NGCC Sipu Muin
Le NGCC[note 1] Sipu Muin est un aéroglisseur Type 400 AP1-88 de la Garde côtière canadienne, basé à la base d’aéroglisseurs de la CCG de Trois-Rivières à Trois-Rivières, au Québec. Le navire a été lancé et achevé en 1998 et est entré en service la même année. Le Sipu Main est principalement utilisé comme brise-glace, pour la recherche et sauvetage, ainsi que pour l’entretien des aides à la navigation dans le Bas-Saint-Laurent et la voie maritime du Saint-Laurent.
| NGCC Sipu Muin | |
Le NGCC Sipu Muin près de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec | |
| Type | Aéroglisseur |
|---|---|
| Classe | Type 400 BHC AP1-88/400 |
| Fonction | militaire |
| Histoire | |
| A servi dans | Garde côtière canadienne |
| Chantier naval | Hike Metals & Shipbuilding Limited, Wheatley (Ontario) |
| Fabrication | aluminium |
| Lancement | 1998 |
| Commission | août 1998 |
| Statut | en service |
| Équipage | |
| Équipage | 7 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 28,5 m |
| Maître-bau | 12 m |
| Déplacement | 36 t |
| À pleine charge | 70 t |
| Tonnage | 70 NT |
| Propulsion | 4 moteurs diesel Caterpillar 3416 TTA 2 hélices à pas variable |
| Puissance | 2818 kW (3779 ch) |
| Vitesse | 50 nœuds (93 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Rayon d'action | 300 milles marins (560 km) |
| Carrière | |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Base d’aéroglisseurs de la CCG Trois-Rivières |
| Indicatif | CHCGA[1],[2],[3] |
| MMSI | 316001988[1],[4],[5],[2],[6],[3] |
| IMO | 820551[5],[2],[3] |
| modifier |
|
Description
modifierLe Sipu Muin est un véhicule à coussin d’air (ou aéroglisseur) Type 400 BHC AP1-88/400, le premier des deux navires de ce type construits pour la Garde côtière canadienne[7],[8]. Le Sipu Muin, construit en aluminium, a un déplacement standard de 36 tonnes et 70 tonnes à pleine charge, et a un tonnage net (NT) de 70 t[7], [8],[9]. L’aéroglisseur mesure 28,5 mètres de long, avec une largeur de 12 m. Le navire a une capacité de chargement sur son pont principal de 110 m2 et un puits central mesurant 8,2 m × 6,4 m, surplombé par une grue Polar Crane d’une capacité de 5 tonnes[8],[9].
L’aéroglisseur est propulsé par quatre moteurs diesel Caterpillar 3416 TTA produisant 2818 kilowatts (3779 ch) et faisant tourner deux hélices à pas variable[8],[9]. Le Sipu Muin atteint une vitesse maximale de 48 nœuds (89 km/h) et une vitesse de croisière de 45 nœuds (83 km/h). Le navire a un rayon d'action de 300 milles marins (560 km) avec une autonomie d’une journée. L’aéroglisseur compte un équipage de 7 personnes dont deux officiers[9].
Construction et carrière
modifierLe contrat pour construire le Sipu Muin et son navire-jumeau le NGCC Siyay a été attribué en mai 1996 à GKN Westland. Les deux aéroglisseurs ont été construits par Hike Metals & Shipbuilding Limited dans leur chantier à Wheatley (Ontario)[8]. Le Sipu Muin a été lancé en 1998[9] et achevé en août de la même année[8]. Au moment de leur construction, le Sipu Muin et le Siyay étaient les plus grands aéroglisseurs diesel au monde[7]. Le nom Sipu Muin vient de l’expression micmac signifiant « ours de rivière » [9]. Le Sipu Muin est entré en service en 1998 et est basé à Trois-Rivières, au Québec [9]. Le Sipu Muin est principalement utilisé pour les missions de brise-glace sur le fleuve Saint-Laurent et la voie maritime du Saint-Laurent[10], ainsi que pour l’entretien des aides à la navigation et des missions de recherche et sauvetage[7]. Le navire est immatriculé à Ottawa, en Ontario[9].
Le NGCC Sipu Muin et le NGCC Mamilossa sont utilisés pour le déglaçage de 13 rivières du Québec, dont la rivière Ristigouche en Gaspésie, où le NGCC Sipu Muin opère à chaque printemps. Il part de Trois-Rivières chaque printemps et peut mettre de deux à trois jours à se rendre à destination pour venir déglacer la rivière Ristigouche. Cette opération ne peut se dérouler que lors de la débâcle printanière. L’aéroglisseur crée des vagues afin de casser la glace et ainsi libérer le cours d’eau. L'aéroglisseur se dirige ensuite vers la baie des Chaleurs. Cependant, le véhicule à coussin d’air ne peut pas opérer sans une profondeur d’eau suffisante. Deux secteurs sont particulièrement problématiques sur la rivière Ristigouche. Le cours d’eau constitue un défi particulier, notamment en raison du fait qu’il comporte de nombreux méandres et bancs de sable[11].
À partir du 10 mai 2016, le Sipu Muin a subi une remise en état de six mois aux Réparations Navales et Industrielles Océan à Québec, au Québec. La modernisation comprenait des réparations à la coque et des modifications de la timonerie. La suite de navigation électronique a été améliorée et les réservoirs de carburant ainsi que les jupes ont été remplacées[12].
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « CCGS Sipu Muin » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 (en) « SIPU MUIN SAR MMSI : 316001988 », sur MarineTraffic: Global Ship Tracking Intelligence - AIS Marine Traffic (consulté le ).
- 1 2 3 (en) « SIPU-MUIN (316001988) », sur ShipTracker (consulté le ).
- 1 2 3 « Sipu Muin - SAR-Vessel, IMO 820551, MMSI 316001988, Callsign CHCGA, Flag Canada », sur vesseltracker.com (consulté le ).
- ↑ (en) « SIPU-MUIN, SAR - Details and current position - MMSI 316001988 », sur VesselFinder (consulté le ).
- 1 2 (en) « SIPU-MUIN - Search and Rescue vessel (IMO: 820551, MMSI: 316001988) », sur MyShipTracking (consulté le ).
- ↑ « SIPU-MUIN, MMSI 316001988 — Base de données des navires. ID 471857 », sur GLOAP.NET (consulté le ).
- 1 2 3 4 Maginley et Collin 2001, p. 280.
- 1 2 3 4 5 6 Saunders 2009, p. 112.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « CCG Fleet: Vessel Details - CCGS Sipu Muin », sur Canadian Coast Guard (consulté le ).
- ↑ (en) Simon Nakonechny, « How a Canadian Coast Guard hovercraft breaks up ice without touching it », sur CBC News, (consulté le ).
- ↑ « Déglaçage de la Ristigouche par aéroglisseur : « On n’est pas des machines à miracles » », sur Radio-Canada, (consulté le ).
- ↑ (en) Eric Haun, « Sipu Muin Modernization Work to Begin in May », sur Marine Link, (consulté le ).
Notes
modifierBibliographie
modifier- Charles D. Maginley et Bernard Collin, The Ships of Canada's Marine Services, St. Catharines, Ontario, Vanwell Publishing Limited, (ISBN 1-55125-070-5).
- Stephen Saunders, Jane's Fighting Ships 2009-2010, Alexandria, Virginia, Jane's Information Group Inc., (ISBN 978-0-7106-2888-6), p. 112.