Capital négatif
Une situation de capital négatif se produit lorsqu'un emprunteur est encore débiteur alors qu'il a vendu tous les biens qu'il avait achetés grâce au crédit[1]. Cette expression, calque de l'anglais, et peu utilisée en français, ne doit pas être confondue avec la situation des entreprises présentant des capitaux propres négatifs, c'est-à-dire ayant consommé, du fait de leurs pertes ou d'autres écritures comptables, plus que le capital initial investi pour faire tourner l'entreprise et les autres capitaux propres éventuellement accumulés[2].
Histoire
modifierLe terme « capital négatif » a été largement utilisé au Royaume-Uni pendant la récession économique entre 1991 et 1996, et à Hong Kong entre 1998 et 2003. Ces récessions ont entraîné une augmentation du chômage et une baisse des prix de l'immobilier, ce qui a à son tour conduit à une augmentation des reprises de biens par les banques et les sociétés de construction de propriétés valant moins que la dette restante[3].
Effets
modifierUn capital négatif est fréquent en situation de dégonflement de bulle immobilière où la valeur des biens immobiliers devient inférieure au crédit restant à rembourser. Un propriétaire concerné, pourrait être financièrement incapable de vendre sa maison et en acheter une autre équivalente[4].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Negative equity » (voir la liste des auteurs).
- ↑ America's foreclosure plan: Can’t pay or won’t pay?, Paragraph 5, The Economist (February 19, 2009).
- ↑ « Capitaux propres : définition et fonctionnement », sur mma.fr (consulté le )
- ↑ « Negative equity set to pass into housing history », The Independent, (lire en ligne [archive du ]
) - ↑ « Zillow's Humphries on U.S. Housing Market Outlook », sur bloomberg.com, BLOOMBERG L.P. (consulté le )