Nadia Hamza
Nadia Hamza, née le à Port-Saïd, morte en 2012 au Caire, est une réalisatrice, productrice et scénariste égyptienne. Avant de se lancer dans la réalisation, Hamza travaille comme scénariste, assistante et productrice. Elle devient ensuite une réalisatrice et scénariste à succès, connue pour ses films mettant en scène des femmes qui discutent de leurs aspirations et de leurs expériences. En 1994, elle fonde sa propre société de production, Seven Stars Studio, et commence à collaborer avec d'autres cinéastes égyptiens. Nadia estime que les réalisatrices diffèrent de leurs homologues masculins en ce qui concerne le sujet des films et la manière dont elles utilisent la caméra. Elle est connue pour ses portraits de femmes et pour remettre en question les opinions de la société sur les femmes actives. Elle dépeint ses personnages féminins comme des gagnantes et se concentre sur les questions relatives à ces femmes.
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| Nom dans la langue maternelle |
نادية حمزة |
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Biographie
modifierNadia est née le dans la ville de Port-Saïd, au nord du Caire, en 1939[1],[2]. Lorsque sa famille déménage au Caire, elle commence à travailler comme journaliste dans la rubrique artistique du journal Al Goumhouriah[3]. Elle trouve ensuite un emploi dans un magazine égyptien populaire, Al Kawakeb, ce qui lui a permis de nouer des relations avec des artistes, des acteurs, des producteurs et des réalisateurs[3]. Elle suit un cours d'écriture de scénarios à l'Institut du cinéma[3] et devient l'assistante de son professeur Niazi Moustapha, qui était également réalisateur[1],[3].
Hamza gagne son premier salaire en tant qu'assistante réalisatrice de Niazi Moustapha sur Saghira Ala Al Hobb (1966)[3]. Puis elle devient réalisatrice à part entière et réalisatrice, suivant les pas de Aziza Amir, Assia Dagher, Fatma Rochdi, ou encore Bahiga Hafez, femmes réalisatrices et/ou productrices qui ont joué un rôle important dans l’émergence d’une industrie cinématographique égyptienne puissante durant l’entre-deux-guerres[4]. Son premier long-métrage et premier film en tant que réalisatrice, Bahr al-awham (1984)[1], est salué par la critique cinématographique nord-africaine et moyen-orientale. Nadia Hamza réalise ensuite et produit un nouveau long-métrage chaque année jusqu’en 1991, quelquefois deux comme en 1988 et 1991: Al-Nisa en 1985, Nisa Khalfa al-qoudban en 1986, Hiq Imra’ah en 1987, Al-Mar’ah wa-I-qanoun et Imra’ah li-I-asaf en 1988., etc[1].
Nadia Hamza s'est fait connaître comme une cinéaste féministe, ayant la volonté de présenter les femmes telles qu'elles sont, plutôt que l'image populaire véhiculée dans les mélodrames égyptiens produits à foison[2]. En 1994, elle fonde sa société de production et de distribution, Seven Stars Studio[1].
Elle meurt au Caire en 2012[2].
Filmographie
modifierAssistante de réalisation
modifier- 1966 : 'Saghira Ala Al Hobb
Réalisation
modifier- 1984 : Bahr al-awham
- 1985 : Al-Nisa
- 1986 : Nisa Khalfa al-qoudban
- 1987 : Hiq Imra’ah
- 1988 : Al-Mar’ah wa-I-qanoun
- 1988 : Imra’ah li-I-asaf
- 1989 : Ma'araket Alnaqeeb Nadia
- 1991 : Nesaa Sa'aleek
- 1995 : Emra'a Wa Emra'a
- 2000 : Wehyat Alby Wa Afraho
Références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nadia Hamza » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 (en) Rebecca Hillauer, « Hamza, Nadia (1939- ) », dans Encyclopedia of Arab Women Filmmakers, (lire en ligne), p. 84-86
- 1 2 3 Jill Nelmes et Jule Selbo, Women Screenwriters: An International Guide, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 (en) « Nadia Hamza: The First Woman Film Director in Egypt », sur AlRaida Journal,
- ↑ (en) Oliver Leaman, Companion Encyclopedia of Middle Eastern and North African Film, (ISBN 0-415-18703-6, lire en ligne)
Liens externes
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