Neft Daşları

plateformes pétrolières en mer Caspienne, Azerbaïdjan

Neft Daşları, en russe Нефтяные Камни, Neftyanyye Kamni, aussi appelé en anglais Oil Rocks, est une localité d'Azerbaïdjan constituée de plates-formes artificielles situées en mer Caspienne, au large de la péninsule d'Abşeron, de Bakou, la capitale.

Neft Daşları
Géographie
Pays
Ville républicaine
Localité
Pirallahy raion (en)
Baigné par
Altitude
0 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
2 000 hab.Voir et modifier les données sur Wikidata
Histoire
Fondation
Carte

Le complexe est exploité par la State Oil Company of Azerbaijan Republic.

La région s'appelait initialement Chornye Kamni signifiant « Roc noir ». Elle a pris le nom de Neftyanye Kamni, littéralement « Pétrole roc », c'est-à-dire huile de roche pour refléter la substance elle-même plutôt que sa couleur[1],[2].

Histoire

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Carte militaire américaine de 1954 d'une partie de la mer Caspienne avec la péninsule d'Abşeron à l'ouest et dans son prolongement l'Ostrov Zhiloy et Neft Daşları sous le toponyme russe de Neftyanyye Kamni.

Création

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Le gisement de pétrole est découvert le et la construction des plates-formes pétrolières commence rapidement. L'extraction de pétrole débute en 1951 et se développe rapidement au point que le système de connexion des différentes plates-formes par des passerelles métalliques se généralise à partir de 1952.

La plateforme est enregistrée dans le livre Guinness des records comme étant la première plateforme pétrolière au monde[3].

Apogée

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À partir de 1958, des infrastructures plus imposantes comme des hôtels, des commerces et des lieux culturels sont construits[4]. Les passerelles sont fixées au fond de la mer à l'aide d'engins marteaux pneumatiques. Dans d'autres ports russes de la mer Caspienne, des grues capables de manipuler des barges de cent tonnes sont installées[5].

Entre 1976 et 1978, le développement de la zone prend une dimension exponentielle, les infrastructures continuent de se développer et les passerelles totalisent plus de 200 kilomètres de longueur[5]. Deux unités de compression du gaz sont installées. Un double pipeline souterrain de 350 mm de diamètre[à vérifier] est installé pour relier le terminal de Dübəndi[4].

Plusieurs dortoirs sont installés si bien qu'environ 2 000 personnes habitent en permanence dans cette ville flottante[6] et 5 000 y travaillent. Des commerces, une unité de production d'eau potable et une infrastructure routière complète, permettant de circuler sur la totalité des plateformes[5].

Depuis 1951, 170 millions de tonnes de pétrole et 15 milliards de mètres cubes de gaz ont été extraits[5]. Les géologues estiment qu'il reste une réserve de 30 millions de tonnes exploitable[7]

Déclin

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La majorité des ponts routiers reliant les plateformes s'est écroulé dans la mer, au fil de l'usure et des tempêtes. Aucun plan de remise en service n'est prévu[7].

Dans la culture populaire

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Référence

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  1. Mehti Abbasov, « НЕФТЯНЫЕ КАМНИ — 60 », Bakinskiy Rabochiy Newspaper (consulté le )
  2. Seyyad Ibrahimov, « THE EARLY DAYS », Azerbaijan International Magazine (consulté le )
  3. (en) « Oldest offshore oil platform », sur Livre Guinness des records, Guinness World Records (version du sur Internet Archive)
  4. a et b « Baku and Oil. The Soviet period », window2baku.com (consulté le )
  5. a b c et d Vladimir Igorev, « A MAN-MADE ISLAND OF OIL TREASURES », www.oilru.com (consulté le )
  6. (en) Laura Paddison, « There’s a mind-bending Soviet-era oil rig city ‘floating’ on the planet’s largest lake », sur CNN, .
  7. a et b Arno Frank, « The Rise and Fall of Stalin's Atlantis », Der Spiegel,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. « Oil Rocks: City Above the Sea », IMDb
  9. James Turnbull, « Oil Rocks », (consulté le )
  10. Jean Patterson, « Agent 007 Movie Scenes Shot in Baku », Azerbaijan International Magazine (consulté le )

Liens externes

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