Natrium (réacteur)
Natrium est le nom donné au réacteur que comptent installer l'entreprise TerraPower et General Electric Hitachi Nuclear (GEH). Le réacteur sera construit dans l'état du Wyoming aux États-Unis. La Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC) accorde le permis de construire en .
| État | |
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| comté | |
| ville | |
| Mise en service |
~ 2030 |
| Statut |
Bâtiment ou structure en projet |
| Type | |
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| Puissance nominale |
345 MW, pic à 500 MW |
Histoire
modifierLa société a reçu 80 millions de dollars du département américain de l'énergie.
En , le projet de réacteur de démonstration Natrium est repoussé d'au moins deux ans à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, car l'unique source de combustible nucléaire HALEU (high-assay low-enriched uranium) est russe. Ce combustible est de l'uranium enrichi entre 5 % et 20 %[1].
En , la Commission de réglementation nucléaire des États-Unis (NRC) accorde à TerraPower une licence pour la construction de son réacteur modulaire avancé (AMR) refroidi au sodium à Kemmerer dans le Wyoming. Il s’agit du premier permis de construire approuvé par la NRC depuis plus d’une décennie et la première licence pour un réacteur ne fonctionnant pas à l’eau légère depuis plus de 40 ans. TerraPower avait déposé sa demande de permis de construire en . Le calendrier initial établi par la NRC prévoyait un examen de 27 mois, mais le processus d’examen a été accéléré grâce au soutien du Congrès via la loi sur l’innovation et la modernisation de l’énergie nucléaire (Nuclear Energy Innovation and Modernization Act) et aux décrets présidentiels de Donald Trump qui ordonnaient en à la NRC de s’organiser pour rendre désormais une décision finale dans un délai de 18 mois pour les demandes de construction et d’exploitation d’un nouveau réacteur, et dans les 12 mois pour les demandes de renouvellement de licence d’un réacteur existant. TerraPower espère le mettre en service en 2030[2],[3].
Aspect technique
modifierLe réacteur Natrium devrait être composé d'un réacteur rapide refroidi au sodium de 345 MWe et d'un système de stockage de sels fondus analogue à ceux des centrales solaires thermodynamiques. Le réacteur est conçu pour faire du suivi de charge et donc s’intégrer dans un mix électrique à forte proportion d'énergie renouvelable intermittente (solaire, éolien, etc.)[4]. La combinaison du réacteur et de son stockage de sels fondus pourrait fournir une puissance électrique de 500 MWe pendant plus de cinq heures[5]. Le réacteur devrait produire moins de déchet qu'un réacteur conventionnel[6]. Le réacteur utilise l'uranium comme combustible. TerraPower espère que la construction de l'usine sera achevée en 2030[7],[8].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Bill Gates-backed nuclear demonstration project in Wyoming delayed because Russia was the only fuel source, CNBC, 16 décembre 2023.
- ↑ Simon Philippe, États-Unis : Terra Power obtient un permis de construire pour son AMR refroidi au sodium, SFEN, 10 mars 2026.
- ↑ (en) « US approves construction of Bill Gates-backed nuclear reactor in Wyoming », sur Reuters,
- ↑ Raounek Berbagui, « TerraPower et Bechtel collaborent pour le réacteur Natrium », sur EnergyNews, (consulté le )
- ↑ (en) The Natrium™ technology is one of the fastest and lowest-cost paths to advanced clean energy that can change the world, natriumpower.com.
- ↑ Quitterie Holsteyn, « Bill Gates lance la Construction du 1er Réacteur Natrium », sur EnergyNews, (consulté le )
- ↑ « Natrium : nucléaire et stockage | Revue Générale Nucléaire », sur Société française d'énergie nucléaire (consulté le )
- ↑ (en) William Kim, « Exclusive: Bill Gates on the future of nuclear energy, AI », ABC News, (lire en ligne)