Nationalisme canadien

Le nationalisme canadien a constitué une force politique importante depuis le 19e siècle et s'est généralement manifestée en cherchant à promouvoir l'indépendance du Canada vis-à-vis l'influence du Royaume-Uni et des États-Unis[1]. Depuis les années 1960, la plupart des partisans du nationalisme canadien ont prôné une forme de nationalisme civique qui vise à égaliser la citoyenneté pour la société multiculturelle du Canada. Plus particulièrement, les partisans cherchent à unir les Canadiens anglophones avec les Québécois et autres Canadiens francophones, qui ont historiquement subi une discrimination culturelle et économique ainsi que des pressions assimilationnistes de la part du gouvernement fédéral dominé par les Canadiens anglais[2]. Le nationalisme canadien est devenu une question importante durant les élections fédérales de 1988 qui se concentrait sur la proposition alors en vigueur de l'Accord de libre-échange canado-américain, ce à quoi les nationalistes canadiens s'opposaient au motif que cela mènerait, selon eux, à l'inévitable assimilation et à la domination du Canada par les États-Unis[1].

Pendant le Référendum québécois de 1995 pour déterminer si le Québec deviendrait un État souverain ou rester au Canada, les nationalistes et fédéralistes canadiens ont soutenu le camp du « non », tandis que nationalistes québécoisont ont soutenu le camp du « oui », ce qui a permis d'obtenir une très faible majorité en faveur du camp du « non ».

Le nationalisme canadien dans le Canada anglophone prône un certain niveau de souveraineté pour le Canada vis-à-vis des autres États souverains, tout en restant dans le cadre du Commonwealth des Nations. Les conservateurs canadiens ont historiquement illustré cette conception du nationalisme en s'opposant au libre-échange avec les États-Unis, par crainte d'une assimilation économique et culturelle. À l'inverse, le nationalisme canadien-français privilégie la préservation de l'identité nationale Québécoise. Ce nationalisme franco-canadien existe depuis la conquête de la Nouvelle-France au milieu du 18e siècle.

Bien que les réformateurs radicaux francophones dans la Rébellion du Bas-Canada de 1837 a soutenu la création d'une république québécoise, un portrait plus précis du nationalisme franco-canadien est illustré par des figures telles que Henri Bourassa. Durant la première moitié du 20e siècle. Bourassa prônait une nation moins dépendante de la Grande-Bretagne, que ce soit sur le plan politique, économique ou militaire. Après Bourassa et pendant la Révolution tranquille. Le nationalisme franco-canadien au Québec a évolué en nationalisme québécois. Parmi les nationalistes québécois, on compte souverainistes, qui estiment que le Québec devrait faire sécession du Canada, et autonomiste, qui estiment que le Québec devrait détenir une large autonomie gouvernementale au sein du Canada.

Histoire

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L'objectif de tous les nationalistes économiques et politiques a toujours été la création puis le maintien de la souveraineté canadienne. Durant la période coloniale du Canada, divers mouvements ont vu le jour au Haut-Canada (aujourd'hui Ontario) et au Bas-Canada (aujourd'hui Québec) pour parvenir à l'indépendance de l'Empire britannique. Ces événements ont abouti à l'échec des Rébellions de 1837. Ces mouvements avaient des tendances républicaine et pro-américaines, et nombre de rebelles ont fui aux États-Unis après l'échec de la rébellion.

Par la suite, les patriotes canadiens se sont concentrés sur l'autonomie gouvernementale et la réforme politique au sein de l'Empire britannique. Cette cause a été défendue par les premiers libéraux, tels que le Parti réformiste et le Clear Grits, tandis que les premiers conservateurs canadiens, soutenus par des institutions loyalistes et grandes entreprises étaient favorables à des liens plus étroits avec la Grande-Bretagne. Après l'obtention de l'indépendance constitutionnelle en 1867 (Confédération), les deux principaux partis canadiens ont adopté des thèmes nationalistes distincts. Le Parti libéral du Canada était généralement favorables à une plus grande indépendance diplomatique et militaire vis-à-vis de l'Empire britannique, tandis que le Parti conservateur du Canada a lutté pour l'indépendance économique vis-à-vis des États-Unis.

Le libre-échange avec les États-Unis

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Dès la Confédération de 1867, le débat entre le libre-échange et le protectionnisme était un enjeu déterminant de la politique canadienne. Les nationalistes, ainsi que les pro-britanniques loyalistes s'opposaient à l'idée du libre-échange ou de la réciprocité par crainte de devoir rivaliser avec l'industrie américaine et de perdre leur souveraineté au profit des États-Unis. Cette question a dominé la vie politique canadienne à la fin du 19e et au début du 20e siècle, les conservateurs adoptant une position populiste et hostile au libre-échange. John A. Macdonald a défendu un programme de nationalisme économique, connu sous le nom de Politique nationale très populaire dans l'est industrialisé du Canada. Le Parti libéral du Canada a plus pris une position libérale classique. Cette approche soutenait l'idée d'un « marché ouvert » avec les États-Unis, une perspective redoutée dans l'est du Canada mais populaire auprès des agriculteurs de l'ouest[3]. La politique nationale prévoyait également d'étendre le territoire canadien dans les prairies de l'Ouest et de peupler l'Ouest d'immigrants.

À chaque élection sur le libre-échange, les libéraux ont été défaits, ce qui les a contraints à abandonner l'idée. La question a été réexaminée dans les années 1980 par le parti conservateur progressiste. Le Premier ministre Brian Mulroney a renversé la tradition protectionniste de son parti, et, après avoir affirmé être contre le libre-échange durant sa campagne pour la direction du parti en 1983, Il a poursuivi les négociations en vue d'un accord de libre-échange avec les États-Unis. Son gouvernement était convaincu que cela permettrait de remédier aux problèmes de chômage causés par un déficit grandissant et une terrible récession économique durant la fin des années 1980 et le début des années 1990. L'accord a été rédigé en 1987 et des élections ont eu lieu sur cette question en 1988. Les libéraux, inversant leur rôle traditionnel, ont fait campagne contre le libre-échange sous l'ancien Premier ministre John Turner. Les conservateurs ont remporté les élections avec une large majorité, en partie grâce au soutien de Mulroney au Québec parmi les nationalistes québécois à qui il avait promis le statut de « société distincte » pour leur province.

Après les élections de 1988, les opposants au libre-échange ont souligné que le Parti progressiste-conservateur de Brian Mulroney avait obtenu la majorité des sièges au Parlement avec seulement 43% des voix, tandis que le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique réunis ont obtenu un score nettement supérieur avec 51% des voix, ce qui démontre l'opposition d'une nette majorité de la population.

Guerres mondiales

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L'impact de la Première Guerre mondiale sur l'évolution de l'identité canadienne fait débat parmi les historiens. S'il existe un consensus sur le fait qu'à la veille de la guerre, la plupart des Canadiens anglophones du Canada sont doté d'une identité hybride impériale et nationale, les effets de la guerre sur l'émergence du Canada comme nation est complexe. Les médias canadiens font souvent référence à la Première Guerre mondiale et en particulier à la Bataille de la crête de Vimy comme marquant « la naissance d'une nation »[4]. Certains historiens considèrent la Première Guerre mondiale comme la « guerre d'indépendance » du Canada[5]. Ils affirment que la guerre a diminué le degré d'identification des Canadiens à l'Empire britannique et a intensifié leur sentiment d'être d'abord Canadiens, puis sujets britanniques.

Ce sentiment a été exprimé lors de la Crise de Chanak lorsque, pour la première fois, le gouvernement canadien a déclaré qu'une décision du gouvernement britannique d'entrer en guerre n'entraînerait pas automatiquement la participation du Canada.

D'autres historiens contestent fermement l'idée que la Première Guerre mondiale ait sapé l'identité hybride impériale et nationale du Canada anglophone. Phillip Buckner affirme : « La Première Guerre mondiale a ébranlé, mais n'a pas détruit, cette vision britannique du Canada. C'est un mythe que les Canadiens sont sortis de la guerre aliénés et désillusionnés du lien impérial. » Il soutient que la plupart des Canadiens anglophones « continuaient de croire que le Canada était, et devait continuer d'être une nation " britannique " et qu’elle devrait coopérer avec les autres membres de la famille britannique dans le Commonwealth des nations. »[6] Néanmoins, il existe deux mécanismes possibles par lesquels la Première Guerre mondiale a pu intensifier le nationalisme canadien :

  1. La fierté des exploits du Canada sur le champ de bataille a manifestement favorisé le patriotisme canadien, et
  2. La guerre a éloigné le Canada de la Grande-Bretagne, car les Canadiens ont réagi à l'horreur du carnage sur le front occidental en adoptant une attitude de plus en plus anti-britannique[5].

Néanmoins, le gouverneur général Lord Tweedsmuir a suscité la colère des Canadiens impérialistes lorsqu'il déclara à Montréal en 1937 : « La première loyauté d'un Canadien n'est pas envers le Britannique Commonwealth des Nations, mais au Canada et le roi du Canada. »[7] La Gazette de Montréal a qualifié cette déclaration de « déloyale »[8].

Nationalisme québécois

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Une autre source précoce de nationalisme pan-canadien vient du Québec. Au début du 20e siècle, Henri Bourassa, maire de Montebello et ancien député libéral a créé la Ligue nationaliste canadienne pour soutenir un rôle indépendant pour le Canada en matière d'affaires étrangères et s'opposant à la dépendance du Canada envers la Grande-Bretagne ou les États-Unis[9]. Un fervent partisan d'une « autonomie économique » complète de l'économie canadienne, Bourassa a joué un rôle déterminant dans la défaite Wilfrid Laurier dans le élections fédérales de 1911 sur la question d'une Marine canadienne sous le commandement de l'Amirauté britannique, chose à laquelle il s'opposait farouchement. Ce faisant, il a aidé le Parti conservateur de Robert Borden aux fortes sympathies pro-impérialistes à remporter cette élection[10].

Durant les élections fédérales de 1917 il a également joué un rôle déterminant dans l'opposition au plan de conscription du gouvernement Borden et, de ce fait, a aidé les Libéraux de Laurier au Québec. Sa vision d'un Canada unifié, biculturel, tolérant et souverain demeure une source d'inspiration idéologique pour de nombreux nationalistes canadiens. Par ailleurs, son nationalisme Canadien français et son soutien au maintien de la culture canadienne-française inspireraient les nationalistes québécois, dont beaucoup étaient des partisans du Mouvement pour la souveraineté du Québec.

Ce mouvement pour la souveraineté du Québec a pris de l'ampleur grâce à la Révolution tranquille et fait irruption sur la scène canadienne dans la seconde moitié du 20e siècle. En 1970, des souverainistes radicaux, sous le FLQ ont déclenché la Crise d'octobre lorsqu'ils kidnappe le ministre provincial du Travail Pierre Laporte et le diplomate britannique James Cross dans le but de faire progresser la cause de la souveraineté du Québec. Bien que cette crise se soit rapidement apaisée, le mouvement souverainiste s'est poursuivi. Le Québec a tenu deux référendums sur la question de la séparation de la province du reste du Canada; les fédéralistes canadiens ont vaincu les séparatistes québécois lors du référendum d'indépendance québécois de 1980 avec une marge de 59,56% contre 40,44% et a de nouveau remporté de justesse le Référendum québécois de 1995 par une marge de 50,58% à 49,42%. Ce deuxième référendum a marqué l'apogée du mouvement souverainiste québécois et le nationalisme québécois dans son ensemble a continué de décliner au début du 21e siècle.

Sous la Coalition Avenir Québec le nationalisme québécois a pris une nouvelle forme. En 2019, le gouvernement provincial a adopté la Loi relative à la laïcité de l'État[11]. Elle interdit le port de symboles religieux par certains employés du secteur public occupant des postes d'autorité et exempt ceux qui étaient déjà en fonction au moment du dépôt du projet de loi. En 2022, le gouvernement provincial a introduit la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, ce qui augmenterait considérablement l'obligation de parler français dans de nombreux contextes publics et privés[12]. Le gouvernement a justifié ces deux mesures, auxquelles s'opposent fortement les provinces anglophones, comme étant nécessaires pour préserver la laïcité et la langue française qui sont au cœur du nationalisme québécois.

Politique nationaliste

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Les tentatives modernes de former un parti nationaliste canadien populaire ont échoué, un phénomène déploré par le philosophe canadien George Grant dans son ouvrage fondateur de 1965 Lament for a Nation. La thèse de Grant est que la défaite du Premier ministre Diefenbaker en 1963 a marqué le dernier soubresaut du nationalisme canadien et que la nation canadienne a succombé au continentalisme des États-Unis.

Le Parti national du Canada était la tentative récent la plus réussie de raviver le nationalisme canadien au sein d'un parti électoral. Dirigée par l'ancien éditeur Mel Hurtig, les Nationaux ont reçu plus de 183 000 voix, soit 1,38% du vote populaire, dans les Élections de 1993. Cependant, des luttes intestines ont entraîné la disparition du parti peu de temps après. S'en est suivie la formation du Parti action canadienne en 1997. Créé par un ancien ministre libéral de la Défense, Paul Hellyer. Depuis lors, le CAP n'a pas réussi à attirer l'attention de l'électorat de manière significative. L'agriculteur biologiste et militant nationaliste de Saskatchewan David Orcharda a tenté de mettre un programme nationaliste au premier plan de l'ancien Parti progressiste-conservateur du Canada. Malgré le recrutement de milliers de nouveaux membres pour un parti en déclin, il n'est pas parvenu à en prendre la direction ni à empêcher la fusion avec l'ancien parti Alliance canadienne[13],[14].

Divers groupes militants et de lobbying tels que le Conseil des Canadiens, ainsi que d'autres progressif, écologiste et travailiste militent sans relâche contre les tentatives d'intégration de l'économie canadienne et d'harmonisation des politiques gouvernementales avec celles des États-Unis. Ils dénoncent les menaces qui pèseraient sur l'environnement, les ressources naturelles, les programmes sociaux, les droits des travailleurs et les institutions culturelles du Canada. Ces menaces font écho aux préoccupations d'une large partie de la population canadienne[réf. nécessaire]. Le Conseil des Canadiens a joué un rôle de premier plan dans les manifestations contre les discussions sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité et des discussions antérieures entre les précédents gouvernements canadien et américain sur une " profonde intégration ".

Depuis 2010, les préoccupations concernant l'unité nationale se sont quelque peu apaisées et le sentiment nationaliste a augmenté au sein de la population. Même au Québec, longtemps foyer de sentiments sécessionnistes, une large majorité exprime désormais fierté et loyauté envers le Canada dans son ensemble. Le Canada a même été décrit comme post-national, une description qui, selon certains critiques, va à l'encontre des tendances actuelles en Europe et aux États-Unis[15]. Le Premier ministre Justin Trudeau, élu en 2015, a cependant exprimé des sentiments nettement antinationalistes durant son mandat (ou du moins des sentiments contraires au nationalisme traditionnel)[16],[17]. Dans la mesure où les Canadiens ont embrassé le nationalisme ces dernières années, il a été plus marqué par un nationalisme inclusif de type civique, par opposition à la vision exclusive qui a récemment émergé aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d'autres pays occidentaux[15].

Liste des groupes nationalistes canadiens

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Groupes centre-gauche, gauche et d'extrême gauche


Groupes centristes


Groupes de centre-droit, de droit et d'extrême droite

Départements du gouvernement canadien responsable pour la promotion culturelle

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Fierté nationale

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Près de neuf personnes sur dix (87 %) ont exprimé un sentiment de fierté comme Canadien, dont plus de la moitié (61%) se sont déclarés très fiers. Les niveaux de fierté les plus élevés étaient associés à l'histoire du Canada comme un dominion de l'Empire britannique (70%), les forces armées (64%), les systèmes de santé (64%), et la Constitution canadienne (63%). À l’inverse, la fierté était la plus faible concernant l’influence politique mondiale du Canada, avec un taux de 46%[18].

Hors du Québec, le degré de fierté envers l’identité canadienne variait, allant de 91% en Colombie-Britannique à 94% à l’Île-du-Prince-Édouard. Au Québec, 70% des personnes interrogées ont exprimé de la fierté, voire une grande fierté, envers leur identité canadienne, bien que les Québécois soient généralement moins enclins à exprimer de la fierté pour des réalisations canadiennes particulières[18].

Le sentiment de fierté d'être Canadien était particulièrement marqué chez les aînés et les femmes, même si cette fierté ne se traduisait pas nécessairement par des aspects précis de la vie canadienne, comme le système de santé. Les immigrants de première et de deuxième génération manifestaient le plus grand degré de fierté à l'égard de leur identité canadienne et des réalisations du Canada[18].

Voir aussi

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Références

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  1. 1 2 Motyl, Alexander J. (2001). Encyclopedia of Nationalism, Volume II. Academic Press. (ISBN 0-12-227230-7)
  2. Recent social trends in Canada, 1960–2000. Pp. 415.
  3. Bélanger, Claude (April 2005). "The National Policy and Canadian Federalism". Studies on the Canadian Constitution and Canadian Federalism. Marianopolis College.
  4. Nersessian, Mary (April 9, 2007). Vimy battle marks birth of Canadian nationalism Archived February 15, 2009, at the Wayback Machine. CTV.ca
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  6. Buckner, Philip, ed. (2006). Canada and the British World: Culture, Migration, and Identity. p. 1. Vancouver, BC: UBC Press.
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  11. Gouvernement du Québec, « Loi sur la laïcité de l'état » (consulté le )
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  2. ^ Recent social trends in Canada, 1960–2000. Pp. 415.
  3. ^ Bélanger, Claude (April 2005). "The National Policy and Canadian Federalism". Studies on the Canadian Constitution and Canadian Federalism. Marianopolis College.
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  6. ^ Buckner, Philip, ed. (2006). Canada and the British World: Culture, Migration, and Identity. p. 1. Vancouver, BC: UBC Press.
  7. ^ Smith, Janet Adam; John Buchanan, a Biography; London, 1965; p. 423
  8. ^ "Time: Roya Visit; October 21, 1957. Archivé de l'original le 13 mai 2007.
  9. ^ Levitt, Joseph. Bourassa, Henri. The Canadian Encyclopedia. Historica.ca.
  10. ^ Neatby, H. Blair (1973). Laurier and a Liberal Quebec: A Study in Political Management Archived 2012-05-27 at the Wayback Machine Richard T. Clippingdale., ed. McClelland and Steward Limited.
  11. ^ "Act respecting the laicity of the state". www.legisquebec.gouv.qc.ca. Consulté le 20 mai 2022.
  12. ^ Barreto, Amílcar Antonio (2020-02-04), "The Official Language Act of 1991", The Politics of Language in Puerto Rico, University Press of Florida, pp. 69–82,doi:10.5744/florida/9781683401131.003.0006, ISBN 9781683401131, consulté le 20 mai 2022.
  13. ^ "2cards.ca - Two Parties - One Vision". Archived from the original on 2015-12-10. Consulté le 2015-12-10.
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  16. ^ Todd, Douglass (13 mai 2016). "The dangers of Trudeau's 'postnational' Canada".
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Liens externes

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