Nazanin Zaghari-Ratcliffe

Nazanin Zaghari-Ratcliffe (en persan : نازنین زاغری), née le [1] est une irano-britannique détenue en Iran du au [2].

Nazanin Zaghari-Ratcliffe
Biographie
Naissance
Nationalités
britannique (depuis )
iranienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Conjoint
Richard Ratcliffe (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Lieu de détention
Distinction
100 Women ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Jeunesse et installation en Grande-Bretagne

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Nazanin Zaghari-Ratcliffe est née et a grandi à Téhéran. Elle étudie la littérature anglaise à l'Université de Téhéran avant de devenir professeur d'anglais. À la suite du séisme de 2003 à Bam, elle participe en tant que traductrice à l'effort de secours de l'Agence japonaise de coopération internationale. Elle travaille ensuite pour la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, puis pour à l'Organisation mondiale de la santé en tant que responsable de la communication[3].

En 2007, Zaghari-Ratcliffe déménage au Royaume-Uni après avoir reçu une bourse d'études pour réaliser une maîtrise en gestion de la communication à l'Université métropolitaine de Londres.

Elle s'y marie en aout 2009 avec Richard Ratcliffe et une fille nait en 2014 de ce mariage. Zaghari-Ratcliffe devient citoyenne britannique en 2013. Elle retourne régulièrement en Iran voir sa famille restée dans le pays[4].

Zaghari-Ratcliffe travaille pour la BBC World Service Trust de à [5], puis pour la Fondation Thomson Reuters.

Arrestation et emprisonnement

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Début , elle est condamnée à cinq ans de prison pour "complot visant à renverser le gouvernement iranien"[6]. Elle est temporairement libérée le pendant la pandémie de COVID-19 en Iran, tout en restant en résidence surveillée[7].

Le procureur général de Téhéran a déclaré en que Zaghari-Ratcliffe était détenue pour avoir organisé « un cours de journalisme en ligne persan de la BBC qui visait à recruter et à former des personnes pour diffuser de la propagande contre l'Iran »[5]. Le , sa peine initiale prend fin, mais elle fait face à une deuxième série d'accusations le [8]. Le , elle a été reconnue coupable d'activités de propagande contre le gouvernement et condamnée à un an de prison[9]. Le , son appel est rejeté par un tribunal iranien[10].

Zaghari-Ratcliffe a toujours nié les accusations d'espionnage portées contre elle, et son mari soutient que sa femme « a été emprisonnée comme levier pour une dette due par le Royaume-Uni pour son incapacité à livrer des chars à l'Iran en 1979 »[11].

Nazanin Zaghari-Ratcliffe est libérée en même temps que Anousheh Ashouri le . Ils rentrent au Royaume-Uni le lendemain[12].

Contexte de son emprisonnement

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Cause possible de son emprisonnement par le gouvernement iranien

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En , Richard Ratcliffe déclare penser que la libération de sa femme dépend des intérêts sur une dette de 450 millions de livres sterling que le Royaume-Uni doit à l'Iran depuis les années 1970 pour un accord d'armement annulé[13],[14]. En , il répète cette affirmation avec plus de détails, déclarant qu'une agence gouvernementale britannique utilisait « tous les barrages routiers légaux pour retarder et minimiser le paiement »[15],[16].

Un différend sur l'accord de vente d'armes de 1971

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En 1971, le gouvernement iranien, alors sous le Shah d'Iran, règle à la Grande-Bretagne une commande de plus de 1 500 chars Chieftain et autres véhicules blindés dans le cadre d'un accord de 650 millions de livres sterling. Lorsque le régime du Shah tombe, la Grande-Bretagne annule la part non encore livrée de la commande, sur laquelle le régime islamique demande un remboursement partiel[17]. Un différend juridique existe depuis lors entre la Grande-Bretagne et l'Iran[18].

En , les États-Unis remboursent à l'Iran 400 millions de dollars pour du matériel militaire non livré, à l'occasion de la libération de quatre Irano-Américains, dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian, ce qui pourrait être considéré comme un précédent pour la situation de Zaghari-Ratcliffe[19].

Le , la ministre des Affaires étrangères Liz Truss annonce qu'après des mois de négociations, le gouvernement a payé la dette de 393,8 millions de livres sterling à l'Iran. Le même jour, l'interdiction de voyager imposée à Zaghari-Ratcliffe est annulée et elle retourne au Royaume-Uni[12],[20].

Voir aussi

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Liens externes

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  • Ressource relative à l'audiovisuelVoir et modifier les données sur Wikidata :

Notes et références

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  1. « Nazanin Zaghari-Ratcliffe spends 40th birthday in Iranian jail | News… », sur archive.ph, (consulté le )
  2. « Libération de deux Irano-Britanniques, dont Nazanin Zaghari-Ratcliffe, détenus en Iran », sur France 24, (consulté le )
  3. (en) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe: The British-Iranian mother jailed in Tehran », sur www.shropshirestar.com (consulté le )
  4. (en-GB) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe: The British-Iranian mother jailed in Tehran », belfasttelegraph, (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 (en) « Boris Johnson ‘mistake’ could harm case for Nazanin Zaghari-Ratcliffe, say family », sur the Guardian, (consulté le )
  6. (en-GB) « UK-Iranian mother Nazanin Zaghari-Ratcliffe 'jailed on secret charges' », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) « Coronavirus: Nazanin Zaghari-Ratcliffe temporarily released from Iranian prison amid outbreak fears », sur Sky News (consulté le )
  8. (en) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe freed but may face new charges », sur the Guardian, (consulté le )
  9. (en-GB) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe jailed for 12 months and banned from leaving Iran over 'propaganda' charges », sur MSN (consulté le )
  10. (en-GB) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe: British-Iranian aid worker loses court appeal in Iran », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  11. (en-GB) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe sentenced to a year in Iran prison », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 (en-GB) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe and Anoosheh Ashoori back with families », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
  13. (en) « Nazanin Zaghari-Ratcliffe still in jail in Iran 'due to financial dispute' », sur Sky News (consulté le )
  14. (en) « UK hopes to end long legal dispute with Iran over 1976 arms deal », sur the Guardian, (consulté le )
  15. (en) « Iran debt row holding back Zaghari-Ratcliffe release, says husband », sur the Guardian, (consulté le )
  16. « Détenue pendant six ans en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a payé une dette qui n’était pas la sienne », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  17. (en) Jon Ungoed-Thomas and Sian Griffiths, « Nazanin case ‘linked to £400m payment to Iran’ », Sunday Times, (ISSN 0140-0460, lire en ligne, consulté le )
  18. (en) « The MoD, the arms deal and a 30-year-old bill for £400m », sur The Independent, (consulté le )
  19. (en) « New allegations against Nazanin Zaghari-Ratcliffe broadcast on Iranian state TV », sur The Independent, (consulté le )
  20. (en-GB) Hayley Dixon, « Liz Truss confirms £400m debt repaid to Iran, as Nazanin Zaghari-Ratcliffe freed », The Telegraph, (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le )