Naufrage du Barima
Le naufrage du Barima s’est déroulé dans la nuit[N 1] du au au large du Guyana.
| Naufrage du Barima | |||
Photographie du Barima en . | |||
| Caractéristiques de l'accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | 18 juillet 2026 | ||
| Type | naufrage | ||
| Site | au large de Charity (en)[1] | ||
| Coordonnées | 7° 28′ 14″ nord, 58° 23′ 24″ ouest | ||
| Caractéristiques de l'appareil | |||
| Type d'appareil | ferry | ||
| Lieu d'origine | Georgetown | ||
| Lieu de destination | Port Kaituma | ||
| Passagers | environ 162[2] | ||
| Équipage | 17[3] | ||
| Bilan | |||
| Morts | 73[4] | ||
| Portés disparus | 30[4] | ||
| Survivants | 76[4] | ||
| Géolocalisation sur la carte : Guyana
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Le naufrage est rapidement considéré comme « dramatique » pour le pays[5].
Navire
modifierLe navire, le MV Barima (en), était un ferry de ; il était donc en service depuis 87 ans[5]. Il mesure 40,26 mètres de long et 8,87 mètres de large[6].
Il y avait eu plusieurs rénovations récentes sur le navire, dont l’installation de nouveaux moteurs en , et un renforcement de la structure en suite à un incendie à bord[7]. De nouvelles étaient prévues en [7].
Il était nommé d’après la rivière Barima (en), « MV » le désignant comme un « motor vessel ».
Contexte
modifierLe Barima effectuait depuis plusieurs années environ quatre rotations par mois entre Georgetown, la capitale du Guyana, et la petite ville de Port Kaituma[7]. Pour celle-ci, située dans la région de Barima-Waini, couverte par la forêt amazonienne, cette liaison par bateau revêt une importance capitale, étant difficilement accessible par la route[7].
Il est exploité par les Services du transport et des ports (Transport and Harbours Department) qui dépendent du gouvernement guyanien[7].
Parcours
modifierDans le sens de Georgetown vers Port Kaituma — comme lors du naufrage — le trajet du Barima se partage donc entre une remontée des côtes du Guyana dans l’océan Atlantique sur plusieurs centaines de kilomètres, puis une remontée des rivières Barima (en) et Kaituma (en) — la première étant reliée par un petit bras à l’océan Atlantique sur le territoire du Guyana, évitant d’avoir à rejoindre le fleuve Orénoque dans le détroit duquel elle se jette, sur le territoire du Venezuela. Des escales sont effectuées à Kumaka (en) et Morawhanna (en)[8].
Le trajet se fait normalement en une grosse journée[9].
Naufrage
modifierIl part le à 15 h 15[N 1] de Georgetown[7],[3], avec 268 tonnes de chargement[3].
Selon des témoignages de survivants, le Barima aurait été heurté par une importante vague côté tribord autour de 20 h 30[N 1], et cela aurait ouvert une voie d’eau dans la coque[7].
Les autorités reçoivent un message de détresse autour de 23 h[5],[N 1], alors que le navire est au large de Charity (en)[1], dans l’océan Atlantique. À 2 h 30 du matin[N 1], les garde-côtes guyaniens arrivent sur place, épaulés d’une douzaine de navires de pécheurs[3]. De l’aide est par la suite envoyée de Trinité-et-Tobago, ainsi que de la Guyane française[3] (une quinzaine de plongeurs militaires[10],[11]).
On estime que l’épave gît par quinze mètres de fond[1].
Bilan humain
modifierLe bilan humain s’élève à 103 morts ou disparus, pour 76 personnes retrouvées vivantes.
Personnes à bord
modifierLe manifeste de bord indique 133 personnes[5] — dont 17 membres d’équipage[3] — mais il est rapidement considéré imprécis[5],[3]. Le ministre des Travaux publics Juan Edghill (en) lance dès le premier jour un appel pour préciser le nombre réel de disparus[12],[3]. Au deuxième jour, il est estimé qu’il y avait environ 179 personnes à bord, équipage compris[2]. Ce nombre n’évolue plus.
Survivants
modifierIl est annoncé la première journée que 67 personnes ont été retrouvées vivantes[5] — comme on l’apprend le troisième jour, plusieurs personnes sauvées n’ont pas été à ce stade comptabilisées[13],[10]. À la fin de la deuxième journée, deux survivants de plus ont été trouvés[2]. Au troisième jour, le nombre de survivants est réestimé à la hausse, à 77 d’abord puis à 76[10]. Il n’évolue plus ensuite.
Morts et disparus
modifierEnquête
modifierLe président du Guyana, Irfaan Ali, alors en visite d’État au Canada[3], a confié la gestion de la crise à Mark Phillips, le Premier ministre[7].
Il est révélé que deux membres de l’équipage ont été testés positifs au cannabis[12], dont le capitaine[11].
Trois jours de deuil national ont été décidés, les , et [15].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 (en) « Local Hero: 40-Year Veteran Fisherman Locates Submerged Vessel, Triggers Rescue Efforts » [« Un héros local : pêcheur depuis quarante ans, il localise le navire coulé et déclenche les efforts de sauvetage »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ). Les coordonnées « N 07°28'13.7" » et « W 058°23'23.9" » sont données sur la photographie.
- 1 2 3 4 5 « Le naufrage d’un ferry au large du Guyana a fait au moins 27 morts, selon un bilan encore provisoire », sur lemonde.fr, site du journal Le Monde, (consulté le ), version actualisée d’un article du .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « MV Barima disaster… More than 60 feared dead » [« Désastre du MV Barima… on redoute plus de soixante morts »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ).
- 1 2 3 4 (en) « MV Barima Disaster… 73 bodies found, 69 identified » [« Désastre du MV Barima : 73 corps retrouvés, 69 identifiés »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Naufrage d’un ferry au Guyana : deux morts, 67 rescapés et un nombre incertain de disparus », sur lemonde.fr, site du journal Le Monde, (consulté le ), republication modifiée d’un article du .
- ↑ (en) « BARIMA : Passenger/General Cargo Ship, IMO 5036896 », sur vesselfinder.com (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Caroline Popovic, « Naufrage du MV Barima au Guyana : les survivants alertent sur une embarcation qui prenait l’eau avant de chavirer », sur la1ere.franceinfo.fr, site d’Outre-mer La Première, (consulté le ).
- ↑ (en) « Guyana Ferry Services », sur 592hub.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Nine victims of MV Barima tragedy laid to rest » [« Neuf victimes du MV Barima reposent en paix »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ) : « The ill-fated vessel departed the Transport and Harbours Department wharf at Kingston, Georgetown, at approximately 3:15 p.m. on Saturday July 18. It was expected to arrive at Port Kaituma on Sunday afternoon after travelling along Guyana’s Atlantic Coastline. » (« Le navire, voué à un destin tragique, a quitté Georgetown du quai de Kingston du Services du transport et des ports le samedi , vers 15 h 15. Il devait arriver à Port Kaituma le dimanche après-midi, après avoir longé la côte atlantique du Guyana. »)
- 1 2 3 4 « Naufrage d’un ferry au Guyana : le bilan toujours provisoire réévalué à 53 morts », sur lemonde.fr, site du journal Le Monde, (consulté le ).
- 1 2 (en) Simon Romero, « At Least 27 Dead in Guyana After Ferry Capsizes » [« Au moins 27 morts au Guyana après le naufrage d’un ferry »], sur nytimes.com, site du journal The New York Times, (consulté le ).
- 1 2 « Naufrage au Guyana : deux membres de l’équipage testés positifs au cannabis », sur ouest-france.fr, site du journal Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ (en) « Govt. explains increase in confirmed MV Barima survivors from 69 to 77 » [« Le gouvernement explique l’augmentation du nombre de survivants confirmés du MV Barima de 69 à 77 »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ).
- 1 2 « Naufrage au Guyana : 57 corps retrouvés, 46 personnes portées disparues », sur franceguyane.fr, (consulté le ). Une première publication de l’article, du , donnait 57 morts et 46 disparus — comme encore lisible dans l’URL.
- ↑ (en) « Three Days of National Mourning declared following MV Barima tragedy » [« Trois jours de deuil national annoncés après la tragédie du MV Barima »], sur kaieteurnewsonline.com, site du journal Kaieteur News, (consulté le ).