NGCC Tupper
Le NGCC[note 1] Tupper était un baliseur de la Garde côtière canadienne, renforcé pour la navigation dans les glaces, en service de 1959 à 1998. Le navire a passé toute sa carrière dans les provinces de l'Atlantique du Canada. Après son service au Canada, le Tupper a été vendu à des intérêts privés dans le but d'être transformé en yacht, mais la conversion n'a jamais eu lieu et le navire a été déplacé dans le port d'Halifax. Il a subi un incendie en 2008 avant d'être vendu à la ferraille en 2011. Le navire n'a pas été démoli et la Garde côtière canadienne a été contrainte de se pencher sur les problèmes de pollution liés à l'abandon du navire en 2021.
| NGCC Tupper | |
Le NGCC Tupper abandonné à Marie Joseph (Nouvelle-Écosse) en 2018. | |
| Type | Baliseur |
|---|---|
| Histoire | |
| A servi dans | Garde côtière canadienne |
| Chantier naval | Marine Industries, Sorel |
| Fabrication | acier |
| Quille posée | Mars 1959 |
| Lancement | 3 octobre 1959 |
| Commission | 1er décembre 1959 |
| Statut | Désarmé en 1997, radié en 1998, renommé yacht Caruso en 2000, vendu à la ferraille en 2011 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 62,4 m |
| Maître-bau | 12,8 m |
| Tirant d'eau | 4,2 m |
| Déplacement | 1906 tonnes |
| Tonnage | 1358 TJB |
| Propulsion | transmission diesel-électrique |
| Puissance | 2900 ch (2200 kW) |
| Vitesse | 14 nœuds (26 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Aéronefs | 1 hélicoptère |
| Carrière | |
| Propriétaire | Ministre des Pêches et des Océans |
| Pavillon | |
| Port d'attache | Base de la GCC Dartmouth (Nouvelle-Écosse) |
| IMO | 5370905 |
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Conception et description
modifierLe Tupper et son sister-ship, le NGCC Simon Fraser, mesuraient 62,4 m de longueur hors tout, 12,8 m de large et avaient un tirant d'eau de 4,2 m. Le navire avait un déplacement de 1 906 tonnes à pleine charge et un tonnage de 1 358 tonnes de jauge brute (TJB). Les navires étaient propulsés par un système diesel-électrique développant une puissance de 2900 ch (2 200 kW) et entraînant deux hélices. Ceci leur conférait une vitesse maximale de 14 nœuds (26 km/h) [1],[2]. Ils étaient équipés d'un pont d'envol et d'un hangar télescopique et pouvaient accueillir un hélicoptère[1],[3].
Historique
modifierLa quille du baliseur fut posée en mars 1959 par Marine Industries à son chantier naval de Sorel, au Québec, sous le numéro de chantier 257. Le Tupper fut lancé le 3 octobre 1959 et baptisé en l'honneur d'un ancien Premier ministre du Canada, Charles Tupper[4]. Le navire entra en service au sein du ministère des Transports le [2]. En 1962, la flotte du Service maritime du ministère des Transports fut intégrée à la Garde côtière canadienne nouvellement créée, et le Tupper reçut le préfixe NGCC[5].
Le Tupper a participé activement à l'entretien des aides à la navigation des provinces de l'Atlantique du Canada, et a opéré dans des conditions de glace épaisse dans le golfe du Saint-Laurent et le fleuve Saint-Laurent. Il a également servi de navire de nettoyage portuaire. Il a occasionnellement navigué vers le Nord canadien. Au début de sa carrière, il était stationné à Charlottetown, sur l'île-du-Prince-Édouard.
Destin
modifierLe navire a été retiré du service en 1997 et utilisé comme navire-école à la base de la Garde côtière canadienne de Dartmouth (Nouvelle-Écosse). Rebaptisé 1998-05, il a été vendu en 1999 à un investisseur américain et rebaptisé MV Caruso, destiné à être transformé en yacht[1],[6]. Le navire a changé de propriétaire à plusieurs reprises, sans jamais quitter le port d'Halifax. Il a changé de quai à plusieurs reprises jusqu'au 11 octobre 2008, date à laquelle un important incendie s'est déclaré à bord du Caruso alors qu'il était amarré, nécessitant l'intervention du remorqueur de lutte contre l'incendie CFAV Firebird de la Marine royale canadienne[6],[7]. L'incendie a été jugé suspect et a partiellement ravagé le navire.
En 2011, l'épave a été vendue à la ferraille pour être démantelée à Marie Joseph, une petite localité de la côte Est de la Nouvelle-Écosse[7]. Le démantèlement du navire n'a jamais été achevé et l'épave est devenue un sujet de controverse et d'inquiétude. En janvier 2021, la section des interventions environnementales de la Garde côtière canadienne a été dépêchée à Marie Joseph pour gérer l'épave et les vestiges de l'ancien remorqueur Craig Trans, qui se trouvait à proximité[8]. Environ 35000 litres d'un mélange de mazout et d'eau ont été extraits de l'épave. En 2022, il a été annoncé que l'entreprise RJ MacIsaac Construction procéderait au démantèlement et au recyclage écologique des restes du navire. Le démantèlement devait débuter à la fin janvier 2023[9].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « CCGS Tupper » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 Maginley et Collin 2001, p. 179.
- 1 2 Moore 1981, p. 88.
- ↑ Maginley 2003, p. 79.
- ↑ Maginley 2003, p. 259.
- ↑ Maginley 2003, p. 13.
- 1 2 (en) « Fire under control aboard former coast guard ship » [archive du ], sur CTV News, (consulté le ).
- 1 2 (en) Aaron Beswick, « Sad saga of the late CCGS Tupper » [archive du ], sur The Chronicle Herald, (consulté le ).
- ↑ (en) Alex Bruce, « Feds move to address polluting shipwreck », sur Toronto Star, (consulté le ).
- ↑ (en-CA) « Antigonish firm to begin cleanup of Marie Joseph wreck » [archive du ], sur Yahoo! Life, (consulté le ).
Notes
modifierBibliographie
modifier- Charles D. Maginley et Bernard Collin, The Ships of Canada's Marine Services, St. Catharines, Ontario, Vanwell Publishing Limited, (ISBN 1-55125-070-5).
- Charles D. Maginley, The Canadian Coast Guard 1962-2002, St. Catharines, Ontario, Vanwell Publishing Limited, (ISBN 1-55125-075-6, lire en ligne).
- John Moore, Jane's Fighting Ships, 1981-1982, New York, Jane's Information Group, (ISBN 0-531-03977-3).