Un navire autonome ou navire automatisé, est un navire capable de naviguer de manière autonome ou partiellement autonome. Il fait partie de la catégorie des véhicules autonomes.

Le navire peut être piloté à distance depuis un poste de contrôle à terre mais il peut aussi être capable de naviguer par lui-même à l'aide de ses systèmes internes sans l'intervention d'un opérateur grâce à de nombreux capteurs, caméras et instruments pouvant être connectés comme le radar, le lidar, le système de positionnement par satellites, l'ECDIS, l'AIS, le sondeur bathymétrique, le sonar[1], etc.

Définitions selon l'OMI

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L'OMI définit ainsi des degrés d'autonomie [2],[3].

  • Degré 1 : Le navire est doté de processus automatisés et d'une aide à la décision (équipage présent à bord).
  • Degré 2 : Le navire est commandé à distance avec des gens de mer à bord (équipage réduit).
  • Degré 3 : Le navire est commandé à distance sans gens de mer à bord.
  • Degré 4 : Le navire est complètement autonome.

Responsabilités

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La personne qui exerce de fait le commandement du navire doit justifier de ses qualités de marin et de formation de capitaine. Dans la mesure ou le navire serait complètement autonome, le concepteur du logiciel ou l'intelligence artificielle qui prendrait des décisions serait donc responsable. Ces responsabilités restent à être bien définies.

De nombreuses données vont transiter, ces données pourraient être illégalement enregistrées. Les identités pourraient être usurpées.

Les avis des armateurs

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Vers la fin des années 2010, les armateurs ne semblent pas croire à la possibilité de navigation sans équipage pour de grands navires.

en 2017 Rodolphe Saadé (CMA-CGM) s'exprime sur le sujet « Les navires de la taille de ceux que nous exploitons ou allons prendre en flotte sans aucun équipage, je n'y crois pas. Moi je crois à l'humain et à la formation des équipages. C'est d'ailleurs cette démarche que nous allons entreprendre avec l'arrivée de nos futurs navires équipés d'une propulsion au GNL. »[4].

En 2018 Søren_Skou[5] (Maersk) s'exprime sur le sujet « Even if the technology advances, I don’t expect we will be allowed to sail around with 400-meters long container ships, weighing 200.000 tonnes without any human beings on board. »« I don’t think it will be a driver of efficiency, not in my time. »[6]


Redéfinition des règles internationales ?

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Le règlement international pour prévenir les abordages en mer mentionne dans sa règle 5 qu'une veille permanente visuelle et auditive doit être assurée, cette règle devra-t-elle être modifiée ?

La Solas oblige à porter assistance à un navire en détresse, comment porter assistance sans équipage ?


Les différents projets de navires autonomes

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  • Seamless est un projet européen (Safe, Efficient and Autonomous Multimodal Library of European Shortsea and inland Solutions)[7]. L'élément projet maritime sera le navire Zulu Mass[8] qui naviguera entre la Grande Bretagne et les Pays-Bas[9],[10]. L'élément projet fluvial la barge X-Barge qui naviguera à partir de Terneuzen sur les canaux entre Dourges et Duisburg.
  • À Stockholm, en Suède, le ferry autonome Zeabus a réalisé son voyage inaugural en 2023, au degré 1 (Un capitaine présent à bord)[11].
  • L'armement norvégien Fjord1 a annoncé la commande de quatre ferry amphidromes au chantier Turc Tersan. Ces derniers, destinés à la liaison entre Lavik et Oppdal (sur la côte ouest norvégienne), devraient pouvoir effectuer des navigations autonomes en 2026[12],[13].
  • Le groupe norvégien Yara International a fait contruire le navire Yara Birkeland (numéro IMO : 9865049), qui a été livré en 2021, premier porte-conteneurs à propulsion entièrement électrique qui devrait à terme naviguer sans équipage[14].

Galerie

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Références

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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