Napoléon-Louis Davout
Napoléon-Louis Davout (né le à Paris, où il est mort le ) est un militaire et homme politique français, maire de Savigny-sur-Orge.
| Napoléon-Louis Davout | |
Portrait par Louis-Henri de Rudder. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Savigny-sur-Orge | |
| – (3 ans) |
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| Prédécesseur | Jules Henri Petit |
| Successeur | Jean Baptiste Morel |
| Membre de la Chambre des Pairs | |
| – (9 ans, 10 mois et 26 jours) Pairie héréditaire |
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| Prédécesseur | Louis Nicolas Davout |
| Successeur | nouveau régime |
| Biographie | |
| Titre complet | Prince d'Eckmühl, Duc d'Auerstaedt |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 42 ans) |
| Lieu de décès | Ancien 10e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Parti politique | Centre droit |
| Père | Louis Nicolas Davout |
| Mère | Aimée Leclerc |
| Conjoint | Sans |
| Enfants | Sans |
| Famille | Famille d'Avout |
| Entourage | Léopold Davout (cousin) |
| Profession | homme politique |
| Distinctions | |
| Religion | Catholicisme |
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| Blason | |
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Biographie
modifierNapoléon-Louis Davout perd son père, Louis Nicolas Davout à l'âge de 12 ans et hérite donc des titres de Prince d'Eckmühl et de duc d’Auerstaedt. Il meurt sans descendance.
Tout comme son père, il entame une carrière dans l'armée en 1830. Officier de cavalerie, il est lieutenant du 4e régiment de lanciers. Cependant, de constitution fragile, il est obligé de démissionner. Il décide alors d'effectuer un long voyage aux Indes. Le , il est nommé pair de France.
Après la démission de son beau-frère du conseil municipal de Savigny-sur-Orge, il est élu maire le . Il entame de nombreux chantiers importants pour la ville, comme la construction de la gare. À la suite de problèmes de santé, il doit démissionner de ses fonctions en 1846.
Victor Hugo fait allusion au sort du prince dans Choses Vues, dans l'entrée du . Il commente l'assassinat de la duchesse de Choiseul-Praslin et le suicide d'Alfred de Montesquiou, en ajoutant cette remarque[1] :
Au vestiaire, c’était la conversation de tous ; et aussi cet autre incident triste : le prince d’Eckmuhl a été arrêté dans la rue, la nuit passée, comme vagabond, et mis dans une prison de fous, après avoir donné des coups de couteau à sa maîtresse.
L'accumulation d'affaires impliquant des aristocrates dans les années 1840, dont le prince d'Eckmühl, est perçue par certains auteurs comme l'une des causes de la Révolution française de 1848[2].
Sources
modifier- ↑ Victor Hugo, « Le duc de Praslin », dans Choses vues — 1ère série, Ollendorf, , 273–283 p. (lire en ligne), p. 279
- ↑ Brigitte Vital-Durand, Féminicide et scandale d'État : L'Affaire Choiseul-Praslin, Presses de la Cité, (ISBN 9782258208384), p. 189
- « Napoléon-Louis Davout », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]