NML Cygni
NML Cygni (ou V1489 Cygni) est une hypergéante rouge[4] située à environ 1,61 kpc (∼5 250 al) dans la constellation du Cygne[6]. Malgré les incertitudes concernant sa taille, elle occupe la première place dans la liste des plus grandes étoiles connues, ce qui en fait l’étoile la plus grande jamais découverte, avec un diamètre de ~2800 fois plus grand que celui du Soleil (égal à 26 unité astronomique), soit environ 3 890 000 000 km[4],[7],[8]
| Ascension droite | 20h 46m 25,538 2s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +40° 06′ 59,396″[1] |
| Constellation | Cygne |
| Magnitude apparente | 16,6[2] |
Localisation dans la constellation : Cygne | |
| Type spectral | M4.5-M7.9Ia-III[3] |
|---|
| Mouvement propre |
μα = −0,268 mas/a[1] μδ = −0,863 mas/a[1] |
|---|---|
| Parallaxe | 1,525 9 ± 0,567 7 mas[1] |
| Distance | 5 500 al |
| Masse | <25[4] M☉ |
|---|---|
| Rayon | ~2 800 R☉ |
| Luminosité | 229 000[5] - 270 000[4] L☉ |
Désignations
Elle fait partie des étoiles hypergéantes rouges[6] les plus brillantes.
Caractéristiques
modifierNML Cygni est une étoile variable semi-régulière d'une période approximative de 940 jours[9]. Sa luminosité bolométrique est de près de 3 × 105 L☉ et sa magnitude bolométrique est située autour de -9,0. Cette étoile fait partie des hypergéantes froides les plus brillantes.
Comparaisons
modifierSi NML Cygni était placée au centre du Système solaire, sa surface s'étendrait plus loin que l'orbite de Saturne. Elle a un volume d'approximativement 8 milliards de fois celui du Soleil.
Découverte
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
- 1 2 (en) NML Cyg -- Red supergiant star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) N. N Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne)
- 1 2 3 4 (en) B. Zhang, M. J. Reid et al., « The distance and size of the red hypergiant NML Cygni from VLBA and VLA astrometry », Astronomy & Astrophysics, vol. 544, , A42 (résumé, lire en ligne)
- ↑ Ben Davies et al., « The 'red supergiant problem': the upper luminosity boundary of Type II supernova progenitors », MNRAS, vol. 493, , p. 468–476 (résumé)
- 1 2 (en) Michael Thomas Schuster, « Chapter 3 The Disruption of NML Cyg's Post MS Wind by the Powerful Cyg OB2 Association », dans Investigating the Circumstellar Environments of the Cool Hypergiants, (lire en ligne), p. 57-97.
- ↑ « One of Everything: The Breakthrough Listen Exotica Catalog », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 257, no 2, , p. 42 (ISSN 0067-0049 et 1538-4365, DOI 10.3847/1538-4365/ac168a, lire en ligne)
- ↑ https://seti.berkeley.edu/exotica/BL_Exotica_20E_Notes.pdf
- ↑ (en) M. T. Schuster, M. Marengo, J. L. Hora et al., « Imaging the Cool Hypergiant NML Cygni's Dusty Circumstellar Envelope with Adaptive Optics », The Astrophysical Journal, vol. 699, no 2, , p. 1423-1432 (résumé, lire en ligne)
- ↑ (en) Kevin Marvel, "NML Cygni". The Circumstellar Environment of Evolved Stars As Revealed by Studies of Circumstellar Water Masers, Universal-Publishers, , 528 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 182–212
- ↑ (en) « New infrared sources and their interpretation », dans The Measurement of Starlight: Two Centuries of Astronomical Photometry, Cambridge University Press, , 511 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 278
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) NML Cygni sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.