulée Embarquons ! Marins : destins & équipages est annoncée du 25 septembre au 31 octobre organisée dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la Marine nationale et consacrée à des parcours individuels liés au territoire[25].

Informations pratiques

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Le musée est situé au 4, rue Carnot, à Villeneuve-sur-Yonne. L'entrée est gratuite. Il est accessible aux personnes à mobilité réduite (plan incliné à l'entrée, ascenseur pour les étages)[8]. Il est labellisé « FamilYonne », en complément du label « Musée de France »[14].

Notes et références

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  1. ↑ Exposé de la situation communale fait au Conseil Municipal, séance du 23 janvier 1881, Joigny, Imp. Hamelin-Zanote,
  2. ↑ André Despons, « Archéologie du site de Villeneuve-sur-Yonne », Études Villeneuviennes, Villeneuve-sur-Yonne, Société d'Histoire du Canton de Villeneuve-sur-Yonne – Les Amis du Vieux Villeneuve, no 1,‎ , p. 11
  3. ↑ « Liste des Musées de Joigny et des environs à voir », sur ville-data.com
  4. ↑ Gabriel Houzé, Études Villeneuviennes, chap. 19 (« Les peintres des Relais »)
  5. ↑ Association Le Ruban Vert, « Inauguration de l'exposition Porte de Sens » (consulté le )
  6. ↑ Yonne républicaine, « « Mythologies » de Jacques Canonici », sur Presse Yonne républicaine, (consulté le )
  7. ↑ « Villeneuve-sur-Yonne (89) : incendie au Conservatoire de Musique », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté,
  8. 1 2 3 4 5 6 « Musée-Galerie Carnot », sur Ville de Villeneuve-sur-Yonne
  9. 1 2 « Musée-Galerie Carnot », sur POP (Plateforme ouverte du patrimoine), Muséofile, ministère de la Culture
  10. ↑ « Procès-verbal du conseil municipal du 15 mars 2024 », sur Ville de Villeneuve-sur-Yonne,
  11. 1 2 3 « Le musée galerie Carnot », sur Tourisme Yonne
  12. 1 2 « Musée de la Porte de Joigny à Villeneuve-sur-Yonne », sur Sens et Sénonais Tourisme
  13. ↑ Romain Blanc, « Six tableaux de Misia, la muse de Villeneuve-sur-Yonne », sur L'Yonne républicaine,
  14. 1 2 « Musée-Galerie Carnot », sur Musées de Bourgogne-Franche-Comté
  15. 1 2 « Musée-Galerie Carnot », sur Musées de Bourgogne-Franche-Comté (consulté le )
  16. ↑ « Procès-verbal du conseil municipal du 20 septembre 2024 », sur Ville de Villeneuve-sur-Yonne,
  17. ↑ « Expositions », sur christiansorg.com (consulté le )
  18. ↑ « Exposition James Benenson », sur Mairie de Villeneuve-sur-Yonne (consulté le )
  19. ↑ « Jeannine Cook, Terratorium : Exposition », sur ousorton.fr (consulté le )
  20. ↑ « Exposition Claudie Laks », sur Mairie de Villeneuve-sur-Yonne (consulté le )
  21. ↑ « Réouverture du Musée-Galerie Carnot — Exposition « Floraison » Judith Wolfe », sur Mairie de Villeneuve-sur-Yonne (consulté le )
  22. ↑ « Judith Wolfe. Floraison », sur Art Absolument (consulté le )
  23. ↑ « Exposition des œuvres de Gérard Aubry », sur Mairie de Villeneuve-sur-Yonne, (consulté le )
  24. ↑ Yonne républicaine, « À Villeneuve-sur-Yonne, Gérard Aubry mène les bateaux en bouteilles », sur La République de l'Yonne (consulté le )
  25. ↑ « « Embarquons ! Marins : destins & équipages » à Villeneuve-sur-Yonne », sur Marine nationale — Ministère des Armées, (consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jean-Marie Pinçon, L'été des Nabis, Selena éditions, , 194 p. (ISBN 979-10-94886-15-1)
  • Bernard Lacroix (préf. Raymond Lantier), La nécropole protohistorique de La Colombine à Champlay, Yonne, d'après les fouilles de Georges Bolnat, Paris, Société des fouilles archéologiques et des monuments historiques de l'Yonne, , 172 p.

Liens externes

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