Naaba Siguiri

roi de Ouagadougou

Naaba Siguiri, ou Naaba Sigiri, né Mamadou et mort le , est un souverain mossi. Trente-troisième Mogho Naaba de Ouagadougou, il règne de 1897 à 1905 dans l’actuel Burkina Faso.

Naaba Siguiri
Biographie
Décès
Nom de naissance
Mamadou
Activité
Père
Naaba Koutou
Fratrie
Naaba Sanem
Naaba Wobgho
Mazi
Enfant

Biographie

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Accession au trône

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Mamadou est le treizième et dernier fils de Naaba Koutou. Il est le frère des Mogho Naaba Sanem et Wobgho. La liste dynastique recueillie par Yamba Tiendrébéogo le classe comme le trente-troisième Mogho Naaba de Ouagadougou[1].

Le , les troupes françaises conduites par les lieutenants Paul Voulet et Julien Chanoine, membres de la colonne Voulet-Chanoine, prennent Ouagadougou. Le Mogho Naaba Wobgho quitte la capitale et poursuit la résistance contre l’occupation française. Les autorités coloniales cherchent alors un membre de la famille royale susceptible de le remplacer[2].

Mazi, frère de Wobgho et chef de Doulougou, est approché par Voulet, mais il est retrouvé mort le . Les récits divergent sur les circonstances de sa mort. La tradition mossi évoque un suicide motivé par son refus de trahir son frère, tandis que les Français soupçonnent un empoisonnement[2].

Le , Voulet proclame la déposition de Wobgho. Mamadou, son plus jeune frère, est choisi pour lui succéder. Il est intronisé le sous le nom de règne de Naaba Siguiri et accepte le placement du royaume sous protectorat français[2].

Règne et succession

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L’intronisation de Naaba Siguiri se déroule en présence des souverains mossis de Tenkodogo et de Ouahigouya. La cérémonie s’inscrit dans la politique coloniale française visant à accorder au royaume de Ouagadougou une prééminence sur les autres royaumes mossis[2].

Naaba Siguiri règne jusqu’à sa mort, survenue le . Son fils Saidou Congo, âgé de seize ans et détenteur du titre de Djiba Naaba sous le règne de son père, est choisi par l’administration coloniale malgré les réserves du collège électoral mossi. Il est intronisé le sous le nom de Naaba Koom II[2].

Notes et références

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  1. Yamba Tiendrébéogo, « Histoire traditionnelle des Mossi de Ouagadougou », Journal de la Société des Africanistes, vol. 33, no 1, , p. 7-46 (ISSN 0399-0346, e-ISSN 1957-7850, DOI 10.3406/jafr.1963.1365, lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 (en) Daniel Miles McFarland et Lawrence A. Rupley, Historical Dictionary of Burkina Faso, Lanham, Scarecrow Press, coll. « African Historical Dictionaries » (no 74), (ISBN 978-0-8108-3405-7), xxxiii, xxxvii et 128

Voir aussi

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