Nathan Cofnas
Nathan Cofnas, né à Chicago, est un philosophe et chercheur américain controversé, travaillant dans les domaines de la biologie et de l'éthique. Défenseur du racisme biologique, il prône le « réalisme racial » et une hiérarchie des humains en fonction de leur race supposée.
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Université de Cambridge Université Lingnan (en) Université d'Oxford Université Columbia |
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| A travaillé pour |
Université de Gand (depuis ) Université de Cambridge (- Emmanuel College (- |
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| Site web |
(en) nathancofnas.com |
Biographie
modifierNatif de Chicago, Nathan Cofnas grandit dans l'Upper West Side à Manhattan[1]. Il est issu d'une famille juive[2].
Jusqu'en 2024, il suit son postdoctorat à l'université de Cambridge. Toutefois, la publication en ligne de ses textes sur le « réalisme racial » entraîne la circulation d'une pétition recueillant plus de 1 200 signatures, ainsi que 58 plaintes directes à son encontre et une manifestation devant les locaux. En conséquence, il est licencié en avril 2024[3] puis recruté par l'université de Gand[4].
À Cambridge et par la suite, il est notamment accusé d'avoir concentré ses critiques sur Jason Arday, un chercheur britannique en sociologie accusé de plagiat, qui finit par démissionner et se suicider. Le harcèlement subi par Arday à la suite des publications de Nathan Cofnas est vu comme la cause de son suicide[5].
À Gand, dès son arrivée, Nathan Cofnas n'est pas censé travailler sur les liens entre génétique et intelligence. Malgré tout, 45 philosophes de l'université demandent son renvoi. La rectrice Petra De Sutter répond que bien que les propos de Cofnas soient « blessants et inquiétants », un licenciement n'est pas à l'ordre du jour[6]. Il n'en est pas moins suspendu de ses fonctions le [7].
Prises de position
modifierEn 2018, Cofnas, Carl et Woodley of Menie soutiennent dans The American Sociologist (en) que la défiance croissante des conservateurs américains envers les scientifiques, mesurée par la General Social Survey (en), s'expliquerait par l'adoption d'une posture d'activisme libéral par les sciences sociales, qui distordraient leurs résultats pour orienter les politiques publiques dans un sens progressiste[8]. Cette thèse est vivement contestée, notamment par le sociologue français Julien Larregue qui leur oppose l'absence de toute preuve systématique d'un tel « biais libéral » ainsi que l'absence de lien de causalité démontré avec la défiance conservatrice, et interprète cette accusation comme une stratégie visant à disqualifier et à contester la domination des chercheurs libéraux au sein du champ académique[9].
Les théories très controversées de Nathan Cofnas portent sur ce qu'il appelle le « réalisme racial ». Selon lui, l'intelligence et ce qu'il appelle la « race » sont liées et les personnes noires seraient voués à disparaître de toutes les positions élevées, à l'exception de celles du sport et du divertissement. Il affirme également que, sans critères de discrimination positive, le nombre de professeurs noirs à l'université tendrait vers 0 %[4],[6]. Le département de recherche institutionnelle de Harvard, en revanche, dont les chiffres ont servi de base à Cofnas, a estimé en 2013 que, sans discrimination positive, le taux d'inscription des étudiants noirs serait de 0,7 %[10],[11].
Nathan Cofnas prend directement position en soutien à Israël dans sa politique de colonisation et d'occupation de la Palestine[12].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Nathan Cofnas, « About » (consulté le ).
- ↑ (en) Ed Cumming, « Cambridge academic: I’m on a mission to ‘end the tyranny of wokeism’ »
, sur telegraph.co.uk, (consulté le ) - ↑ (en) Ewan Somerville, « Cambridge college cuts ties with philosophy fellow who sparked race row », sur The Telegraph,
- 1 2 (en) Lily Isaacs, « Nathan Cofnas, the man at the centre of Arday plagiarism row, was dismissed for views on race », The Observer, (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Royaume-Uni : onde de choc après la mort d’un professeur de Cambridge sur fond de harcèlement médiatique », La Croix, no 43600, , p. 8-9 (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 « Un philosophe provoque un tollé à l'Université de Gand : “Selon lui, les Blancs seraient supérieurs aux Noirs” », La Libre Belgique, (ISSN 1379-6992, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ https://www.ouest-france.fr/europe/royaume-uni/suicide-de-jason-arday-nathan-cofnas-le-chercheur-layant-accuse-de-plagiat-a-ete-suspendu-par-luniversite-de-gand-ff1d38ac-9caf-11f1-a150-d338aff2f727
- ↑ (en) Nathan Cofnas, Noah Carl et Michael A. Woodley of Menie, « Does Activism in Social Science Explain Conservatives' Distrust of Scientists? », The American Sociologist, vol. 49, no 1, , p. 135–148 (DOI 10.1007/s12108-017-9362-0)
- ↑ (en) Julien Larregue, « Conservative Apostles of Objectivity and the Myth of a "Liberal Bias" in Science », The American Sociologist, vol. 49, no 1, , p. 312–327 (DOI 10.1007/s12108-017-9366-9)
- ↑ (en) Heather Mac Donald, « Harvard admits its preferences », The New Criterion, (consulté le ) : « If Harvard admitted students based on their academic qualifications alone, Harvard would be 43 percent Asian, 38.4 percent white, 0.7 percent black, and 2.4 percent Hispanic, according to a 2013 study by Harvard’s Office of Institutional Research », p. 4 et suivantes
- ↑ (en) Jacob Freedland, « Cambridge academic in race row over black people’s place in a ‘meritocracy’ », The Telegraph, (consulté le ) : « He also maintained his argument that if Harvard applications were based solely on academic merit, black students would make up 0.7 per cent of students »
- ↑ (en) Lily Isaacs, « Arday backed Palestine; man behind witch hunt believes in racial hierarchy and supports Israel », Middle East Monitor (en), (lire en ligne, consulté le ).